200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

Nos actions

Février 2018 :
Éthiopie, Sierra Leone, Liban, Nouvelle-Guinée, Paraguay, Haïti, Russie

Éthiopie

Aide à la formation initiale et continue de 72 catéchistes

Dans la paroisse de Fullasa, il n’y a que deux prêtres pour s’occuper de 39.000 fidèles catholiques. La paroisse, fondée en 1960, est la plus ancienne sur le territoire du vicariat apostolique d’Awasa, dans le sud de l’Éthiopie. En même temps, c’est aussi la plus grande.

Il y a des chapelles dans 72 villages, parce que les trajets pour rejoindre l’église paroissiale sont trop longs. Dans la plupart des localités, la messe ne peut être célébrée que tous les deux mois. C’est pourquoi, dans chaque village où se trouve une chapelle, il y a un catéchiste qui prie avec les fidèles, enseigne la foi aux enfants, aux adolescents et aux adultes, organise avec eux des veillées de prière et des liturgies de la Parole, et qui, avec la permission de l’évêque, peut distribuer la communion.

Afin de pouvoir transmettre la foi, les catéchistes eux-mêmes doivent être bien formés. Il est surtout très important qu’ils aident les jeunes à s’enraciner fortement dans la foi, parce qu’autrement il y a un risque que les jeunes ne soient attirés par les sectes qui sont tout aussi actives. Cependant, en ce moment, beaucoup de catéchistes viennent à peine d’entrer en fonction, parce que ces derniers temps beaucoup d’anciens catéchistes ont cessé leurs activités pour raison d’âge. Il y a donc actuellement de nouveaux catéchistes qui débutent, mais qui ont encore peu d’expérience et ont besoin de se former davantage. C’est pourquoi la paroisse doit se procurer du matériel éducatif, des livres, des Bibles et des vidéos pédagogiques, ainsi que des appareils de projection. En outre, chaque catéchiste est censé recevoir une aube pour la liturgie de la Parole. Il est également prévu que les catéchistes visitent d’autres paroisses, s’y familiarisent avec la pratique pastorale et y acquièrent de l’expérience. Cela implique des coûts de déplacement, d’hébergement et de restauration.

« L’Aide à l’Église en Détresse » a promis d’aider à la formation initiale et continue des 72 catéchistes avec 15.000 euros.

Sierra Leone

Des manuels pour le petit séminaire du diocèse de Makeni

La Sierra Leone vient à peine de sortir d’une crise de longue durée. À ce jour, les conséquences de la guerre civile (1991 à 2002) ne sont que trop douloureusement perceptibles. Pendant la guerre civile, la moitié de la population avait fui, des milliers de personnes avaient été tuées. On voit encore aujourd’hui des gens auxquels les rebelles du « Front Révolutionnaire Uni » ont coupé une main ou un bras. Beaucoup d’enfants sont nés de viols et trainent en étant sans défense. Des gens ont été expulsés, de nombreuses écoles ont été détruites. La pauvreté, le chômage et la corruption caractérisent la réalité de ce pays d’Afrique de l’Ouest, qui est l’un des plus pauvres au monde. À cela s’ajoutent des catastrophes naturelles graves et répétées, ainsi que l’épidémie dévastatrice d’Ebola de 2014.

Bien qu’environ 70% de la population de Sierra Leone soit musulmane, l’Église catholique est très respectée, principalement parce qu’elle tient de nombreuses écoles et aide les gens de façon désintéressée, indépendamment de leur appartenance religieuse. Cette aide est vraiment d’une urgente nécessité. Néanmoins, il est clair pour l’Église de Sierra Leone qu’Elle ne doit pas négliger la dimension spirituelle. C’est pourquoi Elle fait de très gros efforts pour encourager les vocations et bien former les futurs prêtres.

