Notre action
> Projets du mois de décembre 2009
Tanzanie
Aide à la subsistance pour des religieuses âgées,
malades et handicapées de l’ordre des « Soeurs du Coeur
Immaculé d’Afrique »
Autrefois, elles ont aidé les autres, les
23 sœurs âgées, malades ou handicapées de l’ordre des « Soeurs
du Coeur Immaculé d’Afrique ». Aujourd’hui, elles-mêmes ont
besoin d’aide. Quelques-unes sont complètement paralysées ou
alitées et dépendent entièrement des soins. Celles qui sont encore
à même de le faire continuent d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus
Christ dans la mesure de leurs possibilités, tandis que les autres
sœurs qui ne peuvent plus quitter le lit, offrent leur souffrance
pour les hommes qu’elles assistaient autrefois par tous les moyens
et par une charité pratique. Car les « Soeurs du Coeur
Immaculé d’Afrique » qui ont été fondées il y a bientôt
55 ans en Tanzanie, aident dans le pays surtout ceux qui souffrent
le plus. Elles s’occupent des enfants handicapés qui au mieux sont
tolérés par les familles, et souvent négligés et cachés du regard
des voisins. Car en Tanzanie un handicap est considéré comme une
punition pour une mauvaise action et comme une malédiction, c’est
donc considéré comme un déshonneur pour la famille. Les sœurs
offrent aussi un refuge aux jeunes filles qui sont contraintes au
mariage par leur famille ou, comme c’est encore fréquemment le cas,
sur lesquelles on pratique de force ce qu’on appelle
traditionnellement « l’excision », une mutilation de
l’appareil génital, brutale et lourde de conséquences.
Les religieuses parlent alors
avec les parents. Parfois elles réussissent à les faire
changer d’avis, mais dans d’autres cas les jeunes filles restent
sous la protection des sœurs. Par ailleurs, les « Soeur du
Coeur Immaculé d’Afrique » s’occupent aussi des victimes du
SIDA et des toxicomanes. Les sœurs partagent étroitement la vie de
la population et voient de très près les préoccupations et les
besoins des gens. Et les gens se fient aux sœurs, car ils le savent
: S’ils ont un problème, ils trouvent auprès d’elles une oreille
attentive et une main ouverte. L’ordre compte actuellement 150
sœurs. Les sœurs de la « première heure » ont placé
leur œuvre dans des mains plus jeunes et ont maintenant elles-mêmes
besoin de soins affectueux. On s’occupe maintenant d’elles à
Musoma, au nord du pays. Avec le soutien de « l’Aide à
l’Église en Détresse », un petit élevage et un jardin
potager ont pu être mis en place afin que ces sœurs âgées et
malades aient un peu de lait et puissent parfois manger un œuf, un
peu de viande et de légumes. Cependant la production n’est pas
suffisante pour que les sœurs puissent aussi en vendre une partie
sur le marché. Et de ce fait elles ne peuvent pas payer par leurs
propres moyens la fourniture de médicaments pour les sœurs âgées et
malades. Elles ont besoin de médicaments, de déambulateurs, de
lunettes, et certaines doivent être opérées. Etant donné qu’il
s’agit d’une communauté locale, elles n’ont pas non plus de
maison-mère à l’étranger qui pourrait les soutenir. « L’Aide à
l’Église en Détresse » a promis 6.000 Euros afin que les
sœurs âgées, malades et handicapées reçoivent les soins et
l’assistance qu’elles ont donnés aux autres pendant toute leur
vie.
Code:
154-05-39![]()
Rénovation de la chapelle des Frères du Sacré Cœur de
Jésus à Nianing
Il y a 55 ans, les catholiques du
village de Nianing et des villages environnants devaient parcourir
chaque dimanche jusqu’à huit kilomètres à pied ou sur des chars à
bœufs brinquebalants, pour pouvoir assister à la messe dans la
ville de Mbour. En 1964, tout a enfin changé : les frères du Sacré
Cœur se sont établis dans le village de Nianing et y ont ouvert
leur provincialat pour le Sénégal avec une maison de formation pour
leurs postulants et novices. Naturellement, ils ont aussi construit
une église, et depuis lors les croyants peuvent y assister à
l’eucharistie en commun avec les religieux.
