Notre action
> Les projets du mois de mars 2010
- Angola
- Malawi
- Papouasie-Nouvelle Guinée
- Philippines
- Guatemala
- Brésil
- République tchèque
- Albanie - Kosovo - Monténégro
Construction d’une chapelle à Kunda dia
Base
La bonne nouvelle est que l’Angola est le pays le plus
catholique d’Afrique : plus de 55 % de la population se reconnaît
dans l’Église catholique. La mauvaise nouvelle est qu’il n’y a que
443 prêtres diocésains pour s’occuper de presque sept millions de
fidèles. Il y a donc un prêtre pour 15.800 catholiques !
La guerre civile, qui a frappé le pays de 1975 à 2002 avec quelques
interruptions, a également laissé des plaies profondes dans la vie
de l’Église. Elle a coûté beaucoup de vies humaines, a précipité
les gens dans le deuil et la pauvreté et n’a pas non plus épargné
un grand nombre d’églises, de presbytères et de couvents.
C’est par exemple la mission catholique de Bangalas, dans le
diocèse de Malanje au nord de l’Angola, qui a gravement souffert de
la guerre civile. La station missionnaire a été complètement
détruite. Elle n’a été reconstruite qu’en 2003, dans une autre
localité, à Quela. La mission est prise en charge par trois
« Sœurs apostoliques du Cœur de Jésus », car la mission
n’a pas de prêtre. Dans la plupart des nombreux villages qui font
partie de la mission, un prêtre ne vient tout au plus qu’une ou
deux fois par an. Les trois sœurs, dont une est originaire du
Mexique et les deux autres du Pérou, forment les catéchètes qui,
dans les nombreux villages, aident les gens à vivre leur foi, même
en l’absence d’un prêtre.
La région est énorme : à lui tout seul, le district de Kunda dia
Base, l’un des trois districts faisant partie de la mission,
s’étend sur une zone de 5.098 kilomètres carrés et recouvre 253
villages avec plus de 46.000 habitants. La pauvreté est grande :
les gens peuvent à peine subvenir à leurs besoins, car les sols
sont pauvres, et il règne une grande chaleur pendant la saison
sèche. Ce que la guerre civile a ici détruit n’a pas encore pu être
reconstruit. A cela s’ajoute que de nombreux réfugiés de guerre
reviennent à la maison, bien qu’ils ne sachent pas comment ils vont
nourrir leurs familles.
La vie ecclésiastique s’organise également difficilement, car il y
a certes dans quelques villages de minuscules chapelles construites
en argile, mais aucune localité ne dispose d’un plus grand bâtiment
pour pouvoir y célébrer les offices. Cela pose problème surtout
pendant les six mois de la saison des pluies, car les offices et
les réunions catéchétiques qui ont lieu à l’extérieur sont sans
cesse interrompues par de violentes précipitations. De plus, les
villages les plus éloignés ne peuvent pas être atteints, car
pendant la saison des pluies, les routes deviennent presque
impraticables.
Les religieuses ont donc décidé de construire à Kunda dia Base une
modeste chapelle qui soit assez grande pour que la messe, les
offices, la catéchèse et les différents programmes pastoraux qui
« nourrissent et renforcent » la foi puissent y avoir
lieu, comme nous l’écrit Sœur Verónica Márquez Nuñez. Elle nous
raconte ce que les fidèles souhaitent : « un lieu digne et
approprié pour pouvoir prier, célébrer l’Eucharistie, et remercier
Dieu pour tous les dons qu’ils ont reçus de sa générosité – la
possibilité et la liberté de le faire ayant fait défaut pendant les
30 années de guerre ».
« L’Aide à l’Église en Détresse » veut apporter 15.000
euros d’aide. Qui veut participer ?
Code: 110-01-19 ![]()
240 prêtres en formation continue dans le cadre de l’année sacerdotale
Partout dans le monde, des prêtres veulent approfondir leur
vocation pendant cette année sacerdotale proclamée par le Pape
Benoît XVI. Il y a beaucoup d’initiatives précieuses dont le but
est de réaliser encore davantage la devise de l’année du prêtre :
« Fidélité du Christ, Fidélité du prêtre ».
