Notre action
> Projets du mois d’août 2009
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- Nicaragua
- Roumanie
- Bosnie Herzégovine
République Démocratique
du Congo
Aide pastorale et pratique
pour les familles de la zone de conflits de l’est du
pays
L’est de la République Démocratique du Congo ne cesse d’être
affligé par des conflits sanglants. Une méthode particulièrement
« appréciée » des rebelles consiste non seulement à
anéantir physiquement les populations, mais aussi à les frapper au
plus profond de leur âme – encore plus que ce que l’on peut faire
avec des machettes et des mitrailleuses.
Des femmes ont été violées devant les yeux de leurs enfants et de
leurs maris, les jeunes filles ont été capturées dans le maquis par
les rebelles pour y devenir des esclaves sexuels et les garçons des
enfants soldats. Des mères ont été contraintes de regarder comment
leurs propres enfants étaient bestialement massacrés. Les violences
de masse ont été de plus en plus systématiquement instituées comme
arme, afin d’abroger de la manière la plus cruelle et la moins
naturelle possible les valeurs africaines les plus profondes – le
respect de la personne humaine et la valeur de la femme et de la
mère. Là où des femmes, des hommes et des enfants ont été les
victimes de cruautés aussi inconcevables, c’est l’Homme tout entier
qui doit être guéri.
Certaines organisations croient faire du bien aux femmes
maltraitées en finançant les avortements ainsi que la distribution
de la « pilule du lendemain » et de moyens contraceptifs
artificiels, mais ici dans l’est de la République Démocratique du
Congo, où la dignité humaine a été foulée aux pieds pendant de
nombreuses années, il faut aider les gens à soigner leurs âmes et à
retrouver leurs valeurs et leur dignité. Les familles détruites et
traumatisées doivent être aidées à construire ensemble un avenir
meilleur, paisible et plein d’amour.
L’archevêché de Bukavu a créé un programme qui aide vraiment les
familles à vivre ensemble dans l’amour. En même temps, l’archevêché
améliore l’offre de fournitures médicales, surtout pour les femmes
enceintes. Mais le plus important est l’assistance psychologique,
procurée ici aux femmes et à des familles entières. Le programme se
rattache aux activités de la « Fédération Africaine d’Action
Familiale » au sein de laquelle des médecins de différentes
spécialités, des théologiens, des prêtres, des laïcs et des
religieuses travaillant au service pastoral s’engagent dans de
nombreux pays africains pour la formation de familles saines et
pour la protection de la vie. Ils proposent des solutions en faveur
de la vie et de la famille qui correspondent aux gens en Afrique,
et ne propagent pas de modèles étrangers et occidentaux dans
lesquels de nombreux Africains voient une « culture de
mort ». Ils encouragent plutôt la « culture de la
vie » dont le Pape Jean-Paul II a tant parlé. Ils aident les
gens à obtenir la guérison de leur personne et à trouver une vie
dans la dignité des enfants de Dieu. « L’Aide à l’Église en
Détresse » a promis 11.000 Euros afin que les habitants de
l’est de la République Démocratique du Congo puissent à nouveau
croire à la vie et à un avenir heureux au milieu de ceux qu’ils
aiment.
