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ANNEE SACERDOTALE

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    Notre action

>  Projets du mois de décembre 2009

 

Tanzanie

tanzanie-soeurs-du-c-i-dafrique-a-musomaAide à la subsistance pour des religieuses âgées, malades et handicapées de l’ordre des « Soeurs du Coeur Immaculé d’Afrique »

 Autrefois, elles ont aidé les autres, les 23 sœurs âgées, malades ou handicapées de l’ordre des « Soeurs du Coeur Immaculé d’Afrique ». Aujourd’hui, elles-mêmes ont besoin d’aide. Quelques-unes sont complètement paralysées ou alitées et dépendent entièrement des soins. Celles qui sont encore à même de le faire continuent d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ dans la mesure de leurs possibilités, tandis que les autres sœurs qui ne peuvent plus quitter le lit, offrent leur souffrance pour les hommes qu’elles assistaient autrefois par tous les moyens et par une charité pratique. Car les « Soeurs du Coeur Immaculé d’Afrique » qui ont été fondées il y a bientôt 55 ans en Tanzanie, aident dans le pays surtout ceux qui souffrent le plus. Elles s’occupent des enfants handicapés qui au mieux sont tolérés par les familles, et souvent négligés et cachés du regard des voisins. Car en Tanzanie un handicap est considéré comme une punition pour une mauvaise action et comme une malédiction, c’est donc considéré comme un déshonneur pour la famille. Les sœurs offrent aussi un refuge aux jeunes filles qui sont contraintes au mariage par leur famille ou, comme c’est encore fréquemment le cas, sur lesquelles on pratique de force ce qu’on appelle traditionnellement « l’excision », une mutilation de l’appareil génital, brutale et lourde de conséquences. Les religieuses parlent alors avec les parents. Parfois elles réussissent à les faire changer d’avis, mais dans d’autres cas les jeunes filles restent sous la protection des sœurs. Par ailleurs, les « Soeur du Coeur Immaculé d’Afrique » s’occupent aussi des victimes du SIDA et des toxicomanes. Les sœurs partagent étroitement la vie de la population et voient de très près les préoccupations et les besoins des gens. Et les gens se fient aux sœurs, car ils le savent : S’ils ont un problème, ils trouvent auprès d’elles une oreille attentive et une main ouverte. L’ordre compte actuellement 150 sœurs. Les sœurs de la « première heure » ont placé leur œuvre dans des mains plus jeunes et ont maintenant elles-mêmes besoin de soins affectueux. On s’occupe maintenant d’elles à Musoma, au nord du pays. Avec le soutien de « l’Aide à l’Église en Détresse », un petit élevage et un jardin potager ont pu être mis en place afin que ces sœurs âgées et malades aient un peu de lait et puissent parfois manger un œuf, un peu de viande et de légumes. Cependant la production n’est pas suffisante pour que les sœurs puissent aussi en vendre une partie sur le marché. Et de ce fait elles ne peuvent pas payer par leurs propres moyens la fourniture de médicaments pour les sœurs âgées et malades. Elles ont besoin de médicaments, de déambulateurs, de lunettes, et certaines doivent être opérées. Etant donné qu’il s’agit d’une communauté locale, elles n’ont pas non plus de maison-mère à l’étranger qui pourrait les soutenir. « L’Aide à l’Église en Détresse » a promis 6.000 Euros afin que les sœurs âgées, malades et handicapées reçoivent les soins et l’assistance qu’elles ont donnés aux autres pendant toute leur vie. 
Code: 154-05-39hdepage