La conférence des évêques du Malawi s’en est également souciée et a
élaboré un programme auquel 240 prêtres du pays doivent participer,
dont essentiellement ceux qui travaillent à la formation des
séminaristes ou à la formation continue des prêtres déjà ordonnés.
En plus, il faut aussi renforcer l’apostolat des nouvelles
vocations sacerdotales. Mais ce pays d’Afrique du sud-est fait
partie des pays les plus pauvres de la terre. C’est pourquoi la
conférence des évêques du Malawi s’est adressée à nous avec
confiance. Les évêques nous écrivent : « Nous croyons que le
renouvellement spirituel est très important pour chacun, car seuls
des prêtres qui prient restent fidèles. (…) Dans le sens où
l’entendait Jean-Marie Vianney, qui guérissait les âmes par l’amour
de l’Eucharistie et la confession, cette année vise à ce que les
prêtres embrassent dans l’amour cette mission angélique, en
pardonnant les péchés des enfants de Dieu ». L’Église du
Malawi est confrontée à de nombreux défis : le pays est l’un des
pays de la terre les plus frappés par le sida. L’épidémie laisse
derrière elle une énorme masse d’enfants orphelins dont l’Église
doit s’occuper. Et il y a beaucoup d’enfants au Malawi : plus de 15
% de la population a moins de 14 ans. On a ici un besoin urgent de
bons bergers, et les prêtres doivent être fortifiés. Un prêtre du
Malawi a un jour déclaré au cours d’une conversation avec
« l’Aide à l’Église en Détresse » que les gens
attendaient « tout » du prêtre – de l’aide dans toutes
les situations de vie, spirituellement, pastoralement,
matériellement. Il est tout pour tous et doit tout donner, mais vu
la détresse, « tout », c’est encore trop peu…
Le programme sacerdotal, qui doit aider les prêtres à faire face
aux nombreux défis, englobe la formation continue pastorale et
théologique, la réflexion, la prière et les célébrations
liturgiques en commun, aussi bien que les réflexions pratiques sur
la question de savoir comment l’Église peut encourager les
vocations au Malawi et garantir aux prêtres la subsistance.
Quand le Pape a proclamé l’année du prêtre, notre œuvre de
bienfaisance a immédiatement répondu présent. A cette occasion, le
Père Joaquín Alliende, notre Président international, a écrit à
Benoît XVI dans une lettre personnelle : « Saint Père, nous
voudrions être auprès de vous et de tous les prêtres du monde
pendant cette ‘année du Prêtre’, et vous soutenir par notre prière,
notre vie et notre action ».
Il a alors déclaré pourquoi il était pour nous si important de
soutenir les prêtres : Notre fondateur, le Père Werenfried, a en
effet compris « que, comme œuvre de bienfaisance pastorale,
nous ne pouvions réellement atténuer la détresse des hommes que
lorsque nous agissons en collaboration avec les prêtres ».
C’est pourquoi, la formation spirituelle des prêtres et l’aide à la
pastorale sacerdotale dans environ 140 pays sont jusqu’à présent la
priorité de l’œuvre – d’autant plus pendant cette « Année du
Prêtre ». Nous tenons la promesse que notre Président a faite
au Pape, et aidons aussi les prêtres du Malawi où nous souhaitons
soutenir la précieuse initiative de la conférence des évêques avec
13.000 euros.
Code: 135-01-79 ![]()
Rénovation du séminaire interdiocésain « Saint Fidelis » à Madang
Au grand séminaire de Madang, 45 séminaristes issus de 12
diocèses se préparent à devenir prêtres. L’Église catholique est
encore jeune dans ce pays : ça fait à peine 120 ans que les
premiers missionnaires sont venus ici. Des prêtres étrangers ont
construit l’Église ici pendant des décennies et ont servi les gens.
Mais Mgr Henk te Maarssen SVD, évêque du diocèse de Kundiawa,
déclare : « Les vieux missionnaires rentreront un jour dans
leur pays ou bien mourront. Par conséquent, nous avons besoin de
jeunes gens natifs du pays, qui servent leur peuple comme prêtres
et religieux ». C’est pourquoi la formation des prêtres
indigènes est particulièrement importante.
