Notre action
> Les projets du mois d’octobre 2009
Zambie : Soutien à la pastorale des jeunes dans l’archevêché de Lusaka
« Imiti ikukula ili mpanga » disent les gens en Zambie
dans leur langue, le Mambwe. Traduit, ce proverbe signifie :
« Les arbres qui poussent sont la future forêt». Dans un pays
dont la société se compose majoritairement de jeunes gens, l’Église
s’efforce particulièrement d’encourager les « arbres qui
poussent », c’est-à-dire les jeunes, dans leur croissance
mentale, spirituelle et intellectuelle. Car la jeunesse est
l’avenir de l’Église et de la société – la « future
forêt ».
L’archevêché de Lusaka est à cet égard très actif, car il voit les
nombreux défis auxquels les jeunes sont confrontés : le manque de
formation, la toxicomanie, les grossesses chez les adolescentes,
les crises religieuses et psychologiques, un manque de sécurité
profond quand il faut faire des choix de vie, une extrême pauvreté,
le sida et les nombreux orphelins qui en sont la conséquence,
c’est-à-dire des enfants non seulement dont il va falloir s’occuper
matériellement, mais aussi qui auront besoin d’une aide morale
parce qu’ils sont profondément détruits, désorientés, blessés et
seuls au monde.
Sur tous ces thèmes, l’archevêché propose des ateliers et des
séminaires. Une attention toute particulière est accordée au fait
que les jeunes soient formés et éduqués à aider d’autres jeunes,
qu’ils orientent leur vie d’après l’Evangile, car l’exemple et le
témoignage de contemporains provoquent souvent beaucoup plus que ce
que réussiraient à faire des éducateurs adultes. Le Père Oswald
Mulenga, qui dirige et coordonne le travail auprès des jeunes de
l’archevêché de Lusaka, nous écrit : « L’Église doit
rassembler toutes ses ressources pour transmettre l’Evangile au
monde des jeunes avec beaucoup de courage, de créativité et en même
temps de patience ». Cette année, le programme doit atteindre
3000 jeunes. Pour cela, il faut parfois parcourir de grandes
distances, car l’archevêché de Lusaka s’étend sur une région de
64.000 kilomètres carrés. Il est ainsi deux fois plus grand que la
Belgique. C’est pourquoi on a également de plus en plus recours à
des médias tels que la radio pour atteindre le plus possible de
jeunes. Le travail des médias doit être développé.
Pour l’avenir, on prévoit par exemple une page Internet grâce à
laquelle les jeunes de Zambie pourront prendre contact et échanger
leurs expériences avec des jeunes du monde entier. Non seulement
les jeunes de Lusaka en profiteraient, mais aussi ceux d’autres
pays pourraient de cette manière apprendre à connaître la richesse
et la vivacité de l’Église d’Afrique, ainsi que les expériences,
les désirs et les sentiments de leurs amis africains. Car
habituellement l’Afrique n’a pas de voix dans les médias officiels,
et l’on n’apprend pas grand-chose de la vraie vie des gens. Grâce
aux moyens de communication modernes, des étrangers peuvent devenir
des amis, et faire l’expérience de ce que signifie l’Église
mondiale.
« L’Aide à l’Église en Détresse » a promis 10.000 euros
pour soutenir le travail si précieux, créatif et bien pensé des
jeunes de l’archevêché de Lusaka.
Code: 159-20-69![]()
Mozambique : Soutien au
programme de formation du diocèse de Chimoio
Sœur Maria Rosa Fernandes da Silva sourit quand elle se trouve
dans son jardin potager. Le jardin est sa pharmacie. Elle y cultive
des herbes médicinales grâce auxquelles elle pourra aider des gens
dont l’accès aux médicaments serait, sans cela, à peine abordable.
Dans ce centre de formation du diocèse de Chimoio qu’elle dirige,
elle enseigne aux femmes à utiliser correctement ces herbes. Elle
leur apprend qu’une herbe peut aider contre la fièvre, une autre
contre un mal de ventre – et tout cela gratuitement et sans effets
secondaires. Les femmes ont le droit de prendre des plants chez
elles et de les cultiver dans leurs propres jardins.