 
 Sénégal

Messe dans la chapelle de Nianing

Messe dans la chapelle de Nianing

Rénovation de la chapelle des Frères du Sacré Cœur de Jésus à Nianing
Il y a 55 ans, les catholiques du village de Nianing et des villages environnants devaient parcourir chaque dimanche jusqu’à huit kilomètres à pied ou sur des chars à bœufs brinquebalants, pour pouvoir assister à la messe dans la ville de Mbour. En 1964, tout a enfin changé : les frères du Sacré Cœur se sont établis dans le village de Nianing et y ont ouvert leur provincialat pour le Sénégal avec une maison de formation pour leurs postulants et novices. Naturellement, ils ont aussi construit une église, et depuis lors les croyants peuvent y assister à l’eucharistie en commun avec les religieux.
Là-dessus, l’archevêque de Dakar a rapidement érigé Nianing en paroisse, et c’est ainsi que, depuis lors, on y trouve aussi un curé. La paroisse est très active : il y a des groupes de jeunes et des groupes de femmes, des scouts, un groupe compétent pour organiser la liturgie, une fraternité de catéchètes, différents groupes de prières et la « jeunesse étudiante catholique ». Bien qu’au Sénégal il y ait à peine 5 % de catholiques alors que les musulmans constituent environ 90 % de la population, les catholiques sont très actifs. A Nianing, il y a même tant de fidèles qui viennent à la messe que quelques-uns sont obligés de rester dehors !
Par ailleurs, les jeunes hommes qui se sentent appelés à la vie religieuse continuent d’y être formés. Les frères du Sacré Cœur de Jésus de la province du Sénégal tiennent actuellement huit écoles au Sénégal et deux en Guinée Conakry. Désormais, les jeunes vocations ne proviennent plus seulement du Sénégal, mais aussi de Côte d’Ivoire, du Togo, du Burkina Faso, du Mali, du Cameroun et du Tchad. Pour les postulants et les novices, la chapelle est le cœur des bâtiments de l’ordre au sein desquels ils se préparent à faire leurs vœux perpétuels.
Cependant, Nianing se trouve quand même au bord de la mer, à environ 80 kilomètres au sud de la capitale Dakar. La matière ayant servi à construire l’église, qui est exposée à l’air salé depuis 45 ans, s’en trouve de plus en plus abîmée. La rouille corrode tout ce qui est fait de métal, et même le bois souffre. La charpente des combles, les châssis, les portes, le toit couvert de tôle, les bancs, les panneaux de bois à l’intérieur de l’église – la morsure du temps et le sel de la mer toute proche rongent tout.
Frère Mathieu Cabo, qui a participé à la construction de la chapelle en 1964 et a vécu à Nianing comme élève, postulant, novice et jeune religieux, et y a travaillé comme enseignant après ses vœux, nous déclare : « Pendant mes dernières vacances en novembre 2007, j’ai passé quelques jours dans notre provincialat de Nianing, et j’ai prié dans cette chapelle où j’ai renouvelé mes vœux religieux à différentes reprises et ai assisté beaucoup de mes confrères. En effet, elle n’est plus comme avant, elle a perdu sa beauté et sa fraîcheur d’autrefois. Elle doit être réparée. » Aujourd’hui, Frère Mathieu fait son service à Rome, mais il nous demande de l’aide pour ses confrères et pour les fidèles de la paroisse.
Nous avons promis 25.000 Euros pour la rénovation de cette chapelle qui, aussi bien pour les fidèles de la paroisse de Nianing que pour les frères du Sacré Cœur de Jésus, est le lieu où ils se rassemblent autour de la table du Seigneur. Un cordial « Dieu vous le rende » à tous ceux qui voudront contribuer à ce que la chapelle devienne à nouveau un espace digne de la prière.
Code: 146-04-19hdepage

 

