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NIGER : Un an après l’enlèvement du Père Luigi Maccalli, l’espoir demeure

Publié le 29 septembre 2019

 « Bien sûr que oui ! ». Walter Maccalli, frère de Luigi et également prêtre, répond sans hésiter qu’il espère toujours la nouvelle de la libération. Le Père Walter Maccalli, missionnaire de la SMA (Société des Missions Africaines), actuellement affecté à la mission de Foya au Libéria, a envoyé un message exclusif à la Fondation pontificale AED.

Il avoue ne pas avoir de nouvelles du sort de son frère depuis que, le 17 septembre 2018, huit hommes armés roulant à moto ont enlevé le prêtre italien à son domicile de Bamoanga (Niger), devant l’église locale. « Toutes les informations des journalistes et du gouvernement burkinabé, selon lesquelles il aurait été ramené au Niger, ne sont rien d’autre que des hypothèses qui n’ont pas été confirmées…».

Il vit ce premier anniversaire de l’enlèvement de son frère dans « un état d’esprit difficile à décrire par des mots », un état qui ne peut être compris que par celui qui a « vécu cette réalité dans sa propre chair ».

La prière quotidienne ainsi que « la solidarité et le soutien des autres prêtres » aident le Père Walter à ne pas perdre courage. Dans sa communauté paroissiale de Madignano, au Libéria, « le Rosaire est dit tous les jours, comme dans beaucoup d’autres paroisses de notre diocèse ». Il s’agit d’une pratique qui s’étend à de nombreuses autres communautés missionnaires à travers le monde. Lors de sa conversation avec le bureau portugais de l’AED, le Père Walter a révélé : « Il y a une prière que nous prions ensemble dans la communauté à Foya, au Libéria : Jésus, libère le Père Pier Luigi de sa captivité, et ramène-le à la maison sain et sauf ».

La nouvelle mission du père Luigi

Interrogé sur les principales difficultés que pouvait rencontrer le Père Pier Luigi, le Père Walter Maccalli répond qu’il ressentait « certainement » comme un poids de ne pas pouvoir célébrer la messe, ainsi que d’être séparé de sa famille et ses amis. Mais il pense que : « Après les premiers moments de tension et de peur pour sa captivité, il aura sûrement trouvé, dans la prière, une réponse à sa nouvelle mission… à savoir celle d’être missionnaire du fond de son cœur, en exerçant son ministère dans la fidélité et la compassion, comme il l’a toujours fait dans la communauté de Bomoanga, en faisant le bien, en aidant ses compagnons de cellule, en ayant une parole de bonté pour ses ravisseurs, en s’occupant et réconfortant les malades… ».

12 mois après l’enlèvement de son frère, le Père Walter Maccalli reconnaît qu’il ne peut se détendre et qu’il attend constamment la bonne nouvelle de la libération de Gigi : « C’est comme une blessure qui reste ouverte et ne guérit pas ».

« Nous continuons à espérer sa libération avec foi et patience »

Lorsque l’AED lui demande s’il croit toujours que son frère finira par être libéré, il répond sans équivoque : « Bien sûr que oui ». « Nous avons l’espoir de sa libération. Nous savons que ces choses prennent du temps et nous continuons à espérer sa libération avec foi et patience. Les prières que nous faisons tous les jours dans notre village, nous les disons avec cette espérance. Il y a beaucoup de gens qui prient pour lui. Il avait l’habitude de faire le bien dans la mission de Bomoanga, et je suis sûr qu’il continue de le faire dans sa nouvelle mission ».

Actuellement, au Libéria, le Père Walter n’est pas non plus à l’abri d’éventuelles attaques comme celle subie par son frère. Cependant, il déclare ne pas avoir peur.  « Lorsque nous sommes en mission, nous ne pensons pas au danger que nous courons, mais à notre mission, car nous avons un engagement important qui est l’annonce de l’Évangile. L’important est de mener à bien la mission elle-même, c’est pourquoi nous ne pensons pas au danger ».

Le Père Walter remercie les bienfaiteurs et amis de l’AED à travers le monde. Il leur demande aussi de ne pas oublier de toujours prier pour les missionnaires : « Puissiez-vous vous souvenir de nous, les missionnaires, dans vos prières et ne nous oubliez pas, puissiez-vous toujours continuer à exprimer votre solidarité dans vos prières et votre soutien, qui est si important pour nous. Puissiez-vous continuer à diffuser des nouvelles et des témoignages d’unité et de paix, afin que ces persécutions prennent fin. Et que Dieu vous bénisse tous, vous et vos familles. Merci infiniment ».

 

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