Mais le centre de formation de Marera dans le diocèse de Chimoio
n’a pas que cela à offrir. C’est par exemple ainsi qu’il y a des
cours de formation pour catéchètes, ce qui est particulièrement
important dans un diocèse qui s’étend sur un territoire de 61.000
km2 mais qui, d’après l’annuaire de l’Église catholique, n’a que
cinq prêtres. Les prêtres aussi peuvent se perfectionner dans le
centre. Les cours sur la prévention du sida sont également
importants. Dans une région où presque un quart de la population
est infectée par le virus HIV et où 65 % des personnes contaminées
ont entre 15 et 24 ans, l’Église se doit de former la conscience
des gens et de proposer, sur la base de la doctrine catholique, un
mode de vie dans lequel la fidélité conjugale et la chasteté soient
des valeurs fondamentales et salvatrices. Ce sont justement les
jeunes qui peuvent ici apprendre à mener une véritable vie
chrétienne. Ils y sont préparés, ce qui signifie préparés à vivre
en tant qu’homme et femme, en tant que couple et que parents.
L’initiation, passage à la vie adulte, est très importante dans les
civilisations africaines. Dans les villages, les jeunes hommes sont
initiés à leur futur rôle au travers de différents rites et
apprennent auprès des plus vieux comment ils doivent vivre. Bien
que cela permette de transmettre beaucoup de valeurs positives, on
y trouve aussi de nombreux éléments de paganisme qui ne sont pas
compatibles avec la doctrine de l’Église. L’Église essaie ainsi de
reprendre ce qu’il y a de bien dans la culture concernée – par
exemple la considération traditionnelle à l’égard de la famille et
de la femme comme donatrice de vie, etc. – et d’une certaine
manière de redécouvrir ces valeurs à la lumière de l’Evangile, de
les intégrer à l’intérieur de l’essence chrétienne des gens et de
« baptiser » ainsi d’une certaine manière la culture. Les
jeunes sont ainsi formés à ne pas rompre avec leur culture, afin
qu’ils ne soient pas déracinés ni perdus dans le monde, mais ils
apprennent ce que signifie être dans la vérité du Christ au sein de
leur environnement très concret. Mais le centre propose aussi des
programmes d’aide au développement car, dans la région, 90 % de la
population vivent à la campagne, ils cultivent un petit lopin de
terre et vivent de leurs revenus plutôt chichement que bien. Pour
améliorer leur vie, l’Église apporte une aide tout à fait concrète.
La formation est ici – comme partout en Afrique – un des facteurs
les plus importants d’amélioration de l’avenir. L’évêque de
Chimoio, Francisco Joao Silota, raconte à « l’Aide à l’Église
en Détresse » que dans son diocèse, presque toute
l’infrastructure a été détruite par la guerre civile. Par
conséquent, nous lui avons promis 10.000 euros afin que le centre
de formation de Marera puisse continuer d’apporter sa précieuse
contribution à la vie de son diocèse.
Code: 139-07-49![]()
Philippines
: Construction d’une maison pour femmes
toxicomanes
sur l’île de Masbate
L’idée que des personnes toxicomanes puissent être guéries sans
drogues de substitution ni médicaments semble être un rêve, tant
s’est peu à peu répandue l’idée que même l’art des médecins et des
thérapeutes ne peut pas faire grand-chose contre le pouvoir de la
toxicomanie qui détruit la vie. Le Père Franciscain allemand Hans
Stapel, actif depuis 26 ans au Brésil, montre toutefois que les
personnes toxicomanes peuvent retrouver une vie de dignité par la
prière et le travail. 85 % des toxicomanes qui commencent une
nouvelle vie dans l’une des « Fazendas da Esperanca »
(« fermes de l’espérance »), qui existent maintenant en
de nombreux points du globe, guérissent durablement et ne retombent
pas à nouveau dans le cercle vicieux de la toxicomanie, de la
criminalité et de la prostitution.
Un des piliers de la guérison est le travail. Les jeunes gens sont
co-responsables de leur gagne-pain. De cette manière, ils font
l’expérience que chaque individu est important, car la vie de la
communauté ne peut pas réussir autrement. Pour eux, c’est par
ailleurs une expérience enrichissante que de faire quelque chose
d’utile et d’assumer une responsabilité. Mais la vie de prière et
la prise en charge pastorale sont également importantes. Chaque
matin, les différentes maisonnées se rassemblent pour lire un
passage de la Bible. On en choisit un extrait qui devra accompagner
les habitants tout au long de la journée. Chacun se promet alors de
faire quelque chose. Souvent, ce ne sont que de petits pas : ne pas
rechuter ou ne pas craquer. Le proverbe dit : « Petit à petit,
l’oiseau fait son nid », et beaucoup de choses changent ainsi.