Code : 115-00-49![]()
Des exercices spirituels de 30 jours au centre spirituel « Paam Yôodo » à Ouagadougou pour des participants provenant de plusieurs pays africains
Dans la langue Mooré, une des langues parlées au Burkina Faso,
« Paam Yôodo » signifie à peu près « tirer un
bénéfice spirituel ». Et cela s’applique précisément aux
participants des 30 jours d’exercices spirituels que proposent les
Pères Jésuites au centre spirituel « Paam Yôodo » de
Ouagadougou. Les exercices spirituels sont aménagés dans l’esprit
de Saint Ignace de Loyola. Le fondateur de l’ordre des Jésuites
accorde une importance particulière au fait d’examiner sa vie en
priant Jésus et d’arriver ainsi à une relation intérieure
approfondie avec Jésus Christ. Les religieux, les prêtres et les
laïcs qui y participent proviennent non seulement du Burkina Faso,
mais aussi du Bénin, du Ghana, de la République Démocratique du
Congo et d’autres pays africains. Ce sont surtout les communautés
religieuses qui y envoient leurs novices afin qu’ils aient
l’occasion, avant leurs vœux, d’approfondir encore une fois leur
vie de prière d’une façon toute particulière. Ainsi le Burkina
Faso, dont le nom se traduit par la « patrie des hommes
intègres », mais qui fait malheureusement encore partie des
pays les plus pauvres du monde, devient un endroit d’où de
nombreuses personnes repartent vers leur patrie avec un bénéfice
spirituel.
Le frère Jean-Paul, de Kinshasa, capitale de la République
Démocratique du Congo, a déjà participé à une retraite d’un mois.
Il raconte les expériences qu’il a pu y faire : « Je me suis
senti intérieurement libéré et consolé ; j’ai ressenti la certitude
d’avoir un ami qui est toujours là : à savoir Jésus Christ, qui
m’accompagne et tient ma main, et qui me relève à nouveau quand je
perds courage. Après que j’ai goûté à l’amour et à la miséricorde
de Dieu, je peux vous assurer, vous qui êtes mes frères et sœurs en
Jésus Christ, que ce centre des Pères Jésuites est un centre de
Dieu. Merci ! »
Une jeune sœur nous écrit également : « Dans ma gratitude, je
ne peux pas oublier tous les hommes de bonne volonté qui
soutiennent à leur manière le centre spirituel. Merci beaucoup pour
tous vos gestes d’amitié et de partage, et surtout pour votre
générosité que vous offrez dans le secret pour le Salut des âmes.
Puisse Dieu tout puissant vous le rendre au centuple ! »
L’hébergement et la nourriture des participants ont en effet un
coût, et au Burkina Faso aussi les prix augmentent constamment.
Sans aide, il serait à peine possible de faire profiter des
exercices spirituels à tant de participants.
Afin que 30 autres personnes puissent bientôt « tirer un
bénéfice spirituel » des exercices spirituels et puissent
ainsi faire l’expérience que le centre « Paam Yôondo »
porte bien son nom, nous avons promis aux Pères Jésuites de les
aider cette année encore. Ils doivent recevoir 5.000 Euros –
voulez-vous y contribuer ?
Code : 125-00-79![]()
Achèvement de la salle paroissiale de l’église Sainte
Rita à Rmeilet-Ardeh
Le Liban est mentionné dans la Bible. Déjà le Roi Salomon faisait
l’éloge de ses célèbres cèdres (cf. 1 Rois 5,13). Jésus lui-même a
foulé le sol de l’actuel Liban, et c’est également ici que sont
apparues très tôt des paroisses chrétiennes. Mais comme la plupart
des pays de la Bible, le Liban est aussi un pays qui a beaucoup
souffert. Au cours de son histoire, il n’a cessé d’être la scène de
conflits guerriers. C’est surtout le passé le plus récent qui est
imprégné de sang. La guerre civile entre 1975 et 1990 a coûté
150.000 vies humaines, 350.000 personnes ont été blessées,
plusieurs centaines de milliers de personnes se sont enfuies à
l’étranger. La paix n’a pas duré longtemps, car une nouvelle guerre
a repris 16 ans après, et depuis lors, les luttes sanglantes n’ont
cessé de s’enflammer. Les gens vivent dans la crainte que
l’histoire puisse se répéter.
La ville côtière de Tripoli a déjà derrière elle une histoire
mouvementée presque trois fois millénaire. L’année dernière encore,
elle est devenue la scène de graves combats entre l’armée libanaise
et les extrémistes islamiques du groupe « Fatah al
Islam ». Des habitations, des commerces et des voitures ont
été détruits, de nombreuses personnes se sont enfuies devant le feu
impitoyable des mitrailleuses et des obus, il y a eu des
morts.