Et en effet : le nombre de vocations augmente. Mais les frais
augmentent en même temps fortement. Tout devient de plus en plus
cher. Mais les gens sont très pauvres. Certes, les parents tentent
de soutenir leurs fils et font pour cela de grands sacrifices, mais
la plupart du temps ils ont beaucoup d’enfants, et le revenu d’une
famille suffit à peine pour survivre. Pour les parents, c’est donc
déjà un sacrifice que de se dessaisir de leur fils. Un fils
signifie beaucoup dans leur culture, mais de nombreux parents se
dessaisissent volontiers de leurs fils afin qu’ils servent Dieu et
les hommes.
Les jeunes hommes eux-mêmes font beaucoup de sacrifices. Devenir
prêtre pour mener une vie meilleure – il ne saurait être question
de cela en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les futurs prêtres
travailleront en grande partie dans des régions difficiles. Parfois
il n’y a pas de pont reliant les deux rives d’un fleuve, mais il
faut traverser en s’agrippant à de fines branches ou passer au
milieu de l’eau pour arriver de l’autre côté. Ils ne peuvent pas
s’occuper de leurs parents si ceux-ci tombent malades. Et ils sont
généralement encore plus pauvres que le reste de la population. Un
séminariste en arrive à l’essentiel : « Je suis venu au monde
avec les mains vides, je quitterai aussi ce monde avec les mains
vides ! » Les jeunes hommes savent qu’on a besoin d’eux. Un
autre séminariste nous a dit une fois : « Beaucoup de gens ne
savent ni lire ni écrire, si bien qu’ils ne peuvent lire ni la
Bible ni les enseignements de l’Église. Mais ils voient les
prêtres. Donc si les prêtres mènent une vie de Saint, les gens
liront la sainteté dans les prêtres ». L’Église n’a pas
nécessairement besoin de beaucoup de prêtre, mais elle a surtout
besoin de saints prêtres, pense-t-il résolument.
Cependant, le séminaire interdiocésain de Madang a grandement
besoin d’être rénové. Ce sont surtout les éléments de construction,
vieux de 40 ans, qui sont attaqués par l’humidité, et les
installations sanitaires, quant à elles, ne méritent plus ce nom.
Les séminaristes font eux-mêmes beaucoup pour maintenir en état le
bâtiment, ils travaillent deux heures par jour à la rénovation du
séminaire, mais l’argent manque pour se procurer le matériel
nécessaire. Nous voulons les aider avec 20.000 euros.
Code: 512-02-19 ![]()
Soutien à l’apostolat des familles et à l’apostolat pro-vie dans le diocèse de Tagbilaran
« Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque
famille malheureuse est malheureuse à sa propre manière » a
écrit l’auteur russe Lev Tolstoi dans son roman « Anna
Karénine ». Parfois, il semble qu’il soit beaucoup plus
simple, pour des couples et des familles, de trouver leur propre
forme de malheur que d’atteindre le bonheur auquel ils aspirent
tant. En effet, on recherche souvent le bonheur aux mauvais
endroits, et Dieu, source de tout amour, est oublié.
« Famille, deviens ce que tu es ! » écrivait Jean-Paul II
en 1981 dans sa lettre apostolique « Familiaris
Consortio ». Et il constatait dans son analyse : « Il
n’est pas rare qu’aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui qui
cherchent sincèrement et sérieusement une réponse aux problèmes
quotidiens et graves de leur vie matrimoniale et familiale, soient
offertes des visions et des propositions peut-être séduisantes,
mais qui compromettent plus ou moins la vérité et la dignité de la
personne humaine. » Les unions libres exposées dans les
revues, les téléromans à la télévision, l’insécurité générale sur
la question de savoir ce qui est vrai et ce qui est faux, et
l’idéologisation de faux modèles de vie – tout cela contribue à ce
que les familles ne sachent plus comment pouvoir devenir
heureuses.