Le soir, la maisonnée se réunit à nouveau et échange à propos de la
manière dont s’est déroulée la journée, et à propos des problèmes
mais également des progrès qu’il y a eu. Si quelqu’un fait une
crise et court le risque de faire une rechute, les autres jeunes le
remarquent immédiatement et accueillent celui ou celle qui est
concerné. Les responsables font preuve d’une quantité
extraordinaire de patience. Ils ont souvent eux-mêmes subi une cure
de désintoxication et connaissent donc très bien les problèmes de
ceux qui veulent se libérer de la drogue. C’est surtout le début du
sevrage de drogue qui est un moment difficile, mais le taux de
succès parle de lui-même.
Sur l’île de Masbate, une île des Philippines, il y a déjà une
« fermes de l’espérance » pour jeunes hommes. Les jeunes
cultivent du riz, du manioc et des légumes, élèvent des bovins, des
porcs, des moutons, des chèvres, des canards et des poulets,
exploitent une laiterie, tiennent une boulangerie, font de
l’apiculture et impriment des tee-shirts. Sur le parvis de la
cathédrale de la ville de Masbate, il a été possible d’ouvrir un
petit magasin où les produits sont vendus.
Cependant, nulle part en Asie il n’y a encore de telles Fazendas
pour femmes et jeunes filles toxicomanes, bien que cela soit d’une
urgente nécessité. Jusqu’à présent, il fallait renvoyer les femmes
toxicomanes vers les Fazendas « les plus proches », en
Allemagne ou au Mozambique. Il va de soi que cela ne peut pas être
une solution. Maintenant, il faut que pousse une maison pour femmes
sur le terrain de la Fazenda déjà existante – avec une distance
bienséante par rapport à la maison des hommes. La demande est déjà
énorme, et quatorze jeunes femmes vivent déjà aujourd’hui dans un
logement provisoire. Il faut maintenant construire une maison dans
laquelle 26 jeunes femmes puissent trouver un abri. Celles d’entre
elles qui ont déjà des enfants doivent par ailleurs pouvoir les
emmener avec elles. Le Père Hans Stapel, le « père » des
Fazendas, souligne que le plus important n’est pas l’argent, mais
l’amour, l’esprit, les gens. Cependant, l’argent est nécessaire
pour pouvoir réaliser le projet. « L’Aide à l’Église en
Détresse » a promis 60.000 Euros. Voulez-vous aider à ce que
de jeunes femmes qui semblaient déjà être à bout puissent commencer
une nouvelle vie ?
Code: 329-07-19![]()
Pays de
langue arabe : Traduction du catéchisme du Pape en
arabe
Chaque mercredi, lors de son Audience Générale, le Saint Père
fait un exposé catéchétique qui aborde à chaque fois un aspect de
la foi chrétienne et qui explique différentes questions
théologiques importantes aux fidèles rassemblés Place Saint-Pierre,
ainsi qu’aux catholiques du monde entier qui suivent son discours à
la radio ou à la télévision ou le lisent plus tard. L’Institut
Oasis, fondé en 2004 par le Cardinal de Venise, Angelo Scola, pour
faire avancer le dialogue entre chrétiens et musulmans et donner de
la voix aux chrétiens qui vivent dans des pays à majorité
islamique, a maintenant suggéré que ces exposés soient traduits en
arabe pour servir de nourriture spirituelle aux chrétiens des pays
arabophones. Non seulement ils seraient précieux aux catholiques,
mais ils pourraient aussi, comme l’écrit l’archevêque d’Alep
(Syrie), Mgr Jean-Clément Jeanbart, contribuer à un « dialogue
constructif entre les croyants des différentes communautés
religieuses ». L’expérience le montre : Lire les paroles du
Pape intéresse aussi bien les chrétiens orthodoxes qui veulent en
apprendre davantage sur l’Église catholique, leur Église sœur, que
les musulmans qui veulent apprendre à connaître les enseignements
du christianisme. A cette occasion, les textes pourraient aussi
être introduits dans les écoles et les universités. Etant donné que
l’Institut Oasis dispose de scientifiques remarquables qui
garantissent une très haute qualité de traduction, ce projet est
une contribution importante à la science, mais également à ce que
les gens des pays en question apprennent à vivre ensemble. Une
mauvaise traduction peut en effet faire beaucoup de dégâts, tandis
qu’une bonne traduction ouvre les portes et les cœurs à la
compréhension mutuelle. Mais avant tout, il est important que les
chrétiens arabophones, qui se rendent compte dans leurs patries
qu’ils sont une minorité de plus en plus réduite, aient le
sentiment d’être une partie importante de l’Église mondiale.
