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Missions 2018

En 2018, l’AED a envoyé une soixante de jeunes au Bénin, en Égypte, à Haïti, en Inde, au Liban, en Russie, en Terre Sainte et en Ukraine.

 

Le Bénin

« Le dépaysement a été total ! Cette mission au Bénin a été très riche spirituellement. Les échanges avec le père Romuald ont été très appréciés et les moments de prière avec la communauté de Nadota m’ont permis de réaliser la belle universalité de l’Église. Humainement, nous avons pu tisser de beaux liens au sein de notre équipe mais aussi avec les enfants et les animateurs béninois. Culturellement, nous avons pu échanger à propos de nos différents points de vue et nos différentes pratiques, bien que parfois nos façons de faire soient diamétralement opposées.

Je garderai des Béninois leur sourire et leur positivité dans toutes les situations – même les plus décourageantes –, leur confiance en Dieu que parfois nous n’avons pas assez en France face à ce qui peut nous arriver, le fait de ne jamais se plaindre, leur sens de l’accueil. » Agathe, 22 ans

 

L’Égypte

« La découverte du Moyen-Orient a été très enrichissante, avec ses paysages et ses rencontres toutes très différentes les unes des autres. Nous avons eu la chance de tomber dans un lieu où tous les soirs, tous les jeunes de la ville se regroupaient pour partager ensemble. Nous avons ainsi passé beaucoup de temps avec des gens de notre âge, ce qui m’a permis de savoir si nous avions les mêmes problématiques.  

J’ai également apprécié passer du temps avec les sœurs de Mère Teresa tout comme les religieuses égyptiennes ou celles de Mission de Vie. On se sent vite apaisé à leurs côtés, je ne saurais expliquer. » Valentin, 22 ans

 

« Quels beaux moments de partages nous avons eu la joie de vivre, tant à travers les discussions que les prières ou les chants ! Partout où nous sommes allés, nous avons reçu un accueil extrêmement chaleureux. La simplicité et la générosité des accueils, particulièrement dans les familles les plus pauvres, a été une belle leçon de vie.

Cette mission m’a fait découvrir les différentes facettes de l’Église catholique copte et la difficulté pour les catholiques de pratiquer leur foi. J’ai réalisé la liberté et le bonheur qu’il y a dans les pays européens à pouvoir pratiquer librement sa religion. Cependant cela a été un beau témoignage pour moi, de voir des catholiques égyptiens continuer à garder l’espérance, sans craindre de pratiquer leur foi – malgré leur nombre peu élevé et les pressions dont ils sont souvent l’objet. » Marie, 19 ans

 

Haïti

« Nous vivons, les jeunes haïtiens et les jeunes français, dans des réalités tellement différentes que nous ne pouvions pas ne pas être marqués par notre séjour en Haïti. Rien n’est semblable que ce soit au niveau de l’éducation, du rapport à la religion… J’ai pour ma part été frappée par l’espérance qui se dégage du peuple haïtien ; ils n’ont rien, 50 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, la situation du pays est vraiment difficile, les jeunes ont tendance à partir d’Haïti pour trouver des opportunités dans d’autres pays et pourtant ils sont remplis d’espérance dans l’avenir… Une belle leçon de vie ! » Constance, 21 ans

 

« Les Haïtiens sont chaleureux et vont droit au cœur. Cette joie se retrouve dans la simplicité du quotidien : ils dansent en permanence, ils aiment rire, ils prennent le temps, ils ne laissent jamais quelqu’un seul. La présence à l’autre est une force dont nous avons fait l’expérience et qui m’a profondément marqué.

L’enseignement à Jacmel : vraiment magnifique d’enseigner aux jeunes et de tisser ces liens avec eux. En tant qu’ancien prof, j’apprends à relativiser sur plein de petites choses. Je suis émerveillé des remarques de certains élèves. » François, 31 ans

 

L’Inde

Retrouvez le témoignage de Vincent, séminariste de Versailles, dans une émission de Radio Notre Dame !

 

« La vie en groupe, avec des personnes que l’on n’a pas choisies, était une expérience particulièrement intéressante. On avait quelque chose à construire intelligemment, tous ensembles, en réunissant nos talents et nos caractères bien trempés. Et le dernier jour évidemment on ne veut plus se quitter…

L’accueil des Indiens est sans doute ce qui m’a le plus marquée pendant cette mission. Enfants et adultes nous ont fait confiance très vite, nous ont reçus avec beaucoup de joie et de reconnaissance. Leurs sourires et leur soif d’échange furent un moteur formidable pour notre mission. Certains n’ont presque rien et ce sont souvent ceux qui donnent le plus. Cela nous remet vraiment à notre place.