Là-dessus, l’archevêque de Dakar a rapidement érigé Nianing en
paroisse, et c’est ainsi que, depuis lors, on y trouve aussi un
curé. La paroisse est très active : il y a des groupes de jeunes et
des groupes de femmes, des scouts, un groupe compétent pour
organiser la liturgie, une fraternité de catéchètes, différents
groupes de prières et la « jeunesse étudiante
catholique ». Bien qu’au Sénégal il y ait à peine 5 % de
catholiques alors que les musulmans constituent environ 90 % de la
population, les catholiques sont très actifs. A Nianing, il y a
même tant de fidèles qui viennent à la messe que quelques-uns sont
obligés de rester dehors !
Par ailleurs, les jeunes hommes qui se sentent appelés à la vie
religieuse continuent d’y être formés. Les frères du Sacré Cœur de
Jésus de la province du Sénégal tiennent actuellement huit écoles
au Sénégal et deux en Guinée Conakry. Désormais, les jeunes
vocations ne proviennent plus seulement du Sénégal, mais aussi de
Côte d’Ivoire, du Togo, du Burkina Faso, du Mali, du Cameroun et du
Tchad. Pour les postulants et les novices, la chapelle est le cœur
des bâtiments de l’ordre au sein desquels ils se préparent à faire
leurs vœux perpétuels.
Cependant, Nianing se trouve quand même au bord de la mer, à
environ 80 kilomètres au sud de la capitale Dakar. La matière ayant
servi à construire l’église, qui est exposée à l’air salé depuis 45
ans, s’en trouve de plus en plus abîmée. La rouille corrode tout ce
qui est fait de métal, et même le bois souffre. La charpente des
combles, les châssis, les portes, le toit couvert de tôle, les
bancs, les panneaux de bois à l’intérieur de l’église – la morsure
du temps et le sel de la mer toute proche rongent tout.
Frère Mathieu Cabo, qui a participé à la construction de la
chapelle en 1964 et a vécu à Nianing comme élève, postulant, novice
et jeune religieux, et y a travaillé comme enseignant après ses
vœux, nous déclare : « Pendant mes dernières vacances en
novembre 2007, j’ai passé quelques jours dans notre provincialat de
Nianing, et j’ai prié dans cette chapelle où j’ai renouvelé mes
vœux religieux à différentes reprises et ai assisté beaucoup de mes
confrères. En effet, elle n’est plus comme avant, elle a perdu sa
beauté et sa fraîcheur d’autrefois. Elle doit être réparée. »
Aujourd’hui, Frère Mathieu fait son service à Rome, mais il nous
demande de l’aide pour ses confrères et pour les fidèles de la
paroisse.
Nous avons promis 25.000 Euros pour la rénovation de cette chapelle
qui, aussi bien pour les fidèles de la paroisse de Nianing que pour
les frères du Sacré Cœur de Jésus, est le lieu où ils se
rassemblent autour de la table du Seigneur. Un cordial « Dieu
vous le rende » à tous ceux qui voudront contribuer à ce que
la chapelle devienne à nouveau un espace digne de la prière.
Code: 146-04-19![]()
Construction d’une maison de formation pour les Sœurs du
Saint Esprit dans l’archevêché de Tuguegarao
Dans
beaucoup de pays du monde occidental, des monastères doivent être
fermés parce que la nouvelle génération fait défaut. Dans le
tiers-monde, c’est souvent différent : là, il y a des jeunes filles
qui veulent servir Dieu et les hommes, mais les monastères sont
trop petits pour toutes les accueillir. Il en va aussi ainsi pour
les sœurs du Saint Esprit de l’archevêché de Tuguegarao sur l’île
de Luzon aux Philippines.