Cependant, de nombreux couples sont de bonne volonté et voudraient
fonder et vivre un mariage catholique et une famille vraiment
chrétienne. Mais sans aucune aide, ce n’est pas très simple. Les
malentendus causent déjà rapidement préjudice à la communication
entre les conjoints ou entre les membres de la famille. Il est
encore beaucoup plus difficile d’éduquer des enfants, afin qu’ils
puissent s’épanouir et devenir ainsi des membres responsables de la
société et des témoins de la Bonne Nouvelle dans l’Église et dans
le monde. L’Église catholique est aux côtés des hommes qui veulent
vivre le bonheur de la famille. Partout dans le monde, elle a créé
de nombreux programmes pour aider les couples et les familles à
comprendre la vocation particulière que représentent le mariage et
la famille, à vivre ensemble dans l’amour et le respect, et pour
les aider à faire de plus en plus la volonté de Dieu.
C’est par exemple ainsi que le diocèse de Tagbilaran, aux
Philippines, effectue depuis déjà vingt ans un florissant apostolat
des familles. Il propose des cours de préparation au mariage, des
programmes pour les couples qui veulent améliorer leur
communication et mener un véritable mariage chrétien, il propose
une aide à l’éducation, des cours ayant pour but d’améliorer la
communication entre les parents et leurs jeunes enfants, des
journées de retraite en commun pour les couples et les familles.
Mais il y a aussi du soutien aux familles monoparentales, du
soutien aux familles dans lesquelles le père ou la mère travaille à
l’étranger pour gagner de l’argent, comme c’est le cas pour
beaucoup de familles philippines, et de l’aide contre la violence
domestique. L’apostolat pro-vie, c’est-à-dire le développement de
la conscience de la valeur de la vie humaine dès le moment de la
procréation, l’engagement contre l’avortement et en faveur de
l’acceptation d’un enfant en tant que don de Dieu, sont également
importants.
Cette année encore, Sœur Pilar Go, qui conduit le programme, nous
demande de l’aide. Elle nous écrit : « Sans votre aide
financière, nous ne pouvons pas continuer notre travail à la vigne
du Seigneur pour rapprocher davantage les familles du royaume du
Christ ».
Nous avons promis 5.000 euros.
Code: 329-08-49 ![]()
Construction d’une chapelle d’adoration pour la
cathédrale du Divin Enfant à Cuilapa
Rio esclavos – le « fleuve aux esclaves » – est le nom
d’un fleuve qui coule au sud-est de la ville de Cuilapa au nord du
Guatemala. Le nom évoque le fait que les premiers habitants de la
région, les indiens Xinca, ont été vendus comme esclaves par les
Espagnols au 16ème siècle. Aujourd’hui, la ville de Cuilapa est la
capitale de la région de Santa Rosa. La cathédrale est dédiée au
Divin Enfant qui est vénéré avec ferveur en Amérique latine. C’est
en tant que « Santo Niño » et « Niño Dios » que
l’Enfant Jésus est partout invoqué et aimé, et qu’il reçoit des
supplications.
Mais au Guatemala aussi, où il y a plus de 10 millions de
catholiques sur les 13 millions d’habitants, l’Église est
confrontée à de grands défis. L’un d’entre eux est la forte
propagation des sectes. On voit partout les temples des sectes –
les différents groupements utilisent même des garages pour être
présents partout. Les gens sont attirés par de fausses promesses de
prospérité et par des présents matériels. La crainte de
catastrophes naturelles est également souvent utilisée pour
persuader les gens que la fin du monde est proche, et qu’ils
peuvent se sauver s’ils se joignent à la secte et donnent leur
argent. Beaucoup de gens tombent là-dedans. Certains sont ensuite
déçus et se détournent finalement de la secte, mais ils ont honte
de revenir vers l’Église catholique.
Un moyen important pour contrer les sectes est de renforce la piété
typiquement catholique qui est fortement enracinée dans le peuple.
La vénération de la Mère de Dieu, l’amour des Saints, la réception
des sacrements et surtout l’adoration eucharistique, sont
importants afin que les catholiques ne perdent pas leurs racines.
