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NICARAGUA : « Les larmes du peuple sont les larmes de Dieu »

Publié le 7 décembre 2018

« Le dialogue est la solution » écrit la conférence épiscopale du Nicaragua dans son message de l’Avent alors que le pays traverse une crise profonde.

« Les larmes de notre peuple sont les larmes de Dieu. Il chemine avec nous au milieu des douleurs et partage notre souffrance » exprime la Conférence épiscopale du Nicaragua dans son message de l’Avent. « Personne ne peut rester les bras croisés face à la douleur de ceux qui, tout en étant des adversaires, ne cessent d’être des frères », insiste-t-elle, avant d’appeler au dialogue et au pardon pour sortir de la crise que traverse le pays.

Le Nicaragua traverse actuellement une crise sociale et politique profonde, due à une dérive autoritaire de la pratique du pouvoir par le président Daniel Ortega, élu en 2006. En avril dernier, un projet de réforme du système de sécurité sociale a marqué le début d’intenses manifestations violemment réprimées, faisant des centaines de morts et provoquant l’exode de milliers d’habitants.

L’Église catholique, qui n’hésite pas à critiquer l’autoritarisme actuel, a fait l’objet d’une campagne de diffamation. Des églises ont été saccagées, des ecclésiastiques ont été menacés ou agressés. Mercredi 5 décembre, le père Mario Guevara, 59 ans, vicaire de la cathédrale de Managua, a ainsi été attaqué par une jeune femme qui lui a lancé de l’acide sulfurique. Emmené à l’hôpital, il l souffre de brulures graves.

A la veille de la fête de l’Immaculée Conception de Marie, le cardinal Leopoldo José Brenes, archevêque de Managua, appelle à « prier pour le Nicaragua, pour la paix et pour l’unité du peuple et des familles ». Constatant que les conflits « vont en s’amenuisant », il espère que peu à peu « la paix se rétablira ».

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