200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

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SYRIE :
Aide d'urgence pour les chrétiens qui souffrent

OBJECTIF :
2 300 000 €
0 € collectés

En raison de la situation catastrophique que vivent des millions de personnes en Syrie au bout de quatre années de guerre, l’AED accorde une aide d’urgence de 2,3 millions d’euros, répartis au bénéfice des victimes des conflits armés à Alep, Homs, Damas et d’autres villes.

 

  • 12,2 millions de personnes souffrent de la guerre en Syrie
  • 7,8 millions de déplacés 
  • 4,8 millions de Syriens dans des régions difficiles d’accès ou très dangereuses
  • 5,6 millions d’enfants souffrent de la guerre
  • 3 millions d’enfants syriens déscolarisés


familles assyriennes réfugiées fuyant TelTamarCe montant de 2,3 millions d’euros s’ajoute aux 4,15 millions d’euros déjà envoyés depuis le début de la guerre
(mars 2011) à la population de Syrie et aux réfugiés syriens. L’objectif de l’aide d’urgence  est non seulement d’atténuer la détresse immédiate, mais aussi de fournir une perspective de vie aux chrétiens en Syrie ainsi que dans tout le Proche-Orient.

Nous nous inquiétons particulièrement des chrétiens à Alep et à Damas, et aussi de ceux qui vivent dans les camps de réfugiés au Liban, en Jordanie et en Turquie. La peur est omniprésente. Elle est intense, presque tangible, surtout depuis la proclamation de l’État islamique. Mgr Antoine Audo, évêque d’Alep, nous confiait récemment : « Les chrétiens d’Alep ont peur qu’il puisse leur arriver ce qui s’est passé à Mossoul ». C’est une crainte nouvelle, malheureusement fondée, de génocide et de nettoyages ethniques. L’État islamique montre ouvertement aux yeux de tous ses objectifs meurtriers contre tous ceux qui ne se soumettent pas à son extrémisme. Ils sont fiers de leur cruauté face aux ‘non-croyants’ et élèvent froidement leurs sabres.

Une aide concrète et pastorale

Les fonds d’urgence accordés par l’AED bénéficient à des milliers de familles dans les régions touchées par la guerre.

Ces moyens financent des aliments de base, des médicaments, des soins médicaux d’urgence, des loyers pour des logements ainsi que les frais de chauffage et d’électricité. Ils servent aussi à assurer les initiatives pastorales et caritatives de chrétiens en Syrie, qui, dans de nombreuses communautés, permettent de fournir des logements et un encadrement à leurs compatriotes. Ainsi, à Hassakeh, au nord-est de la Syrie, à proximité de la frontière turque, des religieuses apportent leur aide en fournissant des soins médicaux d’urgence et en distribuant des biens humanitaires. À Alep et à Damas, des prêtres s’efforcent d’aider les victimes des conflits armés en leur apportant un soutien matériel et pastoral.

Fin février 2015 : chrétiens enlevés par l’État islamique

Le 26 février 2015, les chrétiens assyriens sont près de 350 à avoir été capturés par le groupe État Islamique dans le gouvernorat de Hassake au nord-est de la Syrie. (Mise à jour : dimanche 1er mars, nous apprenons la libération de 19 otages). Selon l’Archimandrite Youkhana, qui a un contact à Hasseke, 15 jeunes Assyriens auraient été martyrisés (information à confirmer). Beaucoup d’entre eux se battaient pour défendre et protéger les villages et les familles.

Les personnes capturées viennent des villages suivants:
-Tel Shamiram: 51 familles (5 personnes par famille). Aucune des familles de ce village n’a réussi à s’enfuir. Il y a eu des échanges de coups de feu entre les combattants protégeant le village et le groupe terroriste EI. On pense qu’il y a des victimes et que de nombreux Assyriens ont été tués dans le village. Pas de nouvelles sur ces familles. Elles ont très probablement été capturées et transportées au mont Abdul Aziz, une région voisine contrôlée par l’EI.
-Tel Jazira: 81 personnes
-Tel Gouran: 21 personnes
-Tel Feytha: 5 personnes
-Qabir Shamiya: 3 personnes
-Tel Hormizd: 12 combattants hommes et deux femmes. Il semblerait qu’une des femmes combattantes ait été décapitée et deux combattants hommes fusillés.
-13 autres combattants d’autres villages ont été capturés.


Les familles déplacées enregistrées jusqu’au 25 février étaient environ 800 à Hassake et 175 à Qamishly. Les chiffres doivent être mis à jour et devraient atteindre 1200 familles. A présent, toutes les familles assyriennes des 35 villages de Khabour ont fui vers Hasseke ou Qamishly. Le Père Bakos de Tel Tamar était la dernière personne à quitter la ville pour Hasseke. Seuls restent les combattants qui protègent les abords de la ville aux côtés des soldats kurdes du PYD. Dans l’espoir que la région soit libérée et que les familles puissent y revenir. Les personnes déplacées ont besoin de matelas, de couvertures, d’oreillers, de chauffage, de vêtements, de nourriture, de produits d’hygiène et de soins pour bébé, ainsi que de médicaments. Merci pour votre soutien !

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