La prière pour les vocations est également de la plus grande
importance, car au Guatemala on manque de prêtres. Le nombre de
prêtres stagne depuis cent ans, alors que la population a fortement
augmenté. C’est ainsi qu’il n’y a que 11 prêtres diocésains pour
339.000 catholiques dans le diocèse de Sainte Rose de Lima qui a
son siège à Cuilapa. Par ailleurs, le Guatemala souffre beaucoup de
la violence. C’est surtout le trafic de drogue qui conduit à un
nombre élevé de meurtres et de faits délictueux. De plus,
l’alcoolisme est très répandu au sein de la population modeste,
parce que beaucoup de gens tentent d’oublier la difficulté du
quotidien et leur pauvreté. L’Église doit faire face à ces
défis.
À Cuilapa, Jésus Christ doit être plus fortement présent. C’est
pourquoi va surgir à côté de la cathédrale du Divin Enfant une
chapelle d’adoration où le Saint Sacrement sera exposé pendant
toute la journée pour être adoré. Les catholiques de la ville sont
enthousiasmés par le projet. Soixante fidèles se sont déjà déclarés
prêts à alterner chaque jour pour prier devant le Saint
Sacrement.
Le Pape Benoît XVI souligne toujours à quel point l’adoration
eucharistique est importante, puisqu’elle conduit à « l’unité
avec le Seigneur vivant ». L’Eucharistie est le « centre
de la vie chrétienne » et les fidèles doivent recommencer à
fréquenter et apprécier l’adoration eucharistique. C’est pourquoi
nous avons promis 10.000 euros afin que les fidèles de Cuilapa
aient au milieu d’eux le Christ, présent dans le Saint
Sacrement.
Code: 219-01-19 ![]()
Transformation du presbytère de la paroisse Sainte Croix en salles de catéchèse, à Chapata do Norte, au nord-est du Brésil
Les gens sont croyants dans la paroisse Sainte Croix, à Chapata
do Norte au nord-est du Brésil. Pour eux, le jour férié le plus
important est la Fête de Notre Dame du Rosaire. Un grand nombre des
danses et chants des fidèles proviennent encore de leurs ancêtres
africains. Car plus de 80 % d’entre eux sont des descendants
d’esclaves noirs. Le portugais qu’ils parlent est en partie encore
mélangé d’éléments de langues africaines. Leur culture est
également multicolore et joyeuse : les Batuques sont
particulièrement populaires – ce sont des danses au tambour qui se
sont acclimatées au Brésil, avant même que la Samba ne soit
connue.
Mais la foi joyeuse et la joie de vivre des gens ne peuvent pas
masquer leur amère pauvreté. De nombreux enfants sont
sous-alimentés, beaucoup meurent, et parmi ceux qui survivent, très
peu vont à l’école jusqu’au bout. Le fait que beaucoup de gens ne
sachent ni lire ni écrire conduit à une pauvreté encore plus
grande, et le désespoir entraîne l’alcoolisme, la toxicomanie et un
taux élevé de sida. Les jeunes traînent sans rien faire ou rêvent
d’une vie meilleure dans les grandes villes. Là, beaucoup d’entre
eux perdent tout à fait pied et finissent dans des bidonvilles de
plus en plus grands. Le Père curé Luciano Franco Ramalho raconte
aussi le cas des « veuves de maris vivants ». Ce sont des
femmes dont les maris ont émigré dans des grandes villes telles Sao
Paulo pour y chercher un travail. Tôt ou tard, la plupart des maris
n’envoient plus d’argent à la maison, fondent une nouvelle famille
et abandonnent leur femme et leurs enfants dans la misère. Beaucoup
de ces épouses abandonnées ne voient aucune autre possibilité que
la prostitution pour assurer leur survie et celle de leurs enfants
la plupart du temps nombreux.
