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Israël: reprise de la construction du Mur, une "insulte à la paix"

Le patriarcat Latin de Jérusalem a vivement condamné la semaine dernière la décision des autorités israéliennes de reprendre la construction du Mur de séparation près de Bethléem, la qualifiant « d’insulte à la paix ».

Lundi 17 août, des bulldozers sont arrivés pour relancer la construction du Mur au milieu de la vallée de Cremisan, près de Bethléem, alors que la Cour suprême avait rejeté en avril 2015, après une bataille juridique de neuf ans, un tracé qui prévoyait de traverser la région.

C’est en 2002, à la suite d’une vague d’attentats-suicide due à des groupes militants, que les autorités israéliennes ont commencé la construction de la barrière de Cisjordanie séparant d’Israël certaines parties des territoires palestiniens.

Selon un communiqué du patriarcat latin envoyé le 19 août à l’AED, « des bulldozers israéliens sont arrivés à l’improviste sur des propriétés privées de Beir Ona, près de la vallée de Crémisan, pour y reprendre les travaux de construction du Mur de séparation. Les habitants de la zone ont constaté avec surprise et douleur qu’une cinquantaine de leurs oliviers pluriséculaires avaient été ainsi déracinés ».

Sa Béatitude Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem, a appelé les autorités israéliennes à attendre la décision de justice requise il y a quelques jours auprès de la Cour Suprême d’Israël par les familles de la Vallée. Dans une déclaration du Patriarcat latin, Mgr Twal « s’associe à la tristesse et à la frustration de ces familles opprimées » par la construction de la barrière, et « dénonce avec force l’injustice qui leur est faite », expliquant que « la construction du Mur de séparation, et la confiscation des terres qu’elle implique, sont une insulte à la paix. »

Le tracé du mur de sécurité a été contesté par des leaders chrétiens qui ont déclaré que son itinéraire déviait de la ligne verte – la frontière entre l’État d’Israël et les territoires palestiniens établie conformément aux accords d’armistice de 1949.

Le Président du département des affaires internationales de la Conférence épiscopale d’Angleterre et du pays de Galles, Mgr Declan Lang, a également joint sa voix au Patriarche Twal pour condamner les actes de l’autorité israélienne. Il a déclaré : « L’action des Forces de défense israéliennes consistant à arracher au bulldozer les oliviers pour préparer la construction de la barrière de séparation est un coup cruel porté aux espoirs suscités par le récent jugement de la Cour suprême. J’exhorte les autorités israéliennes à arrêter la construction et à revoir d’urgence leur approche des populations de la vallée de Cremisan, auxquelles une si grave injustice a été causée. »

pour en savoir plus, lire l’article: “Les habitants de Crémisan sont en colère”. Témoignage du curé de Beit Jala, sur le site du Patriarcat latin de Jérusalem

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