Les religieuses effectuent un travail précieux dans presque tous
les domaines, car elles ne veulent pas limiter leur apostolat à un
domaine particulier, mais nous disent au contraire : « Nous
étendons notre activité, si nous voyons une détresse et si l’Esprit
Saint nous appelle à un service. »
A Maddarulug, les sœurs dirigent un centre pastoral qui propose
beaucoup de programmes différents : Cours de formation pour
catéchètes, préparation au mariage, instruction religieuse, soutien
aux enfants déscolarisés afin qu’ils puissent passer un examen
final, exercices spirituels avant tout pour infirmières et
médecins, et encore beaucoup plus. Par ailleurs, les sœurs rendent
visite aux familles pauvres et les soutiennent, elles font le
catéchisme aux enfants dans la paroisse ; elles préparent les
enfants à leur première communion et les adolescents à la
confirmation. Elles distribuent des Bibles aux familles et
apprennent aux gens à améliorer leur vie, aussi bien
spirituellement que d’un point de vue social.
Plusieurs jeunes filles voudraient bien se joindre aux Sœurs du
Saint Esprit, mais la maison est trop petite. Les premières jeunes
sœurs ont dû se partager une chambre à trois, mais les vocations
augmentent, et les candidates ont besoin de place pour pouvoir
étudier, et de silence pour pouvoir développer leur vie
spirituelle. Même le droit canon prescrit qu’il y ait une maison de
formation pour les jeunes novices et postulantes.
L’archevêque de Tuguegarao, Mgr Diosdado A. Talamayan, apprécie
beaucoup le travail des sœurs et est heureux quelles soient là. De
ce fait il a mis à leur disposition un terrain sur lequel elles
puissent construire leur maison de formation. Mais l’archevêché n’a
pas assez d’argent pour financer la construction, c’est pourquoi il
dépose sur notre cœur le souhait des religieuses afin que nous les
aidions. Nous avons promis 30.000 Euros aux sœurs afin qu’elles
n’aient pas à refuser les jeunes femmes qui se sentent appelées à
la vie religieuse.
Code: 329-05-19![]()
Formation de 18 séminaristes et de 3 novices de la
«Congrégation des Rosarians »
En tant que
« moine fou », Bastiampillai Anthonipillai est devenu
célèbre aussi bien parmi les catholiques que parmi les hindous du
Sri Lanka. Car le fondateur du premier ordre masculin contemplatif
indigène de toute l’Asie, les Rosarians, a non seulement mené une
vie d’une stricte ascèse en ne dormant que deux ou trois heures par
nuit, mais il a également abrogé le système des castes en
accueillant dans son ordre des membres de toutes les castes. Pour
le Père Thomas – c’est son nom dans la vie religieuse – seul compte
l’amour qu’a un postulant pour Jésus Christ. Et bien que cette
manière d’agir se heurtât encore à une grande résistance dans les
années 1930 et fût considérée comme « folle », le thème
des castes n’a plus jamais été mentionné dans sa communauté.
Mais cela n’a pas été la seule résistance contre laquelle le Père
Thomas a eu à combattre, car il a souffert d’une santé fragile
pendant toute sa vie. Déjà à sa naissance en 1886, tout le monde
pensait qu’il ne vivrait pas plus de quelques heures. Pendant toute
sa vie, il a souffert de nombreuses maladies, dépendant sans cesse
des médicaments, et il est même tombé si gravement malade pendant
son noviciat qu’on lui a donné l’extrême onction car il semblait
promis à la mort. Mais le premier habitant du Sri Lanka pour lequel
le Saint-Siège ait introduit une cause de béatification n’est mort
qu’en 1964, à l’âge de 78 ans. Le Supérieur des Oblats de cette
époque, donc le Supérieur de l’ordre dans lequel il est entré quand
il était jeune homme avant de fonder lui-même la Congrégation des
Rosarians, a déclaré, après avoir rendu visite au Père Thomas peu
de temps avant sa mort : « Si vous voulez voir un Saint, allez
à Thologatty. On rencontre chez ce vieil homme tout ce qui évoque
habituellement la « sainteté », tout ce qui correspond à
notre représentation d’un homme de Dieu. »
Cependant, le Père Thomas était non seulement un saint prêtre, un
moine ascétique et un grand savant, mais aussi un grand connaisseur
de l’hindouisme. Par son savoir, mais également par son témoignage
personnel, il s’est acquis un grand respect parmi les hindous et a
conduit avec eux un dialogue fructueux. Il a respecté les riches
traditions de la culture orientale. L’ordre qu’il a fondé se base
sur la tradition monastique des Bénédictins et des Trappistes, mais
il est ancré dans la culture locale.