Philippines

Des soeurs avec des enfants du catéchisme du centre pastoral de Maddarulug

Des soeurs avec des enfants du catéchisme du centre pastoral de Maddarulug

Construction d’une maison de formation pour les Sœurs du Saint Esprit dans l’archevêché de Tuguegarao
Dans beaucoup de pays du monde occidental, des monastères doivent être fermés parce que la nouvelle génération fait défaut. Dans le tiers-monde, c’est souvent différent : là, il y a des jeunes filles qui veulent servir Dieu et les hommes, mais les monastères sont trop petits pour toutes les accueillir. Il en va aussi ainsi pour les sœurs du Saint Esprit de l’archevêché de Tuguegarao sur l’île de Luzon aux Philippines.
Les religieuses effectuent un travail précieux dans presque tous les domaines, car elles ne veulent pas limiter leur apostolat à un domaine particulier, mais nous disent au contraire : « Nous étendons notre activité, si nous voyons une détresse et si l’Esprit Saint nous appelle à un service. »
A Maddarulug, les sœurs dirigent un centre pastoral qui propose beaucoup de programmes différents : Cours de formation pour catéchètes, préparation au mariage, instruction religieuse, soutien aux enfants déscolarisés afin qu’ils puissent passer un examen final, exercices spirituels avant tout pour infirmières et médecins, et encore beaucoup plus. Par ailleurs, les sœurs rendent visite aux familles pauvres et les soutiennent, elles font le catéchisme aux enfants dans la paroisse ; elles préparent les enfants à leur première communion et les adolescents à la confirmation. Elles distribuent des Bibles aux familles et apprennent aux gens à améliorer leur vie, aussi bien spirituellement que d’un point de vue social.
Plusieurs jeunes filles voudraient bien se joindre aux Sœurs du Saint Esprit, mais la maison est trop petite. Les premières jeunes sœurs ont dû se partager une chambre à trois, mais les vocations augmentent, et les candidates ont besoin de place pour pouvoir étudier, et de silence pour pouvoir développer leur vie spirituelle. Même le droit canon prescrit qu’il y ait une maison de formation pour les jeunes novices et postulantes.
L’archevêque de Tuguegarao, Mgr Diosdado A. Talamayan, apprécie beaucoup le travail des sœurs et est heureux quelles soient là. De ce fait il a mis à leur disposition un terrain sur lequel elles puissent construire leur maison de formation. Mais l’archevêché n’a pas assez d’argent pour financer la construction, c’est pourquoi il dépose sur notre cœur le souhait des religieuses afin que nous les aidions. Nous avons promis 30.000 Euros aux sœurs afin qu’elles n’aient pas à refuser les jeunes femmes qui se sentent appelées à la vie religieuse. 
Code: 329-05-19hdepage

 

Sri-Lanka

Novices de la Congrégation des Rosarians

Novices de la Congrégation des Rosarians

Formation de 18 séminaristes et de 3 novices de la  «Congrégation des Rosarians »
En tant que « moine fou », Bastiampillai Anthonipillai est devenu célèbre aussi bien parmi les catholiques que parmi les hindous du Sri Lanka. Car le fondateur du premier ordre masculin contemplatif indigène de toute l’Asie, les Rosarians, a non seulement mené une vie d’une stricte ascèse en ne dormant que deux ou trois heures par nuit, mais il a également abrogé le système des castes en accueillant dans son ordre des membres de toutes les castes. Pour le Père Thomas – c’est son nom dans la vie religieuse – seul compte l’amour qu’a un postulant pour Jésus Christ. Et bien que cette manière d’agir se heurtât encore à une grande résistance dans les années 1930 et fût considérée comme « folle », le thème des castes n’a plus jamais été mentionné dans sa communauté.
Mais cela n’a pas été la seule résistance contre laquelle le Père Thomas a eu à combattre, car il a souffert d’une santé fragile pendant toute sa vie. Déjà à sa naissance en 1886, tout le monde pensait qu’il ne vivrait pas plus de quelques heures. Pendant toute sa vie, il a souffert de nombreuses maladies, dépendant sans cesse des médicaments, et il est même tombé si gravement malade pendant son noviciat qu’on lui a donné l’extrême onction car il semblait promis à la mort. Mais le premier habitant du Sri Lanka pour lequel le Saint-Siège ait introduit une cause de béatification n’est mort qu’en 1964, à l’âge de 78 ans. Le Supérieur des Oblats de cette époque, donc le Supérieur de l’ordre dans lequel il est entré quand il était jeune homme avant de fonder lui-même la Congrégation des Rosarians, a déclaré, après avoir rendu visite au Père Thomas peu de temps avant sa mort : « Si vous voulez voir un Saint, allez à Thologatty. On rencontre chez ce vieil homme tout ce qui évoque habituellement la « sainteté », tout ce qui correspond à notre représentation d’un homme de Dieu. »
Cependant, le Père Thomas était non seulement un saint prêtre, un moine ascétique et un grand savant, mais aussi un grand connaisseur de l’hindouisme. Par son savoir, mais également par son témoignage personnel, il s’est acquis un grand respect parmi les hindous et a conduit avec eux un dialogue fructueux. Il a respecté les riches traditions de la culture orientale. L’ordre qu’il a fondé se base sur la tradition monastique des Bénédictins et des Trappistes, mais il est ancré dans la culture locale.
L’actuelle génération de la « Congrégation des  Rosarians » se réjouit aussi d’avoir encore aujourd’hui de nombreuses vocations. Actuellement, ils sont 18 grands séminaristes et 3 novices à se préparer à une vie de prière dédiée à Dieu. Pour la congrégation, il est toutefois difficile de subvenir aux frais de formation. Non seulement parce que les congrégations locales sont tout simplement pauvres, vu qu’elles ne reçoivent pas d’aide de confrères ou consoeurs des pays riches comme c’est le cas pour les congrégations internationales, mais aussi parce que, jusqu’à il y a six mois, le Sri Lanka a été frappé par une guerre civile qui a conduit à presque 26 années de deuil, de souffrance et de misère dans le pays. Le pays mettra encore longtemps à récupérer de cette guerre civile, c’est pourquoi le Père Philip Stanislaus, Supérieur de la Congrégation, nous demande encore de l’aide cette année. Nous lui avons promis 10.000 Euros, car le pays blessé a besoin de la prière et du témoignage des jeunes religieux.
Le Père Philip nous écrit : « Nous prions le Seigneur de bénir tous vos efforts en faveur des nombreux prêtres et de la formation des religieux. Puisque nous sommes une communauté contemplative consacrée à la mission de la prière, je demanderai à tous ses membres de prier et de faire des sacrifices pour vos demandes et celles de vos bienfaiteurs. (…) Nous vous sommes très reconnaissants de savoir apprécier notre façon de vivre et de nous soutenir. »
Code: 312-02-79hdepage

