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"6 août: jour de deuil, mais aussi le jour où Dieu nous a sauvés"

6 août 2014 – 6 août 2015 : un an d’exil

Cela fait maintenant précisément un an que des centaines de milliers de chrétiens d’Irak ont tout quitté, du jour au lendemain, face à l’avancée de l’État islamique. Retour sur ce qu’il s’est passé depuis un an.

  1. Récit : la nuit de l’exode brutal du 6 août
  2. Témoignages :« Le 6 août : un jour de deuil, mais aussi le jour où Dieu nous a sauvés ! »
  3. Témoignage vidéo : une religieuse réfugiée témoigne de la terrible nuit
  4. Appel vidéo : le P. Douglas, prêtre irakien, s’adresse aux Français

Dans la nuit du 6 au 7 août, l’État islamique s’empare de la plaine de Ninive, c’est-à-dire toute la région qui entoure Mossoul. C’est la fuite générale, précipitée au milieu de la nuit. Objectif : rejoindre le Kurdistan, à une distance comprise entre 40 et 70 km. Le Kurdistan est cette petite bande au nord-est de l’Irak, peuplée de Kurdes, alors que le reste du pays est arabe. C’est une région autonome qui parvient, pour le moment, à maintenir une certaine sécurité, en dépit de la proximité du front.

Les peshmergas, soldats kurdes, sont particulièrement motivés, en connaissance de cause, pour défendre leur territoire. La capitale kurde, Erbil, abrite une imposante base militaire américaine et que cela doit sans doute également avoir un effet dissuasif. En revanche, la plaine de Ninive que les peshmergas défendaient jusque-là est brutalement abandonnée début août, en dépit des garanties données à la population locale, ce qui provoque une panique générale. 125 000 chrétiens fuient donc en laissant presque tout derrière eux. Ils n’ont plus rien mais sont à l’abri, ce qui est déjà une bonne chose dans le contexte de l’Irak aujourd’hui.

L’EXODE

1,3 million de personnes a fui l’État islamique. Les chrétiens représentent donc 10 % des réfugiés. Qui sont les 90 % autres ? On rencontre d’abord les yézidis, une autre minorité religieuse. Il s’agit d’une antique religion orientale qui s’apparente un peu au zoroastrisme perse. Ils sont encore plus méprisés que les chrétiens. Eux ont eu des morts alors que les chrétiens ont eu la possibilité de fuir. Il y a aussi des chiites qui sont partis, considérant à juste titre qu’ils n’étaient plus en sécurité dans une zone contrôlée par des djihadistes sunnites fermement décidés à se débarrasser des chiites. Enfin, de très nombreux habitants, pourtant sunnites, ne souhaitant pas se voir imposer le droit islamique dans sa radicalité prônée par l’État islamique, ou tout simplement effrayés par la réputation de terreur véhiculée par les djihadistes, ont également fui.

Tous ces réfugiés ont d’abord été accueillis par des grandes organisations internationales, dont le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. De l’alimentation et des tentes ont été distribuées, les réfugiés s’installant un peu n’importe où, sur les places publiques, dans des écoles (c’étaient les vacances scolaires), dans des centres commerciaux en construction…

Pour les musulmans, toute une solidarité communautaire s’est mise en œuvre par la suite. Mais pour les chrétiens ? Les chrétiens, qui représentent 10 % des réfugiés, ne représentent que 1 % de la population irakienne, ce qui signifie que proportionnellement, ils ont été beaucoup plus concernés que les autres par cet exode. Seules les Églises sur place leur sont alors venues en aide, mais sans les moyens nécessaires localement pour faire face à cet afflux. C’est là que sont donc intervenues des organisations catholiques internationales dont Caritas, l’Ordre de Malte, l’Œuvre d’Orient parmi d’autres.

L’AED a débloqué 4 millions d’euros début octobre 2014, essentiellement pour trois choses : l’alimentation, le logement et la scolarisation des enfants. Depuis, l’aide a été maintenue : au total sur un an, entre juin 2014 et juillet 2015, l’AED aura envoyé plus de 8 millions d’euros. Toutes  les  familles  ont  été  enregistrées  et reçoivent chaque mois des colis alimentaires. Les prix ayant augmenté, cette aide est absolument nécessaire. Concernant le logement, la tente n’était pas une solution durable. Or, les réfugiés sont a priori appelés à rester sur place pour un moment.