L’actuelle génération de la « Congrégation des
Rosarians » se réjouit aussi d’avoir encore aujourd’hui de
nombreuses vocations. Actuellement, ils sont 18 grands séminaristes
et 3 novices à se préparer à une vie de prière dédiée à Dieu. Pour
la congrégation, il est toutefois difficile de subvenir aux frais
de formation. Non seulement parce que les congrégations locales
sont tout simplement pauvres, vu qu’elles ne reçoivent pas d’aide
de confrères ou consoeurs des pays riches comme c’est le cas pour
les congrégations internationales, mais aussi parce que, jusqu’à il
y a six mois, le Sri Lanka a été frappé par une guerre civile qui a
conduit à presque 26 années de deuil, de souffrance et de misère
dans le pays. Le pays mettra encore longtemps à récupérer de cette
guerre civile, c’est pourquoi le Père Philip Stanislaus, Supérieur
de la Congrégation, nous demande encore de l’aide cette année. Nous
lui avons promis 10.000 Euros, car le pays blessé a besoin de la
prière et du témoignage des jeunes religieux.
Le Père Philip nous écrit : « Nous prions le Seigneur de bénir
tous vos efforts en faveur des nombreux prêtres et de la formation
des religieux. Puisque nous sommes une communauté contemplative
consacrée à la mission de la prière, je demanderai à tous ses
membres de prier et de faire des sacrifices pour vos demandes et
celles de vos bienfaiteurs. (…) Nous vous sommes très
reconnaissants de savoir apprécier notre façon de vivre et de nous
soutenir. »
Code: 312-02-79![]()
Soutien à la formation de 40 catéchètes de la paroisse
de l’Immaculée Conception à Villard
Il y a deux ans,
le curé Charles Faubert a reçu de son évêque la mission de
développer les paroisses nouvellement créées à Villard, dans le
nord de Haïti. Ça n’a pas été une tâche facile, car le diocèse Les
Gonaïves, dont fait partie la paroisse, se trouve dans l’une des
régions les plus pauvres du pays, lui-même extrêmement pauvre.
Pauvreté, sida, délinquance juvénile, analphabétisme, chômage –
tout cela rend difficile de construire quelque chose. Beaucoup de
jeunes ont perdu l’espoir et s’étourdissent avec l’alcool, les
drogues et les aventures sexuelles. À cela s’ajoutent encore les
troubles politiques et les catastrophes naturelles qui surviennent
sans cesse, telles que les cyclones dévastateurs Jeanne en 2004 et
Hanna en 2008 qui ont provoqué de graves dégâts. Par ailleurs, la
paroisse est très grande : 40.000 personnes vivent ici. Des Pères
spiritains viennent parfois d’une autre ville pour aider le curé,
mais ils ne sont qu’un petit nombre et ont eux-mêmes trop de
fidèles à s’occuper pour pouvoir mettre en place la pastorale de la
nouvelle paroisse à partir de rien.
Mais le Père Faubert ne s’est pas laissé décourager. Au contraire,
il s’est mis au travail. Juste après son arrivée, il a commencé à
rendre visite aux villages qui font partie de sa paroisse, pour
savoir ce qui était nécessaire pour lui redonner vie. Ces villages,
dont quatre ont leur propre chapelle, ne sont certes pas très
éloignés du siège de la paroisse, mais par temps de pluie ils ne
sont presque pas accessibles. Par ailleurs, le prêtre a découvert
que, bien que beaucoup de personnes étaient très croyantes, il y
avait quelques problèmes de catéchèse et de liturgie, c’est-à-dire
que les fidèles n’avaient pas correctement compris certaines choses
qui font partie de la foi catholique. Justement en Haïti, dont les
habitants sont en grande partie des descendants d’esclaves
africains, les rituels « magiques » du culte vaudou sont
largement répandus – souvent même parmi les catholiques
pratiquants. Cependant l’Église s’efforce de transmettre aux gens
la pure foi catholique, et il y a beaucoup de paroisses très
vivantes dans lesquelles les fidèles vivent leur foi avec une
grande dévotion et une profonde piété.
