200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

Nos actions

Février 2019 :
Éthiopie, Israël, Inde, Brésil, Kazakhstan, Russie

Éthiopie : soutien à la pastorale des jeunes de l’archidiocèse d’Addis-Abeba

La pastorale des jeunes est une priorité absolue dans l’archidiocèse d’Addis-Abeba. En effet, les défis auxquels sont confrontés les jeunes en Éthiopie sont immenses : beaucoup de jeunes souffrent de la pauvreté et du chômage et rêvent de quitter la campagne pour la capitale, voire pour l’Europe. La plupart d’entre eux ne prennent pas en compte qu’ils pourraient perdre pied. Parallèlement à cela, les influences du monde moderne, ainsi que ses valeurs souvent fausses, atteignent aujourd’hui jusqu’aux villages les plus reculés, à travers les médias. La vision de la vie et de la famille en est modifiée.

L’Église catholique a donc décidé de mettre en place des programmes pour les jeunes dans les 15 paroisses de l’archidiocèse. L’objectif principal est de former des chefs de groupe capables de travailler sur place avec les jeunes. En effet, les paroisses couvrent de très vastes territoires, et il est important qu’il y ait autant d’activités régulières que possible. C’est surtout dans les zones sous-développées et éloignées de la capitale qu’il n’y a guère d’offres ou de possibilités d’épanouissement pour les jeunes. L’expérience montre également dans d’autres pays que les jeunes qui sont fortement enracinés dans la vie de l’Église sont plus disposés que d’autres à ne pas quitter leur patrie, mais à travailler pour que leur propre pays ait un avenir meilleur.

L’une des questions importantes est la préparation au mariage et une éducation sexuelle d’ensemble qui incite à la responsabilité. Il y a par ailleurs aussi des cours de Bible, des événements musicaux et des ateliers de chant religieux. Un espace de rencontre ainsi que des moments de convivialité par le sport et le jeu sont également proposés.  Enfin, trois jours de retraite par an permettent aux participants de se concentrer sur leur relation à Dieu. Les jeunes qui ne sont pas encore actifs en paroisse sont également expressément invités.

L’AED voudrait soutenir ces importantes activités à hauteur de 10.000 €.


Israël : r
énovation de l’église du couvent des Carmélites à Haïfa

Les Carmélites de Haïfa se réjouissent. Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 30.000 €, l’église de leur monastère a enfin été rénovée. Leur église, consacrée à la Vierge du Mont Carmel, avait été construite en 1937, et faute d’argent, elle n’avait pu bénéficier d’aucune réparation depuis lors. Or, les infiltrations d’eau de pluie et l’humidité avaient endommagé le bâtiment. Pour les sœurs, la paroisse locale et les pèlerins leur rendant visite, cela représentait de plus en plus un danger pour la santé.

Les dix-sept sœurs qui vivent dans le monastère sont originaires de onze pays différents. Leur porte est ouverte à tout moment aux personnes qui veulent venir chez elles. Les fidèles des environs confient leurs intentions de prière aux sœurs, et les pèlerins qui viennent en Terre Sainte de partout dans le monde posent aux sœurs de nombreuses questions sur la foi. L’endroit où vivent les sœurs se trouve sur le versant nord du Mont Carmel, qui est, dans un sens, le berceau de l’ordre des Carmes. C’est autour de 1150 que les premiers Carmes se sont installés en ermites précisément ici, sur le Mont Carmel, où selon les Saintes Écritures le prophète Élie avait montré, à travers une intervention divine, que son Dieu était le vrai Dieu et que l’idolâtrie des prêtres de Baal était mauvaise (cf. 1 Rois 18, 16-46).

L’ordre s’est rapidement répandu dans d’autres pays, mais à cette occasion, il a également connu des mutations. C’est ainsi qu’il été réformé par Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix en Espagne au XVIe siècle, de manière à correspondre encore davantage à son esprit originel.

Pour gagner leur vie, les sœurs de Haïfa cuisent des hosties et fabriquent des souvenirs pour les pèlerins, mais sans aide, elles n’auraient pas pu réparer l’église de leur monastère. Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, elle a été à nouveau consacrée le 15 octobre, en la fête de Sainte Thérèse d’Avila.