De nombreux chrétiens ont déjà quitté le pays. Il y a quelques
années, le Liban était encore le seul pays à majorité chrétienne du
Proche-Orient. Aujourd’hui, il n’y a plus que 45 % de la population
qui soit chrétienne, et ils sont de moins en moins. Cependant, les
expériences douloureuses que les hommes ont dû faire ont aussi du
bon, car la guerre, mais également le renforcement de l’Islam, ont
poussé les chrétiens à vivre leur foi beaucoup plus consciemment
qu’auparavant. La jeunesse en particulier ressent qu’il n’y a pas
d’espoir en dehors de Dieu. Cela a aussi conduit à une floraison de
vocations. Cependant, il faut agir, afin qu’il n’y ait pas plus de
chrétiens à quitter le pays.
1300 chrétiens vivent dans la localité de Rmeilet-Ardeh, qui fait
partie de l’archevêché de Tripoli. Ils sont restés dans leur
patrie, bien qu’ils aient eux aussi subi la violence et les
destructions. Dans leur village, ils construisent maintenant une
salle paroissiale afin que la vie de la paroisse soit encore plus
intense et que les gens aient un lieu où ils puissent faire des
célébrations communes et porter le deuil en commun. Tous types de
célébrations et de manifestations y auront lieu : mariages,
baptêmes, deuils, catéchèse, réunions de jeunesse, cours et
programmes sociaux. Mais il manque de l’argent pour achever le
projet de construction. L’archevêque maronite de Tripoli, Georges
Bou-Jaoudé, s’est adressé avec confiance à « l’Aide à l’Église
en Détresse ». Dans sa lettre, il raconte la grande foi,
l’espérance et l’amour des familles chrétiennes qui ne veulent pas
quitter leur patrie. Nous ne voulons pas le décevoir, ni ses
fidèles. Par conséquent, nous lui avons promis 17.000 Euros.
Code : 326-08-19![]()
Rénovation de l’église paroissiale de Sojong, du diocèse
de Diphu
La culture des Karbi, qui comptent parmi les habitants les plus
anciens de l’Inde, est riche de chansons populaires et de contes.
Mais le nord-est de l’Inde, où les Karbi vivent en commun avec
d’autres minorités ethniques, est l’une des régions les plus
pauvres et les moins développées du pays. Seule l’Église catholique
apporte de l’aide aux gens. Les écoles, les postes de soins,
l’assistance sociale – tout est effectué par les prêtres et
religieuses catholiques.
11.000 catholiques vivent dans la paroisse de Sojong. Beaucoup
d’entre eux font partie de l’ethnie des Karbi. D’autres sont des
Garo, dont le peuple serait venu du Tibet il y a longtemps. On
raconte que les Garo étaient autrefois des chasseurs de têtes.
Cependant, beaucoup d’entre eux se sont convertis à la foi en
Jésus, et sont des membres enthousiastes et passionnés de la
paroisse catholique. La paroisse de Sojong a deux paroisses
filiales : Satgaon, qui se trouve à 5 kilomètres du centre
paroissial, et Jenghka qui est même à 17 kilomètres. Les enfants
qui habitent à l’internat de Sojong parcourent une distance encore
plus grande. Ils viennent de villages si éloignés et si
difficilement accessibles qu’ils ne pourraient pas aller à l’école
s’ils n’avaient pas la possibilité d’habiter à Sojong. Les sœurs de
l’ordre des Carmélites apostoliques s’occupent de l’internat et de
l’école. Les sœurs de l’ordre des « Missionnaires de la
Charité » qui, comme leur fondatrice mondialement connue comme
« l’ange des pauvres », Sœur Teresa de Calcutta, portent
comme habit religieux le sari blanc à frange bleue caractéristique,
s’occupent des personnes âgées et des malades. Le travail dévoué
des sœurs est une bénédiction pour les hommes.