Le curé Faubert voudrait développer une telle paroisse. Pour
transposer ce plan dans les faits, il a eu une idée : Il a besoin
de catéchètes qui puissent aider les fidèles à comprendre
correctement la doctrine de l’Église et à vivre la foi. Ces
catéchètes laïcs seraient également auprès des gens dans les
villages lorsque aucun prêtre ne peut venir, car ces laïcs formés
vivraient eux-mêmes partout où sont les fidèles.
Il y a des catholiques engagés qui veulent corps et âme développer
la vie de la paroisse. Mais maintenant, il faut aussi former les
futurs catéchètes, et le Père Faubert espère notre aide car c’est
sur la base du catéchisme catholique qu’ils doivent apprendre par
exemple ce que signifient les sept sacrements, d’où ils viennent,
ce qu’ils provoquent chez ceux qui les reçoivent, et il voudrait
qu’ils en apprennent aussi davantage en matière de liturgie.
Cependant, l’argent manque pour cette formation. Nous avons promis
4.000 Euros à ce prêtre engagé qui nous écrit, et qui fait toujours
confiance à la Divine Providence et à notre aide.
Code: 224-07-49![]()
Formation de 30 jeunes pour qu’ils deviennent moniteurs
sur le haut plateau des Andes
Le Père William Ugarte,
curé d’Uncía, a beaucoup à faire quand il veut rendre visite à ses
ouailles : sa paroisse San Miguel, dont le centre se situe à 4400
mètres d’altitude dans les Andes, se compose de 208 petits villages
qui sont dispersés à travers la montagne et ne sont accessibles que
par des routes non goudronnées. Mais malgré la fatigue, il se
réjouit à chaque fois qu’il arrive dans l’un des villages, car les
fidèles attendent le prêtre avec impatience, et ils célèbrent leur
foi de tout leur cœur – souvent avec des chants, des danses et des
processions hautes en couleur.
Mais le Père Ugarte sait aussi que quelque chose doit changer pour
que les gens aient un avenir. Car la population indienne qui vit
ici souffre d’une cruelle pauvreté. Autrefois, l’exploitation de
l’étain était florissante dans la région, mais les mines sont
maintenant fermées et il n’y a plus de travail. Toute la région est
économiquement à terre. On ne peut pas non plus beaucoup gagner par
l’agriculture : les habitants ne savent pas comment bien cultiver
les champs, et le sol pauvre ne rapporte presque aucunes recettes.
Le climat rude fait le reste.
Ce sont surtout les possibilités d’éducation qui font défaut :
nulle part ailleurs qu’en Bolivie, qui du reste fait partie des
pays les plus pauvres d’Amérique latine, il n’y a autant de gens
qui ne savent ni lire ni écrire ; et le manque de formation, à son
tour, a pour conséquence d’empêcher les gens – surtout les jeunes –
de se libérer de leur misère. Le curé déplore que la région soit
complètement négligée par le gouvernement. Cette frustration, mais
également l’ennui, conduisent souvent à la violence, et les
habitants des différents villages se battent entre eux parfois de
façon sanglante.
Ici, l’Église peut beaucoup faire en enseignant aux jeunes à
modifier leur comportement et à trouver un sens à leur vie. Mais le
prêtre ne peut pas faire ça seul dans une paroisse qui s’étend sur
une si grande zone, car il ne peut pas être partout à la fois.