 

Haïti

Catéchisme à la paroisse de l'Immaculée Conception à Villard

Catéchisme à la paroisse de l'Immaculée Conception à Villard

Soutien à la formation de 40 catéchètes de la paroisse de l’Immaculée Conception à Villard
Il y a deux ans, le curé Charles Faubert a reçu de son évêque la mission de développer les paroisses nouvellement créées à Villard, dans le nord de Haïti. Ça n’a pas été une tâche facile, car le diocèse Les Gonaïves, dont fait partie la paroisse, se trouve dans l’une des régions les plus pauvres du pays, lui-même extrêmement pauvre. Pauvreté, sida, délinquance juvénile, analphabétisme, chômage – tout cela rend difficile de construire quelque chose. Beaucoup de jeunes ont perdu l’espoir et s’étourdissent avec l’alcool, les drogues et les aventures sexuelles. À cela s’ajoutent encore les troubles politiques et les catastrophes naturelles qui surviennent sans cesse, telles que les cyclones dévastateurs Jeanne en 2004 et Hanna en 2008 qui ont provoqué de graves dégâts. Par ailleurs, la paroisse est très grande : 40.000 personnes vivent ici. Des Pères spiritains viennent parfois d’une autre ville pour aider le curé, mais ils ne sont qu’un petit nombre et ont eux-mêmes trop de fidèles à s’occuper pour pouvoir mettre en place la pastorale de la nouvelle paroisse à partir de rien.
Mais le Père Faubert ne s’est pas laissé décourager. Au contraire, il s’est mis au travail. Juste après son arrivée, il a commencé à rendre visite aux villages qui font partie de sa paroisse, pour savoir ce qui était nécessaire pour lui redonner vie. Ces villages, dont quatre ont leur propre chapelle, ne sont certes pas très éloignés du siège de la paroisse, mais par temps de pluie ils ne sont presque pas accessibles. Par ailleurs, le prêtre a découvert que, bien que beaucoup de personnes étaient très croyantes, il y avait quelques problèmes de catéchèse et de liturgie, c’est-à-dire que les fidèles n’avaient pas correctement compris certaines choses qui font partie de la foi catholique. Justement en Haïti, dont les habitants sont en grande partie des descendants d’esclaves africains, les rituels « magiques » du culte vaudou sont largement répandus – souvent même parmi les catholiques pratiquants. Cependant l’Église s’efforce de transmettre aux gens la pure foi catholique, et il y a beaucoup de paroisses très vivantes dans lesquelles les fidèles vivent leur foi avec une grande dévotion et une profonde piété.
Le curé Faubert voudrait développer une telle paroisse. Pour transposer ce plan dans les faits, il a eu une idée : Il a besoin de catéchètes qui puissent aider les fidèles à comprendre correctement la doctrine de l’Église et à vivre la foi. Ces catéchètes laïcs seraient également auprès des gens dans les villages lorsque aucun prêtre ne peut venir, car ces laïcs formés vivraient eux-mêmes partout où sont les fidèles.
Il y a des catholiques engagés qui veulent corps et âme développer la vie de la paroisse. Mais maintenant, il faut aussi former les futurs catéchètes, et le Père Faubert espère notre aide car c’est sur la base du catéchisme catholique qu’ils doivent apprendre par exemple ce que signifient les sept sacrements, d’où ils viennent, ce qu’ils provoquent chez ceux qui les reçoivent, et il voudrait qu’ils en apprennent aussi davantage en matière de liturgie. Cependant, l’argent manque pour cette formation. Nous avons promis 4.000 Euros à ce prêtre engagé qui nous écrit, et qui fait toujours confiance à la Divine Providence et à notre aide.
Code: 224-07-49hdepage