Cependant, les fidèles ont surtout besoin d’une pièce où ils
puissent se rassembler pour prier et pour célébrer la messe.
L’église est le lieu où ils rencontrent Dieu, qui leur fait
ressentir qu’ils ne sont ni pauvres ni oubliés, mais qu’ils sont
ses enfants. Ils ont été abandonnés par la politique, exploités par
les puissants, oubliés du reste du monde. Mais Dieu est au milieu
d’eux.
L’église paroissiale de Sojong rend déjà service depuis 25 ans,
mais le temps et le climat ne l’ont pas arrangée. L’eau coule par
le toit, et les murs sont gravement fissurés. Il y a danger que des
parties du bâtiment ne s’écroulent si la pluie et l’orage
l’endommagent encore. La maison de Dieu doit être rénovée
d’urgence. Le curé Tomey Anikuzhikattil nous écrit : « J’ai
demandé une contribution financière à nos paroissiens. Ils donnent
le peu qu’ils peuvent donner. Mais notre paroisse se trouve dans
une zone rurale, et les hommes ne sont que de petits paysans. Ils
ne peuvent pas donner beaucoup. C’est pourquoi je vous demande
humblement votre soutien financier. » Nous avons promis 4.000
Euros afin que les catholiques de Sojong ne se retrouvent pas
bientôt devant les ruines de leur église.
Code : 317-01-19![]()
Soutien à 10 séminaristes du diocèse de
Balsas
Le nord-est du Brésil est encore considéré comme le parent pauvre
du pays. La région est pauvre, non seulement pauvre d’un point de
vue matériel, mais aussi pauvre en prêtres. Cela permet aux sectes
de se répandre facilement, car dans une secte chaque personne qui
le désir peut devenir « pasteur » en un très court laps
de temps, et les « temples » des sectes poussent comme
des champignons à chaque coin de rue. Les sectes en provenance
d’Amérique, qui disposent de beaucoup d’argent, séduisent les gens
en leur promettant des avantages personnels et en leur faisant de
fausses promesses de salut. Ils arrachent encore de la poche des
pauvres le peu d’argent qui leur reste, en promettant : « Si
tu nous donnes assez, Dieu te bénira ! » Et la mère désespérée
d’un enfant toxicomane, la femme d’un alcoolique, l’homme au
chômage leur donnent encore leurs dernières petites économies,
parce qu’ils croient que Dieu aidera alors leur famille. Ici, on
tire avantage des détresses des hommes.
L’Église, qui se tient depuis toujours aux côtés des pauvres et des
opprimés, n’a cependant pas assez de pasteurs pour s’occuper des
fidèles. D’après l’annuaire de l’Église catholique, dans le diocèse
de Balsas qui se trouve au sud de l’État fédéral de Maranhão et
s’étend sur une zone de 66.025 kilomètres carrés, 19 prêtres
diocésains et 7 prêtres réguliers s’occupent de presque 180.000
catholiques. Il n’y a que 17 paroisses sur un territoire qui est le
double de celui de la Belgique. Chaque paroisse fait donc en
moyenne 3.900 kilomètres carrés. Les prêtres doivent parcourir de
longues distances, et certains secteurs ne sont que difficilement
accessibles.