C’est pourquoi le Père Ugarte voudrait former des jeunes ayant
entre 16 et 23 ans à apprendre à leurs contemporains ainsi qu’à de
plus jeunes adolescents à orienter leur vie sur l’évangile. Comme
le prêtre sait qu’il n’en va pas autrement dans les autres
paroisses du haut plateau des Andes que dans la sienne, il voudrait
ouvrir ce programme également aux jeunes de neuf autres paroisses.
30 jeunes doivent être formés à devenir des moniteurs qui pourront
prendre en charge la pastorale des jeunes dans les paroisses
situées en altitude dans les Andes. Mais cela n’est pas encore tout
ce que le programme doit accomplir, car les jeunes vont aussi
acquérir de nombreuses et précieuses compétences pratiques, et le
reste de la population profitera également de leurs connaissances.
Le curé voudrait en effet que les jeunes filles et jeunes gens
soient aussi en mesure d’aider les habitants des villages à
améliorer leurs conditions de vie et à faire avancer le
développement. Nous avons promis 1.670 Euros au Père Ugarte. Car
cette somme relativement faible est suffisante pour changer la vie
de nombreuses personnes sur le haut plateau des Andes.
Code: 211-20-49![]()
Le chauffage pour le presbytère de la paroisse St.
Pierre et St. Paul à Gevgelija
La plupart des quelque
20.000 catholiques qui vivent en Macédoine, sur le territoire de
l’ex-république yougoslave, appartiennent au rite byzantin. Leurs
prêtres sont en majeure partie mariés, selon l’habitude des Églises
orientales. Le Père Dimitar Tasev, curé de Gevgelija, une ville
située non loin de la frontière grecque, a également une famille.
Le plus jeune de ses trois enfants vient de naître en septembre de
cette année. Son deuxième fils est handicapé ; il est venu au monde
avec la trisomie 21.
La famille vit dans une petite maison qui a trois pièces, une
cuisine et une modeste salle de bain. Les deux chambres à coucher
dans lesquelles dorment les parents et les trois enfants ne sont
pas chauffées. En hiver, la famille passe la nuit dans la salle de
séjour – la seule pièce qui soit chaude. Si on posait des tuyaux
pour chauffer également les autres pièces, on pourrait chauffer
toute la maison avec la même quantité de bois que celle
actuellement utilisée. Mais le Père Tasev ne peut pas se permettre
cette installation.
Justement, les prêtres mariés des Églises orientales souffrent
souvent d’une grande pauvreté, car ils doivent subvenir non
seulement à leurs propres besoins, mais aussi à ceux de leurs
familles. Ils ne reçoivent pas un centime de l’État, ils ne
touchent pas non plus de salaire, mais ils vivent de ce que les
fidèles leur donnent pour leur service. En Macédoine, qui avant
même son indépendance était déjà une région économiquement retardée
avec une industrie peu développée et de faibles réserves de
matières premières, les fidèles ne peuvent pas beaucoup donner
parce qu’ils sont eux-mêmes pauvres. Si l’épouse d’un prêtre exerce
un métier, la situation est légèrement meilleure, mais avec un bébé
et un enfant handicapé, la femme du Père Tasev ne peut vaquer à
aucune occupation professionnelle.
Le curé lui-même s’occupe de ses fidèles 24 heures sur 24. La
paroisse comporte encore deux églises dont l’une se trouve à 30
kilomètres. Il est ainsi constamment sur les routes, pour donner
les sacrements, rendre visite aux malades, célébrer la messe… Au
début, il n’avait même pas de voiture à sa disposition. A l’époque,
il nous avait déjà demandé une fois de l’aide, et nous l’avions
aidé à acquérir une voiture afin qu’il ait plus de facilité à
exercer ses fonctions dans sa paroisse. Les fidèles n’avaient pas
eu de curé pendant 50 ans. Le besoin d’une prise en charge
pastorale est d’autant plus grand. Quand le Père Tasev a été nommé
curé en 2004 pour diriger la paroisse, les gens ont tous été très
heureux. Par ailleurs, il est aussi le pasteur des Sœurs de
l’Eucharistie qui ont leur couvent à côté de l’église paroissiale
de Gevgelija.
