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Carême 2018 : charité


Thème de la semaine : la charité

« Le Carême est sous le signe essentiel des cendres et de la conversion. (…) Nous récoltons des mérites pour la vie éternelle pendant notre vie terrestre, ou jamais. Chaque instant peut être vécu comme un acte d’Amour pour Dieu ! Nous pouvons tout Lui donner. Le plus petit mérite, obtenu en un clin d’œil, demeurera pour l’éternité. (…) Nos mérites sont comme un point minuscule : quand il s’étire, il devient une ligne qui s’étend à l’infini ; ainsi en est-il aussi de nos plus petits mérites : ils sont petits, mais ne sont pas oubliés, ils seront notre récompense dans la félicité éternelle. Quand une bonne action est accomplie, le temps terrestre ne la garde pas pour lui-même, mais la transmet à l’éternité. Comme la Miséricorde de Dieu est magnifique et émouvante ! Le Carême appelle à réfléchir à la façon dont nous utilisons notre temps  terrestre.  Voyez-vous comment l’idée de la mort sert la vie ? Je vous souhaite à tous un Carême fécond, que ce temps soit imprégné par l’Amour divin et les bonnes œuvres de charité. C’est ainsi que nous nous préparerons à notre éternité ! Que Dieu vous bénisse et que la Sainte Vierge vous protège. »

Cardinal Mauro Piacenza,
Président de l’Aide à l’Eglise en Détresse

 

Portrait et vidéo de la semaine : Soeur Monika
De l’Allemagne à la Terre Sainte, une  vocation insolite de charité

Sœur Monika Dullman est religieuse dans la Congrégation des Soeurs de St Joseph et Directrice Générale de l’hôpital français St Louis à Jérusalem. Seul hôpital à être spécialisé dans les soins palliatifs et en oncologie, à la fois chrétien et inséré dans le système de santé israélien, Sœur Monika est à la tête d’un lieu unique en son genre.  Chaque jour s’y côtoient patients juifs, médecins chrétiens, familles musulmanes. Ou l’inverse. Monika l’a découvert il y a presque 30 ans. Agée alors de 22 ans, cette  jeune allemande de Düsseldorf était venue y passer quelques mois en tant que volontaire. Loin d’imaginer alors qu’elle allait y trouver sa vocation ! Parée de sa blouse blanche, celle qui en est désormais la Directrice se souvient : « Au contact des patients, une question me taraudait sans cesse : Pourquoi Dieu n’enlève pas cette souffrance ? » et de poursuivre : « Une fois, j’étais dans la chambre d’une femme atteinte de métastases osseuse. Chaque mouvement lui était douloureux. Je voulais sortir de cette pièce. Mais arrivée à la porte, j’ai fait demi-tour ; elle ne peut pas partir, alors moi non plus. Et en voyant comment les Sœurs soignaient les malades j’ai décidé de rejoindre la Congrégation ». Monika sera alors envoyée au noviciat à Rome puis en France avant d’être nommée, pour sa plus grande joie, en Terre Sainte. A nouveau à l’hôpital St Louis.

« Ici, nous essayons de créer un lieu où le patient est respecté dans tout ce qu’il est », explique la religieuse allemande en parcourant les couloirs.  « C’est ainsi que l’hôpital Saint Louis est devenu le seul hôpital chrétien à être casher ! » précise-t-elle, large sourire aux lèvres. Les patients partagent souvent la même chambre. Ce qui donne lieu à des amitiés insolites comme celle née au fil des jours dans une chambre entre un père juif au chevet de sa fille dans le coma, et le mari d’une patiente musulmane. « Car finalement, au chevet d’un être cher qui souffre, les frontières commencent à disparaître », explique non sans émotion Sœur Monika.  « Les malades nous donnent comme cadeau la paix, car ici juifs, chrétiens et musulmans, israéliens et palestiniens vivent la dernière étape de leur vie ensemble, en paix. »

A la question de savoir si la souffrance est alors nécessaire pour rassembler les hommes, la Directrice répond d’un « non » énergique. « Il ne faut pas instrumentaliser la souffrance. Surtout dans cette région où on le voit, la souffrance  est parfois  source de violence ». En revanche, précise-t-elle, « il est vrai que la souffrance peut ouvrir des portes et permet de voir le cœur de l’homme». Car lorsque le cœur est visible, la paix est possible.

Vidéo de l’hôpital de Sœur Monika à Jérusalem :

 

L’effort de la semaine ?

Nous vous proposons de vous priver d’un repas, afin de faire un acte de charité pour aider des réfugiés qui vivent dans la peur et la misère.

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