Le Père Ramalho nous écrit : « En tant que prêtre, je fais ici
ce que je peux. Je reçois les gens, je les aide, je les écoute et
j’aime ces gens. Je célèbre la messe dans des localités rurales
éloignées de 45 kilomètres, que j’atteins en empruntant des routes
non goudronnées ». Il rend visite aux personnes âgées et aux
malades, a créé des groupes pastoraux pour les jeunes et les
enfants, organise l’aide aux enfants sous-alimentés et s’occupe de
la catéchèse. Mais il a un problème : il n’y a pas de locaux où les
groupes puissent se réunir. Une bonne pastorale des enfants, de la
jeunesse et des familles, est ici la base pour que les gens
puissent mener une vie meilleure. Pour commencer, cela ne permettra
pas encore d’éliminer la pauvreté, mais des familles qui sont unies
et ne glissent pas dans le chaos, des jeunes et des enfants qui
portent dans leur cœur la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, ne
perdront pas pied et seront moins susceptibles de tomber dans la
drogue, la criminalité et tout ce qui détruit la vie. Cependant, le
Père Ramalho ne dispose que d’une petite maison mal construite et
délabrée dans laquelle il vit et qui lui sert en même temps de
secrétariat et de salle d’accueil. Elle est complètement inadaptée
aux réunions, groupes et rencontres catéchétiques, mais la paroisse
est trop pauvre pour pouvoir entreprendre la transformation par ses
propres forces. La maison doit être partiellement détruite. Des
pièces vont être créées pour la catéchèse et les réunions. Par
ailleurs, il va y avoir une pièce dans laquelle le curé pourra
recevoir les gens qui ont besoin de conseils. Il nous écrit :
« Chaque jour arrivent des gens qui cherchent une parole et
qui attendent du prêtre qu’il les éclaire ». Il nous demande
de l’aide pour pouvoir aider les gens qui lui sont confiés.
Nous avons promis 6.100 euros au Père curé Luciano Franco Ramalho,
qui dans les conditions les plus difficiles, fait tout pour
apporter la lumière aux habitants de Chapata do Norte.
Code: 212-01-19 ![]()
Une voiture pour s’occuper de 7 paroisses
Le Père curé Rudolf Prey s’occupe de sept paroisses de la
diaspora au nord-ouest de la Tchéquie. La paroisse principale est à
Postoloprty. C’est dans la chronique de Cosmas que la localité a
été mentionnée pour la première fois, au 12ème siècle, en tant que
village situé à côté du couvent bénédictin de la Vierge Marie.
Aujourd’hui, il y a certes 20 églises, chapelles et presbytères sur
le territoire paroissial – un endroit où la tradition chrétienne
est si ancienne – mais il n’y a plus qu’un seul prêtre et peu de
fidèles. Comme un prêtre le disait avant la visite du Pape en
République tchèque en septembre de l’année dernière : dans ce pays
autrefois si fortement enraciné dans la foi, l’Église n’est plus
une vigne mais une carrière de pierres.
Le Père curé Prey effectue ici fidèlement son service depuis 35
ans. Le dimanche, ce prêtre assez âgé doit parcourir 50 kilomètres
pour célébrer la messe dans plusieurs localités. Il n’y a pas
beaucoup de fidèles, mais il est d’autant plus important qu’un
prêtre s’occupe du petit troupeau de catholiques. Pendant la
semaine, le curé donne des cours de Bible, organise la prière du
chapelet et doit procéder aux enterrements dans différentes
localités. Le prêtre porte également le passé dans sa prière :
« Nous vivons ici dans une paroisse de la diaspora, dans une
région où beaucoup d’Allemands des Sudètes ont été torturés et
assassinés en 1945. Je porte comme une croix cette situation
terrible, et j’essaye d’offrir pour cela la divine
réparation », nous écrit-il.
Beaucoup de familles de Roms vivent par ailleurs dans sa paroisse.
Le prêtre s’en occupe tout particulièrement. Il baptise les enfants
et les prépare à la première communion et à la confirmation.
Plusieurs enfants de Roms sont maintenant enfants de chœur,
beaucoup suivent l’instruction religieuse. La pastorale des Roms
est particulièrement importante, parce qu’ils vivent en marge de la
société et sont peu acceptés par le reste de la population. Les
programmes d’instruction et de santé font défaut et les gens n’ont
pas de perspectives. Dans un passé encore récent, les femmes Roms
étaient stérilisées, même illégalement, dans les hôpitaux de la
République tchèque après la naissance d’un enfant, afin de
contrecarrer la forte fécondité de ceux qu’on appelle
« Tziganes ». Mais dans la paroisse de Postoloprty, ce
sont des gens comme les autres et ils sentent qu’ils sont enfants
de Dieu.