Au nom de ses sœurs, Sœur Maira de l’Enfant Jésus, la prieure, remercie tous ceux qui ont apporté leur aide : « Nous espérons qu’il s’agit là du début d’un renouveau de la vie de prière, tant pour notre église locale que pour les pèlerins qui traversent la Terre Sainte et restent prier le Seigneur dans notre chapelle de Notre-Dame du Mont Carmel. C’est avec joie que nous vous exprimons notre gratitude et renouvelons nos prières et nos sacrifices pour l’Église et le monde entier ».


Inde : a
ide à la formation pour 15 novices des Sœurs du Saint Esprit

La Congrégation des Sœurs du Saint-Esprit a été fondée en Allemagne en 1950. Elles travaillent principalement à la pastorale, dans le but d’aider les prêtres. Dès le début, le souhait de leur fondateur a été que les religieuses reçoivent une éducation théologique de base afin de pouvoir accomplir cette mission.

Les sœurs enseignent la catéchèse, préparent les enfants, les adolescents et les adultes à recevoir les sacrements, et organisent des réunions de prière. Elles rendent également visite aux malades et aux familles et sont à leurs côtés dans leurs détresses.

En Atmadhara et Jeevadhara, deux provinces indiennes de la Congrégation, il y a au total 207 sœurs qui travaillent dans sept États fédéraux. Dans l’État fédéral d’Orisha, qui s’appelait Orissa jusqu’en 2011 et s’est fait tristement connaître en 2005 en raison de violentes attaques contre les chrétiens, les sœurs tiennent un dortoir pour 40 écolières dont le domicile se situe trop loin de l’école la plus proche. Ces jeunes filles appartiennent à différents groupes ethniques et confessionnels. Les sœurs leur transmettent des valeurs chrétiennes et leur enseignent le respect mutuel, si bien que le dortoir contribue également à la coexistence pacifique des différentes religions et groupes ethniques.

Les sœurs du Saint-Esprit ont actuellement 15 novices. Nous leur avons promis 4.500 € pour la formation des jeunes religieuses.


Brésil : m
atériel catéchétique pour le travail pastoral auprès de groupes sociaux marginalisés

Le « Missao Belem » («Mission Bethléem») est une communauté spirituelle qui s’occupe principalement des sans-abri, des toxicomanes et des personnes isolées ou en situation de crise. Les membres de la Communauté, qui se décrivent comme des « missionnaires », vivent 24 heures sur 24 avec les sans-abri, souvent même dans les rues, et partagent leur vie. Ce faisant, ils essaient de rendre tangible et palpable la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, même par ceux qui sont en marge de la société.

Cette communauté encore jeune, fondée au Brésil en 2005, tient actuellement 160 maisons missionnaires et sept centres de transit dans 70 villes au Brésil, en Haïti et en Italie.

À l’heure actuelle, 2.000 sans-abri sont soignés par 70 membres consacrés de la communauté et 200 bénévoles à temps plein. Ils vivent tous ensemble comme dans une grande famille. Dans cette atmosphère familiale, les personnes ayant vécu dans la rue se réhabituent lentement à un rythme de vie régulier et peuvent découvrir le potentiel qu’ils ont en eux. Pour cela, des établissements thérapeutiques coopèrent avec la communauté. Celle-ci offre également la possibilité d’effectuer une formation professionnelle ou de se réintégrer à la vie professionnelle. Les enfants des rues sont aidés, dans la mesure du possible, à retourner dans leur famille. Lorsque la situation rend cela impossible, ils sont placés dans des familles d’accueil ou d’adoption, en accord avec les autorités compétentes.

Jusqu’à présent, 50.000 personnes ont été prises en charge par la communauté. Environ la moitié d’entre elles sont revenus à une vie normale. Beaucoup ont également trouvé la foi et ont été baptisées. Il est particulièrement émouvant de voir des hommes d’âge avancé, après des années d’errance ou de toxicomanie, porter les vêtements blancs du baptême en tenant une bougie baptismale, ou être des « premiers communiants ». Il est particulièrement visible que le baptême leur offre une nouvelle vie en tant qu’enfants de Dieu.