Dans le diocèse de Makeni, qui s’étend sur une vaste superficie de 36.000 kilomètres carrés mais ne compte que 25 paroisses, l’Église catholique tient un « petit séminaire », c’est à dire l’étape préalable au séminaire. Il s’agit d’une école où vont les jeunes qui se sentent appelés à la prêtrise. En plus de la formation scolaire, ils sont initiés à la vie spirituelle. Cela inclut la messe quotidienne, la prière des heures, la prière personnelle et l’accompagnement spirituel. Chaque mois, il y a une retraite, et à la fin de chaque semestre, les garçons prennent part à des retraites spirituelles. « La formation spirituelle est le cœur de la formation », dit le recteur du séminaire, le Père Peter S. Kanu. Par ailleurs, les aspects psychologiques et socioculturels sont également pris en compte, car toute la personne doit être impliquée dans la formation sacerdotale. « Nos séminaristes sont formés pour l’Église locale et pour l’Église universelle », ajoute-t-il.

Beaucoup des prêtres du diocèse, qui sont actuellement 40, sont passés par le petit séminaire quand ils étaient adolescents, et heureusement il y a chaque année une voire plusieurs ordinations sacerdotales à Makeni. C’est le fruit d’une pastorale des vocations renforcée. « Nous passons un certain temps à parler des vocations dans les paroisses et les écoles. Nous croyons que cet engagement attise dans le cœur des garçons le désir de donner leur vie à Dieu », relate le recteur.

Mais maintenant, la crise mondiale nuit également au séminaire de ce pays d’une si grande pauvreté. Les prix augmentent presque quotidiennement et il est difficile de subvenir aux besoins du séminaire. Il faut surtout des manuels et des Bibles. Nous aimerions aider le séminaire, avec 2.650 euros, à s’acheter les livres nécessaires.

Liban

Aide à la formation pour trois séminaristes de l’archidiocèse de Baalbek

À l’époque moderne, le Liban était le seul pays du Proche-Orient à majorité chrétienne. Cependant, dans un passé récent, cela a changé parce que de plus en plus de chrétiens quittent le pays. Déjà pendant la guerre civile de 1975 à 1990, sept-cent mille chrétiens ont quitté le pays, et l’exode continue. Aujourd’hui, les chrétiens ne représentent plus que 34 pourcents de la population totale. Il ne sont même plus qu’un quart des jeunes de moins de 25 ans.

Hélas, la situation dans l’archidiocèse de Baalbek semble encore bien plus dramatique. Ici, les chrétiens représentent à peine 5 pourcents de la population. Dans cette région pauvre, où la situation est incertaine en raison de sa proximité avec la frontière syrienne, les gens ont peur. Celui qui le peut quitte le pays ou va chercher son bonheur au Canada ou en Australie. Beaucoup vont au moins à Beyrouth. Seule une Église forte qui est capable de soutenir ses fidèles spirituellement, pastoralement, socialement et économiquement peut stopper cet exode massif. Les jeunes prêtres bien formés jouent ici un rôle clé.

À l’heure actuelle, trois jeunes hommes de l’archidiocèse maronite de Baalbek se préparent à l’ordination sacerdotale. Mgr. Hanna Rahme a très à cœur ces futurs prêtres, mais il lui manque les moyens nécessaires. Il nous demande donc de l’aider à leur fournir une bonne formation, afin qu’ils soient comme de bons bergers auprès de son peuple. Il nous écrit : « Je suis sûr que vous serez ouverts à cette demande, d’autant plus que le Seigneur nous a donné de bonnes vocations sacerdotales qui travaillent déjà dans notre diocèse avec un grand zèle apostolique. Je me permets de dire que je compte sur votre bienveillance et sur la charité missionnaire des bienfaiteurs ».

Nous sommes sûrs que nos bienfaiteurs n’abandonneront pas les jeunes séminaristes. Nous avons promis 7.000 euros.