Quand le Saint Père s’est rendu au Proche-Orient en mai de cette
année, il a dit lors de son sermon à Amman : « La communauté
catholique de ce pays est très profondément affectée par les
difficultés et l’insécurité qui concernent tous les habitants du
Proche-Orient. Vous ne devez jamais oublier la grande dignité qui
résulte de votre héritage chrétien, et toujours ressentir
l’affectueuse solidarité de tous vos frères et sœurs de l’Église du
monde entier ! » Pour faire ressentir cette solidarité aux
chrétiens des pays arabophones, « l’Aide à l’Église en
Détresse » a promis 30.000 Euros, afin que les catéchèses du
Saint Père puissent être traduites en arabe pendant trois
ans.
Code: 399-00-89![]()
Colombie : Aide à l’autosuffisance pour le séminaire de Girardot
Actuellement, le séminaire de Girardot – situé à 132 kilomètres
au sud-ouest de la capitale Bogota, au bord du Rio Magdalena – a
encore besoin de notre aide. Sa situation n’est pas différente de
celle de centaines d’autres séminaires à travers le monde : sans
soutien financier, il ne lui serait pas possible de garantir la
formation, l’hébergement et la nourriture des jeunes hommes qui se
préparent à approcher un jour l’autel du Seigneur en tant que
prêtres. Mais parfois la Providence de Dieu indique aussi des voies
nouvelles. C’est ainsi que des vaches peuvent être pour le
séminaire de Girardot une chance de financer désormais lui-même son
fonctionnement.
Tout s’est passé de la manière suivante : une famille catholique
d’éleveurs de bétail a proposé au séminaire 500 vaches à prix
modéré. Grâce à ce troupeau, le séminaire pourrait produire du lait
et élever des bœufs qui pourraient en partie être revendus. A plus
long terme, ce serait une source de revenus profitable qui pourrait
permettre au séminaire, au moins dans quelques années, d’acquérir
une large indépendance financière.
Par ailleurs, en plus de leur formation spirituelle et de leur
savoir académique, les séminaristes auraient aussi l’occasion
d’acquérir des connaissances pratiques utiles dans les domaines de
l’élevage et de l’économie laitière qu’ils pourront peut-être un
jour transmettre à leurs paroissiens des zones rurales. Car dans
beaucoup de régions très pauvres du monde, que le curé soit un bon
prêtre ne suffit pas ; il faut qu’il puisse aussi assister les gens
dans les questions pratiques.
Toutefois, le séminaire a besoin de soutien pour pouvoir acquérir
les vaches. L’évêque de Girardot, Mgr Héctor Julio Lopez Hurtado,
espère beaucoup notre aide, car ce projet lui tient
particulièrement à cœur. Il nous écrit : « Dieu fasse que vous
puissiez soutenir ce projet qui est un espoir pour
l’avenir. »
Nous avons promis 10.000 € à l’évêque pour un troupeau de bœufs,
parce que nous croyons que c’est un exemple merveilleux et créatif
de la manière dont un séminaire peut tenter d’être autosuffisant
afin de moins dépendre, à l’avenir, de l’aide extérieure et afin de
mieux pouvoir aider les autres, qui sont encore plus nécessiteux et
ne disposent pas de telles possibilités. Dieu vous le rende, si
vous voulez soutenir ce projet !