 

Bolivie

Des fidèles sur le haut plateau des Andes

Des fidèles sur le haut plateau des Andes

Formation de 30 jeunes pour qu’ils deviennent moniteurs sur le haut plateau des Andes
Le Père William Ugarte, curé d’Uncía, a beaucoup à faire quand il veut rendre visite à ses ouailles : sa paroisse San Miguel, dont le centre se situe à 4400 mètres d’altitude dans les Andes, se compose de 208 petits villages qui sont dispersés à travers la montagne et ne sont accessibles que par des routes non goudronnées. Mais malgré la fatigue, il se réjouit à chaque fois qu’il arrive dans l’un des villages, car les fidèles attendent le prêtre avec impatience, et ils célèbrent leur foi de tout leur cœur – souvent avec des chants, des danses et des processions hautes en couleur.
Mais le Père Ugarte sait aussi que quelque chose doit changer pour que les gens aient un avenir. Car la population indienne qui vit ici souffre d’une cruelle pauvreté. Autrefois, l’exploitation de l’étain était florissante dans la région, mais les mines sont maintenant fermées et il n’y a plus de travail. Toute la région est économiquement à terre. On ne peut pas non plus beaucoup gagner par l’agriculture : les habitants ne savent pas comment bien cultiver les champs, et le sol pauvre ne rapporte presque aucunes recettes. Le climat rude fait le reste.
Ce sont surtout les possibilités d’éducation qui font défaut : nulle part ailleurs qu’en Bolivie, qui du reste fait partie des pays les plus pauvres d’Amérique latine, il n’y a autant de gens qui ne savent ni lire ni écrire ; et le manque de formation, à son tour, a pour conséquence d’empêcher les gens – surtout les jeunes – de se libérer de leur misère. Le curé déplore que la région soit complètement négligée par le gouvernement. Cette frustration, mais également l’ennui, conduisent souvent à la violence, et les habitants des différents villages se battent entre eux parfois de façon sanglante.
Ici, l’Église peut beaucoup faire en enseignant aux jeunes à modifier leur comportement et à trouver un sens à leur vie. Mais le prêtre ne peut pas faire ça seul dans une paroisse qui s’étend sur une si grande zone, car il ne peut pas être partout à la fois. C’est pourquoi le Père Ugarte voudrait former des jeunes ayant entre 16 et 23 ans à apprendre à leurs contemporains ainsi qu’à de plus jeunes adolescents à orienter leur vie sur l’évangile. Comme le prêtre sait qu’il n’en va pas autrement dans les autres paroisses du haut plateau des Andes que dans la sienne, il voudrait ouvrir ce programme également aux jeunes de neuf autres paroisses. 30 jeunes doivent être formés à devenir des moniteurs qui pourront prendre en charge la pastorale des jeunes dans les paroisses situées en altitude dans les Andes. Mais cela n’est pas encore tout ce que le programme doit accomplir, car les jeunes vont aussi acquérir de nombreuses et précieuses compétences pratiques, et le reste de la population profitera également de leurs connaissances. Le curé voudrait en effet que les jeunes filles et jeunes gens soient aussi en mesure d’aider les habitants des villages à améliorer leurs conditions de vie et à faire avancer le développement. Nous avons promis 1.670 Euros au Père Ugarte. Car cette somme relativement faible est suffisante pour changer la vie de nombreuses personnes sur le haut plateau des Andes.
Code: 211-20-49hdepage