Le Père Prey est très engagé, mais il est à la limite de ses
capacités physiques. Cependant, sa confiance en Dieu est intacte,
et il écrit : « Malheureusement, j’ai déjà 70 ans et je ne
suis pas en pleine forme. Je dépends d’autant plus du Bon Dieu, du
Seigneur Jésus Christ et de la Mère de Dieu. »
Pour pouvoir effectuer son service, le Père curé, qui ne pense pas
encore à prendre sa retraite, a besoin d’une voiture. Sa vieille
voiture est maintenant en très mauvais état et cause de plus en
plus de problèmes. Le Père Prey nous assure : « Pour moi,
avoir une voiture n’est rien d’autre qu’une nécessité pour servir
Dieu et les hommes ». Dans la confiance, il nous demande que
nous l’aidions pour l’achat d’une petite voiture, simple et
modeste, car « un curé doit conserver la pauvreté ».
Lui-même ainsi que les fidèles dont il s’occupe sont trop pauvres
pour acheter une voiture, d’autant que la paroisse a dû subir un
rude coup du sort il y a deux ans, quand un clocher s’est
brusquement effondré dans le village.
Nous avons promis au Père Prey 6.100 euros pour une voiture. Ce
prêtre infatigable nous écrit : « Je voudrais dire Dieu vous
bénisse à tous les bienfaiteurs. Rempli de gratitude, je vous
promets, ainsi qu’à tous les bienfaiteurs, d’offrir à Dieu de
nombreuses prières et de nombreuses messes ».
Code: 430-01-29 ![]()
30.000 Bibles en albanais
« L’homme ne vit pas que de pain, mais de toute parole qui
sort de la bouche de Dieu » (Mt. 4,4), répondit Jésus au
diable qui voulait le convaincre de transformer le pain en pierres.
Il y a cependant sans cesse des régimes politiques qui retirent à
l’homme la Parole de Dieu. Les pays de l’ancien bloc de l’est en
sont un exemple. En Albanie, la persécution religieuse était
particulièrement extrême. C’est le seul pays qui se soit jamais
déclaré constitutionnellement athée. Tout culte était interdit.
Mais il n’a pas été possible d’éteindre pour toujours dans le cœur
des hommes le désir de Dieu. Le régime athée est tombé, et beaucoup
de gens sont aujourd’hui à la recherche de la foi dont ils ont été
spoliés pendant des décennies, ou bien alors ils peuvent à nouveau
vivre librement la foi qu’ils avaient déjà.
En Albanie, il y a 513.000 catholiques sur 3,1 millions
d’habitants. Il y a aussi des fidèles catholiques albanophones au
Kosovo et au Monténégro. Par ailleurs, beaucoup d’entre eux vivent
comme immigrés en Europe occidentale ou aux États-Unis. Les évêques
catholiques d’Albanie, du Monténégro et du Kosovo, ont donc décidé
de publier la Bible en albanais. 30.000 exemplaires doivent être
imprimés. Il seront répartis entre 18.000 pour l’Albanie, 3.000
pour le Monténégro, et 5.000 pour le Kosovo. Le reste sera utilisé
dans les diasporas albanophones de l’étranger. Beaucoup de fidèles
attendent avec impatience de pouvoir enfin lire l’Écriture Sainte
dans leur langue maternelle. Ils demandent sans cesse si la Bible
est enfin disponible.
La traduction n’est pas finie, cependant la Conférence des évêques
albanais n’a pas assez d’argent pour pouvoir financer le projet.
C’est pourquoi les évêques se sont adressés avec confiance à
« l’Aide à l’Église en Détresse » et ont demandé si nous
pouvions les aider.
Le Pape Benoît XVI ne cesse de faire remarquer que c’est Dieu
lui-même qui est l’auteur des Saintes Écritures, et que ceux qui
les ont mises par écrit ont été inspirés par l’Esprit Saint.
Afin que les catholiques albanophones n’aient pas à renoncer à
pouvoir apprendre à connaître la Parole de Dieu dans leur langue
maternelle, nous avons promis 60.000 euros – soit 2 euros par
exemplaire.
Code: 432-08-89 ![]()
| « Mois précédent |