Cette fois-ci, le Père Tasev nous demande de l’aide pour sa
famille, afin que ses enfants ne meurent pas de froid en hiver.
Nous lui avons promis 4.000 Euros.
Ce prêtre engagé nous écrit : « Je vous remercie du fond du
cœur pour l’aide désintéressée que vous nous accordez toujours
quand nous en avons besoin. » Nous espérons que des personnes
au bon cœur auront pitié de ses enfants qui gèlent, et comme
« cadeau de Noël » l’aideront à chauffer sa maison.
Code: 450-01-1-![]()
Construction d’une petite église pour la paroisse Padre
Pio de Liozno
C’est à 10 kilomètres de la frontière
actuelle entre la Russie et l’est de la Biélorussie que se trouve
la ville de Liozno où l’artiste mondialement connu Marc Chagall a
vu le jour en 1887. Une grande partie de la population juive de la
ville a été exterminée par les nazis au cours de la deuxième guerre
mondiale.
Sous la domination soviétique, les cloches des églises chrétiennes
se sont également tues pendant longtemps. La minorité catholique de
ce pays marqué par l’orthodoxie majoritaire se compose surtout de
fidèles d’origine polonaise. A Liozno, les catholiques n’ont
recommencé à se réunir pour prier qu’une dizaine d’années après
l’effondrement de l’Union soviétique. D’abord, quelques fidèles se
sont rassemblés au cimetière de la ville. C’est là qu’a été dite en
2001 la première messe après des décennies de pouvoir athée. Peu de
temps après, l’évêque catholique de Vitebsk a organisé à Liozno une
paroisse qui a été prise en charge par un prêtre de Vitebsk. Il
avait à ses côtés des sœurs de la communauté de « Jésus
Miséricordieux » qui ont mis en place une catéchèse pour les
enfants. Mais c’était une paroisse sans église. Les fidèles ne
savaient pas où se rassembler jusqu’à ce qu’une femme de la
paroisse ouvre les portes de sa maison et mette une pièce à leur
disposition comme chapelle provisoire. Au début, il y avait environ
20 fidèles qui participaient régulièrement aux offices, mais ils
sont devenus plus nombreux, ce qui naturellement a fait de cette
maison privée une solution provisoire. Enfin, la paroisse a eu
l’occasion d’acheter une petite maison qui a été transformée en
chapelle. Les fidèles ont arrangé la pièce principale avec beaucoup
d’amour, de manière à lui donner réellement l’aspect d’une petite
église : avec un petit autel recouvert d’un napperon et décoré de
fleurs et de bougies, avec une grande image de Saint Padre Pio de
Pietrelcina, qui a donné son nom à la paroisse, avec un grand
crucifix, des bancs et tout ce qui fait partie d’une chapelle. Dans
le jardin, on a dressé une grande croix de bois qui montre que la
maison est une maison du culte. Mais la paroisse continue de
grandir, et la place est beaucoup trop limitée. Tout au plus 40
fidèles peuvent rentrer – et encore, en se serrant bien. La
paroisse est très active : une messe est célébrée chaque jour, il y
en a deux le dimanche. Il y a des enfants et des groupes de jeunes,
des rencontres pour personnes âgées ainsi qu’une section du groupe
de prière « Rosaire vivant ». Le premier vendredi de
chaque mois (cœur de Jésus), le curé rend visite chez eux ou à
l’hôpital aux membres malades et âgés de sa paroisse qui ne peuvent
plus venir à la messe, et leur apporte la communion.
L’actuel curé de la paroisse, Oleg Piwowar, voudrait maintenant
construire une petite église. Il nous écrit : « Au nom de
toute la paroisse, je vous demande une aide financière pour
construire une nouvelle chapelle, plus grande, dans laquelle un
plus grand nombre de fidèles puissent trouver place et où la
catéchèse puisse se tenir, car nous-mêmes ne sommes pas en mesure
de commencer la construction ». Nous avons promis 20.000 Euros
au Père Piwowar et à ses fidèles.
Code: 439-01-19![]()
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