En été, la chaleur est accablante, en hiver, le froid transperçant, car on se trouve au pied des montagnes du Kurdistan. Deux options ont été retenues : la location d’appartements et la construction de logements préfabriqués. Des villages entiers ont donc été construits en préfabriqué. Le confort y est minimal mais cela reste beaucoup plus confortable que les tentes et procure un effet stabilisant sur les réfugiés.

Enfin, beaucoup d’enfants se trouvaient parmi les réfugiés. Eux aussi ont tout perdu et s’ils ne sont pas scolarisés, ils n’auront définitivement aucun avenir. On pourrait imaginer qu’ils se rendent dans les écoles kurdes mais trois obstacles s’y opposent : tout d’abord, les écoles kurdes sont déjà occupées par les enfants kurdes ; ensuite, un certain nombre d’écoles sont encore occupées par des réfugiés ; enfin, la difficulté de la langue, les kurdes parlant kurde, les réfugiés étant arabes et arabophones. Ce problème de langue ne facilite évidemment pas l’insertion des réfugiés dans leur territoire de repli. L’AED a donc financé la construction de huit écoles, à Erbil et Dohuk, avec pour objectif la scolarisation de 15 000 enfants chrétiens.

Un an après, quel est l’état d’esprit des chrétiens d’Irak réfugiés ? Comment voient-ils leur avenir ?

Un an après, les réfugiés ne manquent plus ni de nourriture, ni d’abri. Après avoir dormi dehors, puis sous la tente, beaucoup vivent maintenant dans des caravanes et sont même dans des appartements, ce qui contribue à leur redonner une dignité, très importante aux yeux de Mgr Warda, archevêque chaldéen d’Erbil. Sur le plan matériel, les camps et villages de réfugiés sont maintenant très bien organisés, l’Église a mis en place des cartes de rationnement qui fonctionnent très bien, grâce à l’aide de l’AED.

Et sur le plan moral ? Au début, ils pensaient que cette fuite ne durerait que 2 ou 3 jours, puis 2 à 3 mois, etc. Au bout d’un an, ils prennent conscience de la profondeur du drame qu’ils sont en train de vivre. Beaucoup sont partis, la plupart même, et ceux qui restent, ce sont les plus pauvres… Au début, la libération de Mossoul n’était pas certaine, puis le doute a porté sur la possibilité de revenir, du fait de la douloureuse trahison de voisins sunnites. Mais aujourd’hui, leur première inquiétude porte sur les enfants. « Que vont-ils devenir, s’ils continuent à manquer l’école ? » Et c’est précisément la raison pour laquelle l’AED a pris la décision de se lancer dans un projet d’une telle ampleur (la construction des 8 écoles en Irak). Car les écoles sont la condition non négociable pour tous ces déplacés qui se soucient de l’avenir de leurs enfants avant tout. A la rentrée 2015, ces écoles fonctionneront grâce à vous, bienfaiteurs de l’AED. 

« L’aide des autres chrétiens est primordiale. L’amitié, la solidarité et le soutien de nos frères et sœurs de l’Occident nous donnent le courage de résister et de rester sur notre terre et dans nos églises, continuant notre présence et le témoignage chrétien » (Mgr Sako, le 27.07.2015)

 

« Le 6 août : un jour de deuil, mais aussi le jour où Dieu nous a sauvés ! »

Le 6 août 2014 a changé à tout jamais la vie de l’Église en Irak : plus de 125 000 chrétiens ont été obligés de fuir les djihadistes du groupe terroriste « État islamique » (Daesh en arabe). Depuis, ils vivent en Irak même ou hors des frontières du pays, pour la plupart du temps comme réfugiés démunis.