 

Macédoine

Le père Dimitar Tasev et sa famille devant l'iconostase de l'église paroissiale de Gevgelija

Le père Dimitar Tasev et sa famille devant l'iconostase de l'église paroissiale de Gevgelija

Le chauffage pour le presbytère de la paroisse St. Pierre et St. Paul à Gevgelija
La plupart des quelque 20.000 catholiques qui vivent en Macédoine, sur le territoire de l’ex-république yougoslave, appartiennent au rite byzantin. Leurs prêtres sont en majeure partie mariés, selon l’habitude des Églises orientales. Le Père Dimitar Tasev, curé de Gevgelija, une ville située non loin de la frontière grecque, a également une famille. Le plus jeune de ses trois enfants vient de naître en septembre de cette année. Son deuxième fils est handicapé ; il est venu au monde avec la trisomie 21.
La famille vit dans une petite maison qui a trois pièces, une cuisine et une modeste salle de bain. Les deux chambres à coucher dans lesquelles dorment les parents et les trois enfants ne sont pas chauffées. En hiver, la famille passe la nuit dans la salle de séjour – la seule pièce qui soit chaude. Si on posait des tuyaux pour chauffer également les autres pièces, on pourrait chauffer toute la maison avec la même quantité de bois que celle actuellement utilisée. Mais le Père Tasev ne peut pas se permettre cette installation.
Justement, les prêtres mariés des Églises orientales souffrent souvent d’une grande pauvreté, car ils doivent subvenir non seulement à leurs propres besoins, mais aussi à ceux de leurs familles. Ils ne reçoivent pas un centime de l’État, ils ne touchent pas non plus de salaire, mais ils vivent de ce que les fidèles leur donnent pour leur service. En Macédoine, qui avant même son indépendance était déjà une région économiquement retardée avec une industrie peu développée et de faibles réserves de matières premières, les fidèles ne peuvent pas beaucoup donner parce qu’ils sont eux-mêmes pauvres. Si l’épouse d’un prêtre exerce un métier, la situation est légèrement meilleure, mais avec un bébé et un enfant handicapé, la femme du Père Tasev ne peut vaquer à aucune occupation professionnelle.
Le curé lui-même s’occupe de ses fidèles 24 heures sur 24. La paroisse comporte encore deux églises dont l’une se trouve à 30 kilomètres. Il est ainsi constamment sur les routes, pour donner les sacrements, rendre visite aux malades, célébrer la messe… Au début, il n’avait même pas de voiture à sa disposition. A l’époque, il nous avait déjà demandé une fois de l’aide, et nous l’avions aidé à acquérir une voiture afin qu’il ait plus de facilité à exercer ses fonctions dans sa paroisse. Les fidèles n’avaient pas eu de curé pendant 50 ans. Le besoin d’une prise en charge pastorale est d’autant plus grand. Quand le Père Tasev a été nommé curé en 2004 pour diriger la paroisse, les gens ont tous été très heureux. Par ailleurs, il est aussi le pasteur des Sœurs de l’Eucharistie qui ont leur couvent à côté de l’église paroissiale de Gevgelija.
Cette fois-ci, le Père Tasev nous demande de l’aide pour sa famille, afin que ses enfants ne meurent pas de froid en hiver. Nous lui avons promis 4.000 Euros.
Ce prêtre engagé nous écrit : « Je vous remercie du fond du cœur pour l’aide désintéressée que vous nous accordez toujours quand nous en avons besoin. » Nous espérons que des personnes au bon cœur auront pitié de ses enfants qui gèlent, et comme « cadeau de Noël » l’aideront à chauffer sa maison.
Code: 450-01-1-hdepage