Les cours d’évangélisation de la Communauté sont appréciés et sont une réussite. Jusqu’à présent, 1.400 personnes ont participé à ces événements. Elles se préparent ainsi à la tâche de prêcher l’Évangile aux personnes qui sont loin de l’Église, et en particulier aux groupes sociaux marginalisés. Pour leur travail, il faut du matériel catéchétique à distribuer.

L’AED voudrait aider à acquérir le matériel nécessaire pour les quatre prochaines années, et a donc promis 46.100 €.

Kazakhstan : des livres pour le séminaire de Karaganda

Le Kazakhstan est un vaste pays dont le territoire, de plus de 2,7 millions de kilomètres carrés, fait plus d’un quart des États-Unis ! Pourtant, le pays n’a que 18 millions d’habitants. Depuis 1991, cette ex-République soviétique est indépendante.

La population est musulmane à 70 pourcents. Il y a environ 25 pourcents de chrétiens, mais la plupart d’entre eux appartiennent à l’Église orthodoxe russe. Les catholiques ne forment qu’une minorité de 300.000 fidèles. La plupart d’entre eux sont d’anciens déportés ou leurs descendants, et ont des racines polonaises, allemandes, baltes ou ukrainiennes.

Le Kazakhstan est un exemple particulièrement beau de coexistence amicale entre catholiques et orthodoxes. Il y a fréquemment des rencontres et des initiatives conjointes. Tout récemment, à l’occasion du Noël orthodoxe qui a été célébré le 7 janvier, le Président de la Conférence épiscopale catholique du Kazakhstan, Mgr José Luís Mumbiela Sierra du diocèse de la Sainte Trinité, dont le siège est à Almaty, a rencontré le Métropolite orthodoxe russe Aleksandr pour lui adresser ses meilleurs vœux de Noël au nom des autres évêques catholiques, des prêtres et des fidèles catholiques. Des cadeaux ont été échangés et les discussions ont porté sur différents problèmes importants auxquels les deux Églises sont actuellement confrontées.

Les défis auxquels les chrétiens sont aujourd’hui confrontés concernent également les douze jeunes hommes qui se préparent en ce moment au séminaire de Karaganda – le seul séminaire catholique du pays – à être ordonnés prêtres. Il y a actuellement un peu moins de 100 prêtres catholiques dans les quatre diocèses catholiques du pays. Cela fait bien trop peu, compte tenu du fait que les fidèles sont largement éparpillés.

Afin de pouvoir bien former les futurs prêtres, le séminaire nous demande de l’aide pour compléter sa bibliothèque. Nous avons promis 1.500 €.

Russie : aide à l’achèvement de l’église paroissiale de la Mère de Dieu du Pacifique à Nachodka

La ville portuaire de Nachodka est l’une des grandes villes les plus à l’est de la Russie. Elle se situe sur l’océan Pacifique et est presque à 6.300 kilomètres de Moscou, ce qui correspond à la distance entre Berlin et New York !

La ville a une population d’environ 160.000 habitants. La paroisse catholique locale de la Mère de Dieu du Pacifique a été fondée au début des années 1990, après la fin de l’Union soviétique. À ce jour, cependant, les fidèles n’ont toujours pas leur propre église, et la messe est célébrée, par exemple, dans des immeubles d’habitation. Par manque de place, il n’est jamais possible que plus de 30 fidèles se rassemblent en même temps.

Avec l’aide de l’AED, la paroisse a commencé la construction de sa propre église. Nos bienfaiteurs avaient pour cela fait don de 40.000 €. Le gros œuvre est maintenant terminé, mais le Père Sebastian Marian D’Silva nous a redemandé de l’aide pour pouvoir rapidement terminer l’aménagement intérieur et rendre l’église utilisable. Nous avons pour cela promis 30.000 €. Le Père nous remercie d’avance pour cette aide et nous écrit : « Nous prions toujours pour vous, pour votre organisation et pour tous ceux qui aident à réunir les fonds nécessaires pour nous soutenir. Que Dieu bénisse amplement tous les bienfaiteurs et leur offre le bonheur et la santé ».

 

 

Mentions légales | Crédits | Vie privée | Informations Cookies