Cette mission m’aura aussi apporté des réponses concrètes à des questions plus spirituelles et personnelles. Partir dans un cadre si différent de ce que l’on connaît déstabilise d’abord puis m’a reconnectée avec l’essentiel. » Hélène, 21 ans

 

Le Liban

« Ce qui m’a touché : la rencontre avec des chrétiens d’un autre continent, aux rites différents mais avec une super foi, visible et affirmée. Nous avons aussi eu l’occasion d’aller à la rencontre des plus pauvres et de découvrir combien une visite pouvait être touchante, pour eux comme pour nous. De plus, les personne qui nous ont accompagnés sont vraiment top pour découvrir le pays, comprendre le contexte géopolitique. Les Libanais sont très accueillant et c’est inoubliable et ne laisse qu’une seule idée en tête : y retourner au plus vite pour revoir toutes ces personnes et continuer le peu que nous avons pu faire. » Ghislain, 20 ans

 

« J’ai été particulièrement marquée par la ferveur de la population libanaise. Leur foi ardente, quelle que soit leur confession, est très inspirante et donne envie aux jeunes chrétiens d’Occident de vivre notre foi avec beaucoup plus de courage, d’assurance et d’espérance. Je reviens ainsi avec une foi revivifiée, une envie de me mettre au quotidien au service des plus pauvres. » Clotilde, 18 ans

 

La Russie

« Cette mission a vraiment été une aventure incroyable dont je retiendrai surtout deux points ; premièrement, je ne pensais pas trouver autant de pauvreté en Russie. En effet, lorsque nous sommes arrivés dans le petit village à 80 km d’Ufa, j’ai été marquée par le contraste avec la capitale : les habitants vivent très modestement, les toilettes sont à l’extérieur des maisons car il n’y a pas d’eau courante, pas de voitures, beaucoup de problèmes d’alcool. (…) J’ai alors été impressionnée par le travail de la communauté « Family of Mary », qui s’investit pleinement auprès des enfants et des habitants du village. Les sœurs parcourent plus de 100 km pour apporter la Sainte Communion aux malades, j’ai vraiment été touchée par leur douceur et leur amour !

J’ai découvert un pays très marqué par son histoire où le communisme a laissé beaucoup de blessures. Les catholiques sont encore très mal vus par les orthodoxes et cela est important d’instaurer un dialogue avec eux. Ainsi, c’était surtout notre mission lors des deux semaines à Moscou, ce n’était pas tant de l’aide matérielle mais établir un véritable dialogue fraternel entre catholique et orthodoxe. » Magali, 21 ans

 

La Terre Sainte

« En tant que séminariste, ce qui m’a particulièrement touché, ce sont les visites des différents lieux Saints, notamment à Jérusalem. J’ai eu la grâce de pouvoir aller tous les jours à la messe au Saint Sépulcre et de prier longtemps sur le tombeau du Christ.

Un deuxième point fut la vie fraternelle que nous avons pu vivre, particulièrement à Abu Gosh dans le monastère avec l’expérience de partager le repas avec les frères et sœurs et pouvoir vivre les offices avec eux ! » Mahé, 19 ans

 

L’Ukraine

« La mission en Ukraine permet de découvrir un peuple en désespoir et en pauvreté, matérielle mais surtout spirituelle, en Europe. Nous oublions en Occident souvent ce grand pays avec une longue tradition chrétienne. En même temps, on peut découvrir une Église missionnaire qui répand son message petit à petit dans une ville où jamais il n’y a eu une tradition chrétienne. On peut voir tous les jours chaque semence – entièrement inconnue de la population locale – que les prêtres, sœurs et frères plantent à Zaporizhia. Elle fut la ville phare de Staline : conçue selon le communisme et entièrement athéiste. Depuis l’indépendance de l’Ukraine, elle semble abandonnée à son sort. On peut voir le bien que fait l’Église, côté spirituel et côté matériel, tous les jours. On apprend à apprécier les petites améliorations, l’aide à quelques sans-abris alors qu’il y en a des milliers, auquel les religieux ont consacré leur vie. On voit comme il n’y a pas de morale sans la religion en Ukraine de l’est. Puis on comprend mieux les circonstances de la guerre dans le Donbass.

La mission en Ukraine a aussi un volet spirituel. Il y a la Sainte Messe quotidienne, le temps de prière à la cathédrale, les chapelets, le pèlerinage… qui ont permis à toute l’équipe de vivre la mission aussi comme un chemin spirituel. » Gillis, 23 ans

 

 

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