Témoignage de Rami, 22 ans, réfugié dans le camp de Mar Elia
« C’était horrible. Nous avons fui le soir du 6 août. Je me rappelle encore toujours la terreur sur les visages des gens. Ils avaient peur pour leur vie. Ils croyaient que l’État islamique allait les tuer. Moi aussi, je le croyais. J’ignorais si je vivrais encore le lendemain »
« Je viens de Mossoul. Nous avions toutefois déjà quitté la ville en janvier 2014 parce que la situation sécuritaire était tellement mauvaise. Les djihadistes ont kidnappé des chrétiens. Nous avions toutes les raisons de craindre pour notre vie », rapporte le jeune homme. Avec ses parents et sa sœur, il est donc parti à Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d’Irak. Ils y ont loué une maison. Mais en août 2014, ils sont à nouveau redevenus des réfugiés.Rami se souvient que le matin du 6 août, les tirs se sont renforcés. « Lorsque nous avons vu que les soldats kurdes qui nous défendaient jusqu’à présent se repliaient, nous avons compris que nous devions également partir. Il n’y avait plus personne d’entre nous et Daesh. » Rami raconte avoir été témoin de scènes dramatiques.« Les gens paniquaient. Beaucoup ont simplement commencé à prendre les jambes à leur cou pour se mettre en sécurité. Nous nous sommes enfuis en famille dans la voiture d’un cousin. Avec toute cette agitation, j’ai même oublié ma carte d’identité. Nous sommes alors arrivés à Erbil à une heure du matin. Il y régnait un terrible chaos. » En effet, des milliers de réfugiés avaient afflué dans la ville. « Il nous a fallu dormir dans les jardins de l’église Mar Elia. À ciel ouvert. Ensuite, nous avons été logés dans un parking. Au bout de quelques semaines, nous sommes retournés au centre Mar Elia. Bientôt, nous avons pu y emménager dans une simple tente. »Aujourd’hui, Rami, comme des centaines d’autres personnes, vit dans l’une des caravanes qui ont pu être achetées grâce au soutien de l’AED. Au bout d’un an, Rami n’a plus l’espoir de pouvoir retourner rapidement dans sa ville. « Je ne fais confiance ni au gouvernement ni à l’armée de mon pays. Ils ont simplement abandonné Mossoul et toutes les autres localités à l’État islamique. »
Voilà pourquoi il ne croit pas que sa ville sera rapidement reconquise. Mais pour Rami, le problème va bien plus loin. « Nous autres chrétiens n’avons ici aucun droit et aucune sécurité. De plus, les chiites mènent la guerre contre les sunnites. C’est pour cela que je veux partir. Plutôt aujourd’hui que demain. En Irak, je ne vois pas d’avenir pour moi. Mon impression est que la plupart des chrétiens veulent partir. » Rami aimerait bien aller en Occident. Mais pour cela, il faut qu’il se fasse enregistrer comme réfugié auprès des Nations unies dans l’un des pays voisins. Rami et sa famille ne peuvent toutefois pas se permettre ce voyage. « Au Liban, en Turquie ou en Jordanie, nous n’avons pas le droit de travailler. Mais souvent, cela dure un an, deux ans, trois ans jusqu’à ce qu’on ait le droit d’émigrer. D’ici là, il faut vivre de ses économies. Mais nous n’en avons pas. »


Témoignage de Soeur Sanaa
Dès les tous débuts, Soeur Sanaa avait apporté son aide aux chrétiens réfugiés tels que Rami. La jeune femme travaille pour le diocèse chaldéen d’Erbil. « J’avais entendu parler de l’avancée de Daesh en direction des localités chrétiennes. Et c’est aussi à ce moment que les premiers réfugiés sont déjà arrivés chez nous. Au cours de la nuit et le lendemain matin, ils sont devenus de plus en plus nombreux. » Comme d’autres jeunes gens d’Erbil, Soeur Sanaa a immédiatement commencé à aider pour approvisionner les nouveaux venus. « C’était terrible de voir ces gens. Certains d’entre eux arrivaient littéralement les mains vides. Ils s’étaient enfuis dans la panique. Ils croyaient que l’État islamique les rattraperait. Certains ont fait douze heures de route et plus entre Qaraqosh et Erbil parce que les voies étaient tellement encombrées. Normalement, le trajet ne dure pas aussi longtemps. » Elle n’a même pas eu le temps de réfléchir. « Nous avons simplement aidé. Nous avons travaillé douze heures par jour et parfois plus, souvent jusque tard dans la nuit. Je n’oublierai jamais ces jours-là. » En y repensant aujourd’hui, elle s’étonne où sont passés les milliers et milliers de personnes qui s’étaient réfugiées à Erbil en août 2014. « Lorsque les gens sont arrivés ici, ils ont dormi à même le sol. Et maintenant, chacun a un logement, ou du moins une caravane pour y vivre. Beaucoup de choses se sont produites. » Mais évidemment, la vie n’est pas facile pour les gens. « En fait, ils pensaient au début qu’ils ne devraient rester ici que quelques jours ou semaines. Mais au fur et à mesure que passaient un mois, deux mois puis trois mois, ils ont compris que tout cela allait certainement durer plus longtemps. Beaucoup n’ont plus aucun espoir de pouvoir retourner chez eux. »