Le 12 mai 2007, pendant son voyage au Brésil dans la Basilique du
sanctuaire d’Aparecida, le Pape Benoît XVI a montré aux prêtres du
Brésil qui servent Dieu et l’homme dans des conditions si
difficiles qu’il les comprenait et connaissait leur difficile
situation. Il leur a dit : « Que de défis, que de situations
difficiles vous affrontez, que de générosité, que d’abnégation, de
sacrifices, de renoncements ! La fidélité dans l’exercice du
ministère et dans la vie de prière, la recherche de la sainteté, le
don total à Dieu dans le service aux frères et aux sœurs, en
dépensant vos vies et vos énergies, en promouvant la justice, la
fraternité, la solidarité et le partage – tout cela parle
profondément à mon cœur de pasteur. »
Et il y a encore et toujours de jeunes hommes qui veulent suivre
l’appel de Dieu. Ils sont suffisamment généreux pour ne pas
craindre les sacrifices, et y trouvent une joie qui est plus
profonde que les joies de ce monde. Au grand séminaire de Balsas,
10 jeunes hommes se préparent actuellement à s’approcher de l’autel
du Seigneur en tant que prêtres et à apporter aux fidèles de leur
diocèse la Bonne Nouvelle qui n’est pas un mensonge, contrairement
aux fausses promesses des sectes. Ces jeunes hommes veulent montrer
aux fidèles que Dieu ne les abandonne jamais et qu’ils sont ses
enfants. Cependant, sans notre aide ils ne pourraient pas suivre
leur vocation. C’est pourquoi nous les aidons cette année aussi
avec 4190 Euros.
Code : 212-02-79![]()
Une camionnette pour le séminaire interdiocésain
« Notre Dame de Fatima » à Managua
« L’année du prêtre », proclamée par le Saint Père, doit
aider toute l’Église à redécouvrir la beauté et la grâce de la
vocation sacerdotale. Le Père Werenfried van Straaten, fondateur de
« l’Aide à l’Église en Détresse », disait souvent :
l’Église ne mourra jamais ni nulle part tant que ses prêtres
rendront un témoignage d’une existence claire et irrésistible qui
ne peut être vécue que par le Christ et dans la force de
Dieu. » C’est pourquoi « l’Aide à l’Église en
Détresse » soutient la formation des prêtres dans presque 140
pays du monde. Un séminariste sur huit dans le monde peut suivre sa
vocation grâce à l’aide de nos bienfaiteurs.
C’est ainsi que nous soutenons aussi le séminaire interdiocésain
« Notre Dame de Fatima » à Managua, la capitale du
Nicaragua. Plus de 200 jeunes hommes, en qui brûle la flamme de la
vocation, étudient, prient et travaillent ici. Ils viennent de tout
le Nicaragua, un des pays les plus pauvres d’Amérique latine, qui a
un besoin si urgent de prêtres. Car ça fait une éternité qu’il y a
trop peu de prêtres ici. Et pendant ce temps, la télévision
véhicule avec elle la sécularisation. Des séries télévisées
sentimentales en provenance des États-Unis, ce qu’on appelle des
« telenovelas », qui apparaissent même sur les petits
écrans des habitations les plus pauvres, contribuent à un
changement des valeurs, en particulier dans le domaine du mariage
et de la famille. L’Église doit aider les gens à comprendre plus
profondément l’importance de l’amour, de la fidélité et de la
confiance, et à orienter la vie dans cette direction. Des prêtres
sont indispensables à cela.
Par ailleurs, en Amérique latine, quelques « théologiens de la
libération » ont pendant un certain temps réinterprété la
Bonne Nouvelle de l’évangile en une idéologie marxiste. Le
Nicaragua en a été le champ d’expérimentation pour toute l’Amérique
Centrale. Cela a été la cause de graves dommages dans les âmes de
nombreux pauvres, dont les aspirations allaient plus vers Dieu que
vers les beaux discours politiques. Il est d’autant plus important
de renforcer les vocations qui puisent leurs forces dans la grâce
de Dieu et restent dans le cœur de l’Église. Les bons prêtres
donnent aux pauvres quelque chose de plus grand que l’illusion d’un
paradis terrestre et que le cri stérile : « Viva la Revolución
! » – « Vive la révolution ! ».
