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Mère Teresa: merci d'avoir donné l'exemple

Publié le 2 septembre 2016

La canonisation de Mère Teresa aura lieu ce dimanche 4 septembre. Le Père Werenfried, fondateur de l’AED, a découvert Mère Teresa en Inde et a gardé des liens d’amitié avec elle tout au long de sa vie.

India, Calcutta, 1961Accompanied by Mother Teresa, Father Werenfried visits poor andsick people during his trip to India.Mère Teresa fait partie des Saints qui ont vécu la Miséricorde jusqu’au don de soi et montré comment faire concrètement pour aimer son prochain.En ce sens, elle est un modèle, et c’est pour cela que nous, l’AED, lui disons MERCI.

Le Père Werenfried, fondateur de l’AED, pratiquait aussi la charité active. Il a découvert Mère Teresa en Inde et a gardé des liens d’amitié avec elle tout au long de sa vie (voir ci-dessous).

Et vous, donateurs et amis de l’AED, l’avez suivie au travers de dons aux pauvres et aux personnes en détresse, conformément à ce qu’elle disait : « La seule chose qui puisse mettre fin à la pauvreté, c’est de partager. »

Voici un extrait du journal de Père Werenfried, lors de sa première rencontre avec Mère Teresa, en 1966:

« Puis, voici Calcutta. Ville ardente de l’Inde qui compte millions d’âmes. Un million de sans-abri vivent, dorment et meurent dans les rues. Des centaines de milliers d’autres, pour la plupart réfugiés du Pakistan, occupent les trottoirs. Ils y ont construit de petites cabanes qui, appuyées aux murs, s’alignent sur des kilomètres. Les toits sont en appentis. La hauteur de ces cahutes n’atteint, au maximum, qu’un mètre vingt. Devant ces niches à chien, le ruisseau charrie une eau brunâtre. Dans cette eau, les miséreux se lavent, font leur besoin… tandis que les enfants y jouent. Des êtres humains dans le ruisseau. Des créatures de Dieu dévaluées! Ici non plus pas de nourriture, pas de travail, rien. Sur une population indienne de quatre cents millions d’âmes, les trois-quarts sont sous-alimentés. Seules les vaches sacrées ont la vie facile. Elles se promènent tranquillement dans les rues, entravent la circulation, entrent chez les marchands de légumes et mangent tout l’étalage, mais personne ne s’aviserait de les chasser ni de les abattre. Et le peuple crève de faim. II y a des maisons de retraite pour les vaches mais il n’y en a pas pour les hommes!

Father Werenfried trip to India 1961Seule, Mère Thérèse s’occupe des hommes. Elle s’occupe des malades, des moribonds… et des nouveau-nées qu’elle trouve chaque matin dans les poubelles. Je lui ai rendu visite dans la maison des morts. Près du temple de la déesse Kâli, cette maison servait autrefois pour la prostitution cultuelle: aujourd’hui, elle sert de refuge aux mourants délaissés. Sur la porte est écrit «Refuge des moribonds abandonnés». Les sœurs et les aides de Mère Thérèse parcourent les rues pour recueillir les moribonds que l’on porte sur une civière à la maison des morts. Au moment de ma visite, il y en avait cent vingt-sept. Les civières se touchent, en six longues rangées. Des squelettes recouverts d’une peau desséchée gisent là, attendant la mort. Des paires d’yeux noirs, immenses, fiévreux, me fixent. Mais Mère Thérèse est avec eux ainsi que ses assistantes. Pour ces moribonds, c’est peut-être le premier contact avec l’amour désintéressé. Mère Thérèse est albanaise et vient de Yougoslavie. Il y a trente-sept ans qu’elle est en Inde. Elle a fondé, il y a quinze ans, une congrégation qui s’occupe uniquement des plus déshérités et des plus abandonnés. Cette congrégation compte aujourd’hui cent vingt-cinq religieuses, dont six européennes. »

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