 

Biélorussie

Intérieur de la pièce, trop petite, où se rassemblaient les fidèles jusqu'à présent

Intérieur de la pièce, trop petite, où se rassemblaient les fidèles jusqu'à présent

Construction d’une petite église pour la paroisse Padre Pio de Liozno
C’est à 10 kilomètres de la frontière actuelle entre la Russie et l’est de la Biélorussie que se trouve la ville de Liozno où l’artiste mondialement connu Marc Chagall a vu le jour en 1887. Une grande partie de la population juive de la ville a été exterminée par les nazis au cours de la deuxième guerre mondiale.
Sous la domination soviétique, les cloches des églises chrétiennes se sont également tues pendant longtemps. La minorité catholique de ce pays marqué par l’orthodoxie majoritaire se compose surtout de fidèles d’origine polonaise. A Liozno, les catholiques n’ont recommencé à se réunir pour prier qu’une dizaine d’années après l’effondrement de l’Union soviétique. D’abord, quelques fidèles se sont rassemblés au cimetière de la ville. C’est là qu’a été dite en 2001 la première messe après des décennies de pouvoir athée. Peu de temps après, l’évêque catholique de Vitebsk a organisé à Liozno une paroisse qui a été prise en charge par un prêtre de Vitebsk. Il avait à ses côtés des sœurs de la communauté de « Jésus Miséricordieux » qui ont mis en place une catéchèse pour les enfants. Mais c’était une paroisse sans église. Les fidèles ne savaient pas où se rassembler jusqu’à ce qu’une femme de la paroisse ouvre les portes de sa maison et mette une pièce à leur disposition comme chapelle provisoire. Au début, il y avait environ 20 fidèles qui participaient régulièrement aux offices, mais ils sont devenus plus nombreux, ce qui naturellement a fait de cette maison privée une solution provisoire. Enfin, la paroisse a eu l’occasion d’acheter une petite maison qui a été transformée en chapelle. Les fidèles ont arrangé la pièce principale avec beaucoup d’amour, de manière à lui donner réellement l’aspect d’une petite église : avec un petit autel recouvert d’un napperon et décoré de fleurs et de bougies, avec une grande image de Saint Padre Pio de Pietrelcina, qui a donné son nom à la paroisse, avec un grand crucifix, des bancs et tout ce qui fait partie d’une chapelle. Dans le jardin, on a dressé une grande croix de bois qui montre que la maison est une maison du culte. Mais la paroisse continue de grandir, et la place est beaucoup trop limitée. Tout au plus 40 fidèles peuvent rentrer – et encore, en se serrant bien. La paroisse est très active : une messe est célébrée chaque jour, il y en a deux le dimanche. Il y a des enfants et des groupes de jeunes, des rencontres pour personnes âgées ainsi qu’une section du groupe de prière « Rosaire vivant ». Le premier vendredi de chaque mois (cœur de Jésus), le curé rend visite chez eux ou à l’hôpital aux membres malades et âgés de sa paroisse qui ne peuvent plus venir à la messe, et leur apporte la communion.
L’actuel curé de la paroisse, Oleg Piwowar, voudrait maintenant construire une petite église. Il nous écrit : « Au nom de toute la paroisse, je vous demande une aide financière pour construire une nouvelle chapelle, plus grande, dans laquelle un plus grand nombre de fidèles puissent trouver place et où la catéchèse puisse se tenir, car nous-mêmes ne sommes pas en mesure de commencer la construction ». Nous avons promis 20.000 Euros au Père Piwowar et à ses fidèles.
Code: 439-01-19hdepage

 

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