« Les jeunes veulent quelque chose de grand », dit le
Pape Benoît XVI, et ce quelque chose de grand, les séminaristes de
Managua qui se préparent au sacerdoce le veulent aussi. Non
seulement nous soutenons depuis plus de 30 ans la formation des
futurs prêtres de Managua, mais aussi nous leur avons maintenant
promis une petite camionnette. Il faut faire des achats pour plus
de 200 personnes, et les séminaristes doivent se rendre d’un
endroit à un autre quand ils sont placés dans des paroisses, afin
d’accumuler de l’expérience pratique en matière de pastorale et
d’aider les prêtres. Certes, le séminaire a deux vieilles voitures,
mais elles nécessitent de plus en plus d’argent pour des
réparations. Nous avons promis au recteur 12.500 Euros.
Code : 231-02-29![]()
Reconstruction et modernisation de la grande cuisine du
séminaire d’Alba Julia
Dans la grande cuisine du séminaire d’Alba Julia, on fait tous les
jours la cuisine pour 250 personnes. Car non seulement les
séminaristes en provenance des quatre diocèses du pays mangent au
réfectoire, mais aussi les élèves et la plupart des enseignants du
lycée catholique, les professeurs de la faculté de théologie, les
employés de Caritas et de nombreux hôtes. Par ailleurs, la cuisine
veille au bien-être physique des prêtres et des laïcs qui
participent à des journées de retraite et à des exercices
spirituels.
De ce fait, la grande cuisine est également un employeur important
dans la ville. Ce sont surtout les femmes des familles pauvres qui
trouvent ici la possibilité de gagner de quoi subsister et
d’accumuler de l’expérience professionnelle. Car en Roumanie, la
détresse est encore grande, le chômage est élevé, et l’on sait bien
que de nombreuses femmes ne voient pas d’autre solution que de se
prostituer. Beaucoup d’entre elles partent à la recherche d’un
emploi à l’étranger, et leur réveil est difficile car elles tombent
entre les mains sans scrupules d’esclavagistes, sont retenues sans
papiers ni droits et asservies dans des maisons closes au lieu de
pouvoir travailler comme bonnes d’enfants ou aides ménagères, comme
cela leur avait été promis au départ. Ainsi, un emploi convenable
est une bénédiction et offre une perspective d’avenir aux femmes
issues de milieux socialement défavorisés.
Chaque année cependant, les employées craignent de perdre leur
emploi, et le séminaire sa grande cuisine, car les autorités
sanitaires menacent de la fermer. Un assainissement intégral de la
cuisine, utilisée de façon intensive pendant des années, est d’une
urgente nécessité. Au cours de ces dernières années, les exigences
en matière de sécurité et d’hygiène ont augmenté de plus en plus,
surtout depuis l’adhésion de la Roumanie à l’Union Européenne. Les
installations électriques, les canalisations, le système de
chauffage, l’équipement sanitaire comme par exemple les éviers et
lavabos, les appareils de cuisine, les hottes aspirantes, le
système d’aération, les casseroles, les tables de travail, les
carrelages et parquets – tout doit être renouvelé. Il n’y a pas
d’autre possibilité, car une fermeture de la cuisine équivaudrait à
une catastrophe non seulement pour le séminaire, mais aussi pour
toute la vie de l’Église catholique à Alba Julia.
Les catholiques d’Alba Julia célèbrent cette année le millénaire de
l’existence de leur siège épiscopal. La ville d’Alba Julia, qui se
trouve en Transylvanie et compte aujourd’hui environ 66.000
habitants, est en effet une ville épiscopale déjà depuis l’année
1009. En 1991, après le changement de régime politique, le pape
Jean-Paul II a élevé l’évêché au rang d’archevêché. L’Église
catholique de Roumanie n’est pas morte malgré les longues années de
persécution sanglante par le communisme. C’est avec beaucoup
d’amour et d’efforts que les prêtres et les fidèles ont rebâti la
vie de l’Église. Aujourd’hui, les activités de l’Église à Alba
Julia ne doivent pas échouer du fait que la cuisine du séminaire ne
peut pas se payer de nouveaux équipements. C’est pourquoi nous
avons promis 20.000 Euros au séminaire.