Code : 214-02-79 ![]()
Cuba : Travaux de reconstruction au
séminaire de Santiago de Cuba
Dans certains guides de voyage, la ville de Santiago de Cuba est
qualifiée de « cœur » de Cuba. Contrairement à la
capitale La Havane, dont le caractère est plutôt cosmopolite, on la
considère comme « plus caribéenne ». Beaucoup de noirs
vivent ici – ce sont les descendants des esclaves africains – et
l’ambiance est à la musique et à la danse. Mais Santiago de Cuba
est également une ville importante d’un point de vue religieux, car
le sanctuaire national de la Vierge de la Charité d’El Cobre,
Patronne de Cuba, se trouve seulement à 18 kilomètres de là. Malgré
le régime communiste qui complique la vie de l’Église cubaine
depuis des décennies, la Vierge d’El Cobre est profondément ancrée
dans les cœurs des Cubains. Le Pape Jean-Paul II a couronné sa
statue en 1998 pendant son voyage à Cuba.
Au milieu du 19ème siècle, Saint Antoine-Marie Claret, le fondateur
de l’ordre des Clarétains, a été un célèbre évêque de Santiago.
C’est de lui que provient cette belle dévotion « un quart
d’heure devant le Saint Sacrement », pendant lequel
Jésus-Christ s’entretient comme un ami avec l’âme et voudrait
également connaître ses joies et ses préoccupations les plus
insignifiantes du quotidien, comme le voudrait un ami aimant et de
confiance. Les chrétiens de Cuba ont dû souvent se plaindre de
leurs souffrances auprès de Jésus : « Seigneur, ils ont
transformé nos églises en gymnases, ils ont interdit nos
processions en ton honneur et en l’honneur de ta Sainte Mère, ils
prennent nos enfants et nos jeunes… » En effet, la jeunesse
est endoctrinée par le régime communiste depuis des générations.
Les valeurs chrétiennes les plus élémentaires sont ignorées. Depuis
que l’Église jouit à nouveau d’un peu plus de liberté, elle fait
tout ce qu’elle peut pour renaître de ses ruines et faire sentir
aux fidèles que Dieu est là.
C’est ainsi que le séminaire de Santiago, deuxième ville du Cuba
par la taille, a été rouvert il y a quelque temps en plus de celui
de La Havane. Car Cuba a besoin de prêtres. Mais il y a encore
tellement à faire sur le bâtiment, il y a beaucoup de travail de
rénovation et de reconstruction pour que le séminaire puisse
fonctionner normalement. Nous avons encore une fois promis 5.000
Euros afin que les travaux puissent être achevés. Si vous apportez
votre aide, espérons que l’actuel successeur de l’évêque Saint
Claret pourra dire au Seigneur dans sa prière que les choses
avancent pour son séminaire, et que de plus en plus de jeunes
hommes passionnés attendent de pouvoir travailler à sa vigne. Car à
Cuba la moisson est abondante.
Code: 216-02-19![]()
Albanie : Construction d’une
église paroissiale à Nenshat
Quand le Pape Jean-Paul II s’est rendu en Albanie en 1993, il a
fait mémoire des nombreux prêtres, condamnés à mort du temps du
communisme pour avoir simplement distribué les sacrements, et des
innombrables fidèles, incarcérés et assassinés pour leur foi. Le
dictateur Enver Hoxha avait interdit la religion et avait recouvert
le pays d’un vaste réseau de 600.000 bunkers de béton – on voit
bien là toute la paranoïa d’un État qui se vantait d’être « le
premier État athée au monde ». Aucun autre État n’avait jamais
déclaré cela dans sa Constitution – même pas la Chine ou l’Union
soviétique. L’Albanie a été « flagellée » plus que les
autres pays, avait alors dit le Pape Jean-Paul II pendant son
voyage.
Le chemin de croix sanglant des fidèles d’Albanie a pris fin avec
le changement politique en Europe de l’Est. Aujourd’hui, environ 60
% de la population est musulmane, 20 % font partie de l’Église
orthodoxe. Avec leurs 10 %, les catholiques forment une petite
minorité. Le reste de la population est sans confession ou
appartient à d’autres groupes religieux. Naturellement, ces nombres
ne signifient pas que tous ces gens soient croyants – ce sont
plutôt des estimations qui reposent sur l’appartenance religieuse
de leurs ancêtres. Cependant, la foi en Albanie vit une fragile
floraison. Pendant son voyage, le Pape Jean-Paul II n’a pas
seulement parlé du passé, mais il a aussi encouragé les gens pour
le présent et l’avenir : « Aujourd’hui est le jour de la
résurrection et de la vie », leur a-t-il crié. Et
« n’ayez pas peur ! » Il a reconnu que beaucoup de gens
avaient trouvé non seulement le « goût de la liberté »,
mais aussi « la joie de la prière ».