Selon Soeur Sanaa, les paroles de l’évêque d’Erbil lui apportent toujours une consolation, même un an plus tard. « Dans un sermon, à la question des gens où Jésus était en ces jours du mois d’août 2014, il a répondu : Jésus s’est enfui avec vous. Il a couru à vos côtés. Ce n’est que pour cela que vous êtes encore en vie. » Le mois d’août de l’an dernier reste aussi inoubliable pour Sœur Sanaa. La mère supérieure de la congrégation des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus se souvient : « Nous autres sœurs étions à Erbil. Nous nous préparions à faire nos retraites spirituelles annuelles. C’est alors que nous avons entendu parler de ce qui se passait à Qaraqosh et dans les environs. Nous avons demandé à notre évêque ce que nous devions faire. Il était d’avis que nous devions faire nos retraites spirituelles. Mais c’étaient des journées très tristes pour nous. Nous avons tant prié pour les gens qui ont afflué à Erbil. »

Lorsque les religieuses ont quitté leur retraite, elles ont vu les personnes couchés dans les rues. Les églises, les établissements scolaires et autres bâtiments publics étaient déjà bondés. Les sœurs ont rapidement commencé à aider les gens. Un an plus tard, Sœur Sanaa jette un regard triste sur le passé. « Plus la situation dure, plus la souffrance des gens empire. Pour moi, la situation est encore pire qu’il y a quelques mois. L’espoir meurt. » Voilà pourquoi la religieuse met toute son espérance sur la prière. « En tant qu’Irakiens et chrétiens, nous dépendons de la prière. La prière peut nous aider dans cette terrible situation. Nous croyons fermement que le Seigneur est avec nous. Je vous en prie, pensez à nous le 6 août. »


Témoignage du P. Douglas Bazi 

Tout comme Sœur Sanaa, le Père Douglas Bazi a d’abord été choqué par l’ampleur de la crise. Ce prêtre chaldéen dirige le centre Mar Elia à Erbil. Il se souvient vivement du 6 août 2014. « J’étais alors à l’étranger. En apprenant ces nouvelles, je suis immédiatement rentré. Mais comme l’aéroport d’Erbil était fermé, je suis d’abord resté bloqué à Ankara. Je ne suis arrivé à Erbil que le 7 août.

J’ai d’abord été tout simplement terrassé par ces dizaines de milliers de gens qui arrivaient ici absolument démunis. Ils étaient complètement perdus. Leurs visages reflétaient la colère, la confusion et l’égarement. Ils me semblaient être des corps avec des âmes mortes. Certains d’entre eux ne voulaient même pas manger. Ils disaient : À quoi bon ? Pour vivre ? Pourquoi ? »

Voyant cela, je me suis dit : C’est la fin. Extérieurement, j’ai essayé de faire preuve de force. Mais intérieurement, j’étais totalement abattu. Que pouvions-nous faire maintenant ? Je savais que 60 000 chrétiens vivaient rien qu’à Qaraqosh. Comment pouvions-nous faire pour aider tant de gens ? » Mais très rapidement, le Père Bazi a décidé de se concentrer entièrement à l’organisation des premiers secours. Entre-temps, la vie au centre Mar Elia est parfaitement organisée. Personne ne dort plus à même le sol. Des caravanes offrent un logement plus décent à 130 familles. Il y a aussi de nombreuses familles qui ont trouvé de vrais appartements et déménagé. « J’essaie d’occuper les gens, surtout les jeunes gens. Nous proposons des cours de langue. Les enfants apprennent aussi à jouer d’instruments de musique ou à se servir d’un ordinateur. Mais ils me demandent : Que va-t-il arriver maintenant ? C’est ce qui me fait peur. Peut-être que bientôt, je ne le saurais même plus moi-même. Et que ferons-nous alors ? », se demande-t-il.

