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NIGERIA: Leah Sharibu, une conversion forcée

Publié le 9 juillet 2020

Un pasteur protestant nigérian et porte-parole de la famille Sharibu a réagi aux rumeurs selon lesquelles Leah Sharibu, la collégienne chrétienne nigériane détenue par Boko Haram pour avoir refusé de se convertir à l’islam, aurait donné naissance à un petit garçon ayant pour père un commandant de Boko Haram, et se serait ensuite convertie à l’islam.

Le Révérend Gideon Para-Mallam, dans un message vidéo envoyé à l’AED, soutient que les rumeurs ne sont pas vraies ou si elles l’étaient, il s’agit de viol et de conversion forcée.

« Comment une jeune fille de 17 ans, enlevée alors qu’elle avait 14 ans, pourrait-elle consentir à porter un enfant pour ses ravisseurs ? Cela ne peut être que le résultat de rapports sexuels forcés. Je ne peux pas croire que Leah, à cet âge, ait accepté de devenir mère. Elle voulait étudier et aller à l’université, et elle serait en ce moment en train de commencer l’université, mais elle est toujours en captivité. S’ils l’ont forcée et violée, nous ne pouvons pas dire qu’elle ait donné son consentement », a dénoncé le pasteur évangélique.

Leah, chrétienne, a refusé de se convertir à l’islam

En outre, en ce qui concerne la rumeur selon laquelle Leah se serait convertie à l’islam, le révérend Para-Mallam a ajouté :

« Nous savons que Leah a décidé de rester là où elle est en raison de ses convictions religieuses chrétiennes. Si Leah avait voulu devenir musulmane pour gagner sa liberté, elle aurait tout simplement renié le Christ et aurait été libérée le 21 mars 2018, mais Leah a refusé. Donc, si elle a refusé et est restée prisonnière en raison de sa foi chrétienne, il est parfaitement illogique de dire qu’elle est maintenant devenue musulmane ».

« Encore une fois, c’est une conversion forcée et cela ne peut pas durer. Nous devons continuer de travailler et de prier pour que Leah soit libérée. Prions aussi pour sa famille. Ses parents traversent une période très difficile. Chaque jour me rappelle qu’une âme précieuse a été privée de sa liberté, de son droit humain fondamental ».

Leah Sharibu a été enlevée avec 109 autres collégiennes le 19 février 2018 lorsque Boko Haram a attaqué un pensionnat dans la ville de Dapchi, dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Certaines des filles sont mortes en captivité. Un mois plus tard, toutes les autres filles (101) ont été libérées, à l’exception de Leah. Celles qui ont été libérées ont témoigné que Leah était la seule chrétienne du groupe et que les terroristes l’avaient forcée à se convertir à l’islam, mais qu’elle avait refusé.

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