Code : 423-02-19![]()
Reconstruction du presbytère de Nova Topola détruit
pendant la guerre
La guerre a régné en Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995 à la
suite de la décomposition de la Yougoslavie. 243.000 personnes ont
perdu la vie, deux millions de personnes ont été déplacées à la
suite de la redistribution de la République. Parmi elles, il y
avait aussi de nombreux prêtres et religieux. Certains ont été
enlevés et gravement torturés, mais ont survécu, d’autres ont été
tués. On n’a jamais retrouvé la trace de certaines personnes. Ce
fut ainsi le sort du curé de Nova Topola, Ratko Grgic. Il a été
arrêté et déporté par des soldats le 16 juin 1992. Ensuite, on n’a
plus jamais entendu parler de lui. Les fidèles de sa paroisse n’ont
même pas pu l’enterrer dans un cimetière, car son cadavre n’a
jamais été retrouvé. Son presbytère n’a pas non plus été épargné.
Ce n’est qu’en 1991 qu’il a été entièrement rénové. Un an plus
tard, il a été réduit en cendres – il partageait ainsi le sort de
nombreux monastères, églises et presbytères de
Bosnie-Herzégovine.
Aujourd’hui, les fidèles catholiques de Nova Topola veulent
reconstruire le presbytère afin que la paroisse puisse revivre
malgré tous les événements douloureux. Leur nouveau curé doit vivre
au milieu d’eux. Une paroisse vivante a également de l’importance
pour les gens qui se sont enfuis à l’étranger pendant la guerre, et
qui songent maintenant à revenir. S’ils ont le sentiment qu’il y a
un espoir d’avenir dans leur patrie, cela leur facilitera la
décision de revenir. La paroisse de Nova Topola comporte déjà à
nouveaux 500 fidèles.
L’évêque Komarica, de Banja Luka, dans le diocèse duquel se situe
Nova Topola, demande déjà depuis des années, inlassablement et à
voix haute, de l’aide et du soutien pour les réfugiés de guerre
croates qui veulent retourner dans leur patrie. Le pays est devenu
une maison de retraite, déplore-t-il. Car quatorze ans après la
guerre, il n’y a encore que peu de catholiques croates qui soient
revenus, et la plupart de ceux qui n’avaient pas quitté leur patrie
sont âgés. Entre-temps, beaucoup d’entre eux sont déjà morts, si
bien qu’aujourd’hui en Bosnie, il y a moins de catholiques que
juste après la fin de la guerre. L’évêque ne cesse de dénoncer le
manque de volonté politique de la part du gouvernement bosniaque et
de la communauté internationale d’aider les réfugiés qui
reviennent. Seuls 2 % de l’aide totale ont bénéficié aux
catholiques croates. « Les réfugiés n’ont plus de maisons, et
s’ils reviennent quand même, ils doivent souvent vivre sans eau ni
électricité. Ils ne trouvent pas de travail, et dans la société on
leur montre souvent clairement qu’ils sont indésirables »,
rapporte l’évêque qui élève la voix inlassablement pour son peuple
et contre l’injustice. Il espère que les politiciens en charge
tiendront leurs promesses, mais bien souvent, on peut attendre
longtemps. L’Église doit donc agir elle-même, car sinon il sera
peut-être trop tard. C’est pourquoi « l’Aide à l’Église en
Détresse » aide l’Église de Bosnie-herzégovine à guérir les
blessures de la guerre et à regarder à nouveau plein d’espoir vers
l’avenir.
Une paroisse vivante peut offrir une nouvelle patrie aux personnes
dont le pays a été réduit à néant. Par conséquent, nous avons
promis 20.000 Euros au curé Anto Pelivan, successeur du curé Ratko
Grgic, disparu au cours de la guerre, afin qu’il puisse bientôt
revenir comme pasteur vers son troupeau et habiter au milieu des
fidèles de Nova Topola.
Code : 444-01-19![]()
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