Nouvelle-Guinée

Success Story : Les 26 prêtres du diocèse de Wabag vous remercient pour les honoraires de messe

Les 26 prêtres du diocèse de Wabag remercient nos bienfaiteurs pour leurs 2.025 intentions de messe. Mgr. Arnold Orowae nous avait demandé de l’aide parce que le diocèse est pauvre et que les prêtres doivent contribuer à leur propre subsistance par des travaux agricoles en plus s’accomplir leur service sacerdotal. Ils s’occupent d’énormes paroisses avec de nombreuses chapelles dans des régions montagneuses difficiles à atteindre. Les longues routes qu’ils doivent emprunter sont souvent à peine praticables. Néanmoins, ils s’occupent inlassablement des 75.000 fidèles du diocèse, ils rendent visite aux malades, conseillent et accompagnent les familles, vont dans les chapelles pour donner les sacrements, se chargent de l’instruction religieuse et célèbrent la messe dans les écoles. Ils organisent aussi des retraites pour les enfants, les adolescents et les servants d’autel, ainsi que pour les catéchistes. Depuis l’année de la Miséricorde, le nombre de ceux qui veulent recevoir le sacrement de réconciliation a également augmenté. Ainsi, les prêtres passent aussi beaucoup de temps à écouter en confession. L’adoration eucharistique est également plus fréquentée à de nombreux endroits. Les fêtes religieuses sont célébrées de façon joyeuse. Ainsi, la fête patronale de chaque paroisse est préparée par une neuvaine. En octobre, mois du rosaire, il y a des processions dans tous les villages où il y a une chapelle. Les prêtres sont donc sans cesse sur les routes.

Les intentions de messe de nos bienfaiteurs sont d’une grande aide. Bien qu’une messe ne puisse pas être « payée », il y a dans l’Église une longue tradition consistant à faire un don aux prêtres pour la célébration de la messe à une intention particulière, par exemple pour un défunt. Ce don n’est pas une « rémunération » mais un signe d’amour et de gratitude de la part des fidèles. Mgr. Orowae nous écrit : « Tous mes prêtres sont heureux des intentions de messe qu’ils ont reçues et célèbrent la messe avec joie aux intentions de ceux qui les ont donnés ».  Non seulement les honoraires de messe profitent au prêtre lui-même en lui fournissant des moyens de subsistance, mais ils l’aident également à répondre à certains des besoins de sa paroisse. Par exemple, cet argent lui permet d’acheter des hosties et du vin de messe, ou de s’assurer que les chapelles des villages éloignés soient dignement équipées ou en bon état.

Que Dieu le rende à tous ceux qui ont aidé !

Paraguay

Un bateau pour la pastorale de la paroisse de Carmelo Peralta

Le vicariat apostolique de Chaco se situe à l’extrême nord du pays. Il s’étend sur une vaste zone de marécages et de forêts semi-arides où seulement 30.000 personnes vivent. Les routes sont très mauvaises. Certaines localités ne sont accessibles que par voie navigable.

La paroisse de Carmelo Peralta compte 3.500 habitants et se situe à la frontalière avec le Brésil. Des fermiers brésiliens y défrichent la jungle afin de gagner des terres de pâturage supplémentaires pour leur bétail. Cela attire les travailleurs brésiliens qui sont à la recherche d’un emploi dans l’élevage de bétail. Cependant, beaucoup d’autochtones font partie de tribus indigènes qui ont un mode de vie traditionnel : pour eux, la rencontre de deux modes de vie totalement différents est un choc culturel. Ce sont surtout les jeunes qui risquent de perdre pied et de s’éloigner de leur mode de vie traditionnel sans pouvoir s’appuyer sur des valeurs stables dans le cadre de ce nouveau mode de vie. Cela cause rapidement des problèmes tels que l’alcoolisme, la toxicomanie ou la promiscuité, et détruit des familles.

La présence de l’Église est très importante pour accompagner et aider les gens dans cette situation difficile. Cependant, certains des villages indigènes ne peuvent être atteints que par bateau. Or, la paroisse elle-même ne dispose pas d’un bateau à elle pour rendre visite aux familles, pour aller faire les célébrations liturgiques dans les chapelles, pour proposer la catéchèse ou pour accompagner pastoralement la population. Un bateau a donc dû être loué, ce qui coûte cher. Mais maintenant, la paroisse devrait s’acheter son propre bateau. « L’Aide à l’Église en Détresse » a fourni une aide de 3.600 euros.