Cette « joie de la prière » est en effet visible en de
nombreux endroits. Par exemple à Nenshat, au nord de l’Albanie,
vivent 2700 catholiques dont beaucoup de jeunes familles. La
vieille église paroissiale éclate presque de tous les côtés. Elle
est déjà trop petite pour les nombreux enfants qui viennent à la
messe, sans parler des adultes. Il n’y a pas d’autre possibilité
que de construire une nouvelle église. La vieille église
paroissiale pourrait alors être utilisée comme centre pour la
catéchèse et servirait encore à louer Dieu.
La construction a déjà commencé. Le Père Sergio La Forgia nous
écrit : « En tant que curé de Nenshat, je voudrais vous
remercier cordialement, ainsi que tous les bienfaiteurs et
donateurs de « l’Aide à l’Église en Détresse », pour
votre grande aide. Sans ce soutien, notre projet serait resté un
rêve. Nous avons maintenant déjà bien avancé. Merci ! »
Cependant, il y a encore tant à faire. Et bien que l’Albanie soit
un pays cruellement pauvre, les matériaux de construction sont tout
aussi chers qu’à l’ouest. Ils sont inabordables pour une pauvre
paroisse catholique. Nous avons promis 50.000 Euros afin que les
fidèles de Nenshat puissent célébrer la messe sans devoir rester
sur le parvis de l’église. Voulez-vous aussi les aider ?
Code: 432-01-19![]()
République tchèque
: Rénovation et reconstruction de l’église
paroissiale Saint Vaclav de Prague-Vrsovice
« L’amour du Christ est notre force », selon la devise
du voyage de trois jours que le Pape Benoît XVI a entrepris
récemment en République tchèque. 20 ans après la chute du
communisme, la Tchéquie est encore un pays marqué par l’athéisme.
Seul un quart de la population totale est catholique, 60 % se
déclarant athées. A Prague, la capitale, la situation paraît encore
plus mauvaise : 85 % des habitants se qualifient d’athées. Dans un
commentaire sur le voyage du Pape, il est dit que « ce n’est
pas une vigne qui attend le Pape, mais une carrière de
pierres ».
Et pourtant la vie ecclésiastique s’épanouit en maints endroits, et
il y a des paroisses vivantes. La paroisse Saint Vaclav, à
Prag-Vrsovice, en fait par exemple partie. Elle rassemble 450
fidèles dont beaucoup sont très fortement engagés dans la paroisse.
Ici, non seulement la messe est célébrée les dimanches et jours
fériés, mais il y a aussi une offre considérable pendant la semaine
: messes, adoration, méditations, conversations spirituelles et
confessions. Il y a par ailleurs des retraites, groupes de prière,
préparations à la confirmation, conférences, répétitions de
chorale, un groupe de flûte pour préscolaires, des rencontres
d’enfants de chœur et encore beaucoup plus. Cette offre doit encore
être élargie. Car c’est surtout la jeunesse qui doit être encore
plus intégrée à la vie paroissiale. Instruction religieuse,
rencontres de jeunes et de familles, une troupe de théâtre et ainsi
de suite – les idées ne manquent pas. Toutefois, il y a un problème
du fait que les locaux sont insuffisants pour les nombreux
participants et qu’ils ne sont pas non plus accessibles aux
handicapés, si bien que les personnes en fauteuil roulant ne
participent qu’à grand peine aux offices et aux activités de la
paroisse. La transformation d’un bâtiment existant permettra
d’avoir une salle polyvalente où pourront avoir lieu les
manifestations. Etant donné qu’il n’y a pas de telle salle dans les
environs immédiats, on pourrait aussi y programmer d’autres
manifestations culturelles grâce auxquelles les personnes éloignées
de l’Église pourraient pour la première fois avoir un contact avec
elle. Cela ferait tomber les inhibitions. Par ailleurs, les accès à
l’église et à la salle polyvalente doivent être aménagés sans
barrière, pour les conducteurs de chaise roulante. On peut donc
dire que les barrières seront supprimées aussi bien du point de vue
physique que du point de vue mental. « L’Aide à l’Église en
Détresse » a promis 20.000 Euros à cette paroisse
vivante.
Code: 430-01-19![]()
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