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FRANCE :
Une église pour les Chaldéens réfugiés

Les assyro-chaldéens, peuple oublié de l’histoire, n’ont jamais été à l’abri des persécutions et des atteintes à leur droits fondamentaux et religieux. Malgré l’amour de leur patrie et l’attachement à leurs terres natales, le sentiment d’insécurité et le climat de peur les a incités à abandonner leur pays. En France ils sont au nombre de 16 000 à 18 000, 12 000 en Ile-de-France, dont 10 000 dans le bassin est du Val d’Oise.

Ils sont heureux d’être en France, mais ils voudraient garder leur culture et préserver leur héritage ethnique, linguistique et religieux, pour assurer la pérennité et le développement de ces richesses bimillénaires.

Bien sûr, ayant vécu l’injustice et la discrimination dans leur pays d’origine, nombre d’entre eux, bien qu’ils soient bien installés en France, ont le cœur tourné vers le foyer parental, car des membres de leur famille y sont restés ou sont encore sur le chemin de l’exil.

Pour les parents qui ont choisis la France pour s’expatrier, ils croyaient trouver un pays « chrétien », et trouvent en fait un pays laïc, sécularisé, dans lequel des communautés chrétiennes expriment leur foi différemment. Mais la France, étant de tradition chrétienne, les a aidés à s’adapter à la société. De plus l’Eglise à eu un rôle remarquable d’accueil et d’accompagnement dans ces étapes difficiles dès leur arrivée en France.

Bien que la majorité des chaldéens venus d’Orient soient issus de pays ou milieux défavorisés, dans leur éducation familiale et communautaire ils ont des valeurs humaines et spirituelles d’une grande profondeur. Ils ont le respect des institutions civiles et religieuses et une image globalement positive de son rôle. De ce fait, l’intégration scolaire se fait sans difficulté majeure à part l’obstacle de la langue.

Un des facteurs qui différencie l’immigré chaldéen des autres immigrés, est que la situation malheureuse, voir tragique, des pays d’origine ne permet plus leur retour, c’est donc un aller simple, ce qui est le cas de la communauté chaldéenne en France. De ce fait ils s’intègrent et contribuent à la société d’accueil et ils y envisagent leur avenir.

Dans ces situations, la solidarité familiale et communautaire joue un rôle important pour un groupe exilé. C’est la mise en pratique de Saint Paul aux Corinthiens : « quand un membre souffre tout le corps souffre avec lui » (1 Cor. 2, 27-28).

La construction de l’église Saint Thomas Apôtre a permis à la communauté non seulement d’avoir un lieu de référence, mais aussi de garder l’unité de la diaspora. Les édifices sont des moyens d’accueillir et permettent de se découvrir, de voir ce qu’il est possible d’apporter à l’Eglise Universelle et au diocèse.

Le Père Sabri Anar, curé de la paroisse Saint Thomas Apôtre, nous écrit :

« L’unité dans la différence est un fruit de la Pentecôte dans laquelle chaque communauté ou Eglise apporte sa richesse. Ainsi les catholiques latins découvrent que le rite latin n’est pas la forme unique de l’expression ecclésiale. Au moment de la construction de l’église Saint Thomas Apôtre je percevais de la fierté de la part des chrétiens du diocèse qui réjouissaient d’une nouvelle présence ecclésiale. La vitalité et le témoignage de ces Églises d’Orient participe à la nouvelle évangélisation.

D’ailleurs nous savons bien que nombreux sont les enfants français qui ont pris le chemin de la catéchèse grâce à leurs amis chaldéens. Mgr Riocreux, évêque de Pontoise jusque septembre dernier, disait « les chaldéens sont une bénédiction pour le diocèse. » Ce à quoi nous répondons que le diocèse et son accueil fraternel est une grâce pour la communauté chaldéenne.

Dans le secteur de Villiers-le-Bel/Gonesse/Arnouville, où plus de 500 familles chaldéennes habitent, la construction d’un lieu de culte, avec salles de catéchisme, est devenue urgente.

Villes 2000 2005 2011
Villiers le Bel / Arnouville / Gonesse    et villes avoisinantes 244 395 515

 

Actuellement, dans cette zone, nous célébrons nos offices à l’église St François d’Assise où nous sommes accueillis comme des frères, mais la capacité d’accueil de l’église (300 places) et les locaux pour les activités paroissiales ne suffissent plus. Les 1 100 enfants au catéchisme et les nombreuses activités de jeunes (230 aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid) témoignent de la vitalité de cette communauté et elle est un facteur d’évangélisation.

Même si huit messes sont célébrées tous les dimanches, il n’est pas rare que dans les célébrations ordinaires à Saint Thomas Apôtre et Saint François d’Assise de Gonesse, plus de 200 personnes restent debout.

« Le projet de construction d’une église à Arnouville (Val d’Oise) est donc un projet certes ambitieux mais indispensable pour l’avenir de nos enfants et nos traditions. »


SAINT-JEAN APÔTRE

Après avoir honoré celle qui est leur Mère et celui qui est le modèle de leur foi, les Chaldéens se sont tournés vers celui qui fait la synthèse de la foi et de l’amour dans la vie du chrétien: l’apôtre Jean. Ce sera le nom de leur troisième église « Saint-Jean Apôtre ». Jean est comme leur frère ainé étant comme eux, « fils de Marie », comme l’a proclamé Jésus sur la croix.

Il sera leur exemple dans l’intimité avec Jésus et dans la proclamation de leur foi. Jean leur dit qu’ils sont « les disciples que Jésus aime« . Ils seront blottis contre son cœur comme Jean au repas eucharistique et écouteront Jésus au même repas:  Je vous donne un commandement nouveau:  « Aimez-vous les uns les autres comme moi je vous ai aimés » (Jn. 13,34).

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