Haïti

Une église paroissiale pour un nouveau quartier de Hinche

Bien avant d’attirer l’attention de la population mondiale du fait du tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, Haïti était le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. La violence, les catastrophes naturelles, les troubles politiques, la pauvreté, la faim – pratiquement aucune souffrance imaginable n’a été épargnée aux Haïtiens.

La majorité de la population haïtienne se compose de descendants d’esclaves noirs.

Sur les quelque 8,6 millions d’habitants du pays, près de 7 millions sont catholiques. Néanmoins, les rituels « magiques » du culte vaudou sont encore répandus dans la population. L’Église cherche toutefois à transmettre une foi catholique pure à la population. Il y a beaucoup de paroisses très vivantes où les fidèles vivent leur foi avec une grande dévotion et une profonde piété.

L’une de ces paroisses est la paroisse « Notre-Dame de la médaille miraculeuse », à Village Creole, un nouveau quartier de Hinche dans l’est d’Haïti, à la frontière avec la République dominicaine. Au cours des 25 dernières années, ce village s’est développé de plus en plus. La paroisse compte 70.000 catholiques ! Cependant, jusqu’à présent, elle n’a pas encore d’église paroissiale et la messe est célébrée à des emplacements provisoires. Mais cette situation n’est bien sûr pas appropriée, et les places ne sont pas non plus en nombre suffisant.

Les fidèles sont pauvres mais ont fait de grands sacrifices pour aider à l’achat d’un terrain sur lequel l’église doit être construite. Hélas, les fonds ne sont pas suffisants pour pouvoir commencer les travaux. C’est pourquoi nous fournissons une aide de 70.000 euros.

Russie

Une voiture pour les religieuses d’Orel

Depuis 2004, les Dominicaines polonaises de Marie et Jésus sont présentes en Russie. Deux d’entre elles s’occupent de deux paroisses catholiques du centre de la Russie : l’une se trouve à Orel, où les sœurs vivent aussi, l’autre à Briansk. Les deux localités sont distantes de 130 km, si bien que les sœurs doivent effectuer de longs trajets pour aller travailler.

Les religieuses remplissent de nombreuses missions : elles organisent des journées de retraite, rendent visite aux malades et leur apportent la communion, elles s’occupent de la sacristie dans les deux paroisses, veillent à ce que les églises soient propres et ornées, jouent de l’orgue et se chargent de la liturgie de la Parole lorsqu’il n’y a pas de prêtre.

Des sœurs de cette Congrégation se sont également installées à Voronej. Les religieuses d’Orel doivent aider leurs nouvelles consœurs, et les soutenir en paroles et en actes sur leur nouveau lieu de mission. Cependant, elles doivent parcourir 400 km pour s’y rendre. En voiture cela prend 5 heures. Avec d’autres moyens de transport, le voyage prend beaucoup plus de temps, est plus cher et plus compliqué.

La vieille voiture que les sœurs utilisent leur cause plus de soucis qu’elle ne les aide. En effet, elle ne respecte pas les normes de protection de l’environnement et engendre des coûts de plus en plus élevés. Elles voudraient donc acheter une nouvelle voiture qui rendrait leur travail plus facile.

Ces religieuses accomplissent leur ministère pour l’Amour de Dieu et ne reçoivent aucun salaire. Elles ne touchent pas d’autre revenu que le soutien qu’elles reçoivent de leur congrégation et de personnes généreuses. C’est tout juste suffisant pour leur assurer leur modeste subsistance, mais ne leur permet même pas de rêver d’acheter une voiture. C’est pourquoi elles comptent sur la générosité de nos bienfaiteurs. Nous avons promis de les aider avec 9.500 euros.

 

 

 

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