« De jour en jour, l’espoir des gens de pouvoir retourner chez eux décroît de plus en plus. Mais je suis surpris de voir à quel point ils restent calmes malgré tout. » Le Père Douglas Bazi commémorera le 6 août 2014 en célébrant une messe. « Le 6 août est un jour de deuil, mais c’est aussi le jour où Dieu nous a sauvé. En fin de compte, nous sommes toujours en vie. Nous allons célébrer une messe. Nous ne pourrons jamais oublier ce qui est arrivé. Mais nous demanderons à Dieu de pardonner aux coupables et de changer leur façon de penser. » Le prêtre invite instamment les bienfaiteurs de l’AED à se joindre aux prières. « Nous sentons la force de vos prières. C’est seulement pour cela que nous pouvons progresser. En tant que membre de l’unique corps du Christ, il est de notre devoir de nous assister les uns les autres. En Mésopotamie, l’Église est exposée au Mal. Je vous en supplie, priez afin que mon peuple puisse rester fort face au diable ! »


 L’AED soutient de multiple manière les réfugiés chrétiens en Irak. Directement après le 6 août 2014, une délégation s’est rendue en Irak pour se faire sur place une idée de la situation. Depuis, environ 7 millions d’euros ont été alloués pour loger et approvisionner les gens ainsi que pour mettre en place plusieurs établissements scolaires fréquentés par des milliers d’enfants réfugiés. Pour le 6 août 2015, l’œuvre lance un appel à la prière pour les chrétiens en détresse d’Irak. (sur les réseaux sociaux, nos autres bureaux nationaux postent des prières avec ces mots-clés : #PrayForIraq #WeAreChristians #6thAugust).

L’exode du 6 août : témoignage vidéo de Soeur Lyca (dominicaine originaire de Qaraqosh)

L’appel du P. Douglas, qui gère le camp de réfugiés de Mar Elia à Erbil (Kurdistan irakien)

Nous venons de promettre 2,8 millions supplémentaires pour les chrétiens d’Irak. Par avance, merci !

Prier avec Mgr Sako pour les chrétiens d’Irak

Projets que nous avons besoin de financer avec 2,8 millions :

  • Aide pour louer des maisons pendant 6 mois pour les familles déplacées vivant dans la province d’Erbil : automne 2015
  • Aide financière pour nourrir 13 000 familles chrétiennes déplacées, (environ 65 000 personnes) originaires de Mossoul et de la plaine de Ninive (juin 2015)
  • Aide d’urgence pour les déplacés des camps de Wahat Ibraim al-Khalil (« L’oasis d’Abraham et ami de Dieu ») : achat de parcelles, extention de logement, réfection du monastère – Kirkouk

 

IRAK, chiffres août 20158,2 millions de personnes ont besoin d’aide pour survivre
Si le conflit persiste, on atteindra 10 millions en décembre 20153,1 millions de déplacés internes en Irak
Si le conflit persiste, on atteindra 1,7 million en décembre 2015290 000 réfugiés en Irak (dont 250 000 Syriens) 
L’aide de l’AED depuis juillet 2014 Montant versé %
Location de logements pour les familles déplacées 2 411 100 € 28,72%
Construction des écoles pour les enfants déplacés 2 000 000 € 23,83%
Aide alimentaire pour les familles déplacées 1 320 000 € 15,73%
Aide diverse aux familles déplacées (entretien) 946 191 € 11,27%
Fourniture de maison 839 000 € 10,00%
Construction de monastère, couvent, etc. 370 000 € 4,41%
Offrandes de messe pour aider les prêtres irakiens 85 200 € 1,02%
Frais courants des institutions de l’Église 78 000 € 0,93%
Retraites pour les prêtres et les religieuses 70 000 € 0,83%
Programmes pastoraux et cours 58 000 € 0,69%
Préparation et impression de livres divers 45 000 € 0,54%
Formation 39 000 € 0,46%
Vêtements 32 130 € 0,38%
Achat et envoi de bibles et évangiles 30 000 € 0,36%
Salaires de la main d’œuvre 30 000 € 0,36%
Papeterie 18 402 € 0,22%
Transports 15 000 € 0,18%
Traitements médicaux 7 000 € 0,08%
TOTAL 8 394 023 € 100 %
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