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Carême 2018 : le jeûne

Thème de la semaine : le jeûne

“L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” (Mt 4, 4)
Se priver de nourritures terrestres permet de se recentrer sur une autre faim : celle de la Parole de Dieu.

La démarche de jeûne permet de se dépouiller, de s’alléger. Il s’agit de se priver pour se rendre disponible à Dieu. On jeûne par charité envers les nécessiteux, mais aussi pour s’affranchir de besoins non essentiels et trouver une liberté intérieure propice à la vie spirituelle.

« Jeûnez de mots offensants et transmettez seulement des mots doux et tendres.
Jeûnez d’insatisfaction et remplissez-vous de gratitude.
Jeûnez de colère et remplissez-vous de douceur et de patience.
Jeûnez de pessimisme et soyez optimiste.
Jeûnez de soucis et ayez confiance en Dieu.
Jeûnez de lamentations et prenez plaisir aux choses simples de la vie.
Jeûnez de stress et remplissez-vous de prière.
Jeûnez de tristesse et d’amertume, et remplissez votre cœur de joie.
Jeûnez d’égoïsme, et équipez-vous de compassion pour les autres.
Jeûnez d’impiété et de vengeance, et soyez remplis d’actes de réconciliation et de pardon.
Jeûnez de mots et équipez-vous de silence et de la disponibilité à écouter les autres. » (Saint Père, 2017)

 

Portrait de la semaine :

Pour des raisons de sécurité, le visage de Myriam ne peut apparaître

« Dans le Christ il y a tout, et dans l’Église catholique, il y a le soutien suprême de la Vierge Marie » : Myriam, une femme marocaine musulmane d’origine, a tout quitté pour répondre à l’invitation du Seigneur. « Il y a treize ans, j’étais une musulmane pratiquante, dans une piété qui me convenait très bien ». Un jour, elle prie à deux reprises pour tous les prophètes reconnus par le Coran. Par deux fois, elle voit Jésus et Marie en songe, qui lui tendent les bras. Elle a la vision de son baptême. A ce moment-là, raconte-t-elle, « je vois l’Esprit Saint qui descend sur le Christ entouré de douze hommes, qui répandent la lumière à leur tour. Je vois des guérisons miraculeuses à travers l’eau, et je finis pas voir le Christ crucifié avec un regard déchirant de douleur, qui me dit qu’il me comprend dans mes profondeurs ». Depuis cet instant, Myriam sait que Jésus est à ses côtés, quelles que soient les difficultés qu’elle traverse. « Quand on a un appel du Christ, on n’a pas à craindre. Il prévoit un programme personnalisé ». Même si elle a mis beaucoup de temps à trouver un prêtre qui écoute son témoignage et qui la prépare à recevoir le baptême, même si aujourd’hui elle est obligée de cacher sa foi nouvelle à son entourage, Myriam évoque une véritable « délivrance », un passage « des ténèbres à la lumière ».  Myriam sait désormais que Dieu a fait d’elle un témoin privilégié dans l’annonce de son Royaume. Elle porte cette mission avec pudeur, force et espérance.

-> Ce témoignage de Myriam nous invite à entrer en profondeur dans le Carême. Rappelons-nous pourquoi nous faisons cette démarche de Carême : c’est par amour pour le Christ, pour le retrouver au centre de notre vie. Il faut se souvenir à quel point le Christ nous aime. Le jeûne nous permet de nous alléger de nos fardeaux pour nous tourner vers le Seigneur. Confions notre Carême d’abord au Christ et à l’Esprit Saint.

 

L’effort de la semaine ?

Pour reprendre un appel lancé il y a trois ans par le Patriarche d’Antioche Grégoire III, à la tête de l’Église melkite gréco-catholique, nous vous invitons à offrir votre effort de jeûne, ce vendredi 23 février, pour l’avenir de nos frères en Syrie qui souffrent toujours, après toutes ces années : « Nous croyons en la puissance de la prière et du jeûne pendant le Carême, et nous vous appelons à une journée de solidarité avec la Syrie, une journée de jeûne et de prière pour l’espérance et la paix en Syrie. »

 

L’action de l’Église dans le monde

Un exemple : au Sud Soudan
L’Église répand la parole de Dieu et lutte concrètement contre le fléau de la faim, partout dans le monde. Comme par exemple au Sud Soudan, où 70 000 chrétiens chassés de leurs villages du diocèse de Malakal luttent pour survivre et ne pas mourir de faim. Les Sœurs comboniennes et le Père Angelo sont inlassablement engagés en leur faveur. Ils ont demandé du millet, surtout pour les personnes âgées et les enfants. L’AED a envoyé 57 000 € pour acheter ce millet indispensable.


Un projet qui a besoin de soutien : au Liban
Depuis trois ans au Liban, l’AED finance aussi en continu le programme alimentaire humanitaire « Table de Saint Jean le Miséricordieux » pour les réfugiés syriens dans la région de Zahlé et la vallée de la Bekaa.
Les plus vulnérables ici sont ceux qui ont perdu des membres de leur famille dans la guerre, les personnes élevant seules leurs enfants, les malades et les personnes handicapées. Mais la population libanaise est également touchée par l’appauvrissement. Ici aussi, les personnes âgées, malades et handicapées dépendent d’une aide extérieure.

Ils ont avant tout besoin d’aide pour survivre : sans ce projet, les gens qui mangent ici seraient affamés. Le but est que personne ne meure de faim. Au début il n’y avait que 500 repas chauds. Maintenant, 1000 repas chauds sont distribués chaque jour aux réfugiés syriens et aux libanais qui n’ont pas les moyens de se payer leur propre nourriture.
Ce projet fournit chaque jour un repas au restaurant à 1000 nécessiteux ( dont plus de 150 personnes handicapées) et approvisionne à domicile environ 50 personnes qui ne peuvent plus quitter leur maison.

La soupe populaire a aujourd’hui deux employés à temps plein (cuisiniers), tous deux syriens, et des bénévoles qui servent gratuitement au restaurant, ainsi que les enfants de l’école voisine Sainte Rita (280 élèves, dont 100 syriens).

Vous pouvez faire un don à ce beau projet qui nourrit les réfugiés syriens au Liban si vous le souhaitez.
Bonne semaine !

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