200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

Nos actions

IRAK :
Aider les 165 000 chrétiens réfugiés

Une délégation de l’AED France s’est rendue en Irak début février pour étudier l’avancement des projets d’aide d’urgence aux chrétiens déplacés. Les prêtres que nous aidons sur place accomplissent un travail formidable et sont totalement dévoués à la population. Grâce à vous, nous avons pu abriter, nourrir, vêtir et réconforter les réfugiés depuis leur fuite face aux terroristes de l’État islamique. Les besoins sont encore importants : c’est pourquoi l’AED va poursuivre son aide tant qu’elle sera nécessaire.

L’AED a déjà envoyé plus de 4,5 millions d’euros en Irak depuis juin 2014. Plus de 150 000 chrétiens d’Irak se sont réfugiés au Kurdistan irakien. Près de la moitié d’entre eux est à Erbil, où l’AED mène de nombreux projets pour les aider.
  • Distribuer une aide d’urgence (colis alimentaires, vêtements, médicaments) nécessaire à la survie des déplacés
  • Offrir 15 000 cadeaux de Noël dans de nombreux camps
  • Abriter des milliers de réfugiés, notamment en construire le village « Werenfried », avec 150 maisons préfabriquées en PVC (1000 personnes)
  • Construire des écoles en préfabriqué pour permettre aux enfants réfugiés de continuer à s’instruire
  • Louer de nombreux logements bon marché, seule solution provisoire de la plupart des réfugiés pour ne pas être à la rue
  • Aider des congrégations et des prêtres réfugiés à survivre (aide à la subsistance, offrandes de messe)
  • Envoyer plus de 1000 messages de soutien qui ont réconforté les familles irakiennes.

Mgr Warda dans le centre de distribution des colis alimentairesMgr Warda : « C’est maintenant qu’il faut aider les chrétiens à survivre avec dignité, nous faisons tout pour qu’ils puissent au final parvenir à se débrouiller par eux-mêmes, si possible à retrouver un travail. L’Église a encore besoin de plus de 3 millions d’euros pour aider les familles à se loger de mars à septembre 2015. »


Un exemple de notre aide : lettre poignante d’une religieuse réfugiée à Erbil
Sœur Maria Hanna, prieure des Dominicaines de Sainte Catherine de Sienne, nous a remis en mains propres cette lettre.

« Le 6 août 2014, à 23h, nous avons dû fuir après avoir reçu un message d’alerte nous demandant de quitter immédiatement nos couvents car les villes chrétiennes étaient tombée sous le contrôle de Daech (l’État islamique). Nous avons aussi appris que des Peshmergas avaient quitté leurs bases dans ces villes, ce qui signifiait qu’il y avait un réel danger. Nous étions horrifiées, nous avons tout quitté sans avoir le temps d’emballer nos effets personnels. Nous n’avions que quelques minutes pour prendre ce qui était nécessaire, malheureusement, la majorité des sœurs n’ont pas eu assez de temps pour prendre leurs documents officiels (passeport, carte d’identité, etc.), ni d’autres documents concernant la congrégation et les archives.

Sur la route, les foules étaient à pieds, en voiture, les enfants hurlaient et pleuraient de terreur, tandis que les plus âgés étaient en état de choc ; la vue des handicapés et des plus âgés nous a brisé le cœur. Cette catastrophe a été pour nous aussi grave qu’un tsunami, je n’oublierai jamais de ma vie cette nuit.

Notre exode douloureux et forcé a duré 10h, alors que la distance réelle pour atteindre Erbil est d’environ 1h. Sur la route, une scène horrifiante s’est déroulée lorsque des djihadistes de Daech ont surgi, dissimulés dans une ambulance, et ont commencé à tirer sur les gens : des mères apeurées nous jetaient leurs enfants par la fenêtre du van dans lequel nous étions entassées, nous demandant de les protéger des tirs. En plein mois d’août, les gens n’avaient ni eau, ni nourriture depuis des heures, et les enfants étaient déshydratés.

La congrégation a perdu 12 instituts de la plaine de Ninive. Aujourd’hui, 73 sœurs sont déplacées dans 13 couvents, 30 des religieuses vivent dans des caravanes en PVC, et nous louons une petite maison à Shaklawa, où 3 sœurs s’occupent des réfugiés. La situation devient très difficile en cette période tourmentée, les sœurs n’ont plus de travail, la plupart des fonds de la congrégation sont restés dans les couvents de la zone prise par les islamistes… C’est pourquoi nous sollicitons humblement votre générosité pour les six prochains mois, votre aide nous serait très précieuse. Nous prions pour vous. »

L’AED souhaiterait les aider à survivre : elles ont besoin de 372 000 euros. Merci pour votre générosité !

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