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Nos actions

IRAK :
aide d'urgence pour 370 familles chrétiennes réfugiées à Kirkouk

OBJECTIF :
245 000 €
0 € collectés

Fin janvier 2015, la ville de Kirkouk, qui a de grandes ressources pétrolières, a été attaquée par l’État islamique (Daech) : cet événement a semé la panique. La nuit même, de nombreuses familles de réfugiés se sont enfuies de Kirkouk en y abandonnant tout. Elles sont aujourd’hui toujours extrêmement traumatisées des circonstances de leur fuite l’été dernier. Par conséquent, même des familles dans la capitale provinciale kurde d’Erbil doutent maintenant de leur sécurité à long terme. Ce manque de sentiment de séc
urité et l’absence de confiance en l’avenir poussent chaque jour les familles chrétiennes à quitter l’Irak. Elles partent en direction de la Turquie, du Liban ou de la Jordanie. Tous les jours six familles ou même plus s’en vont. 

L’objectif du travail de l’AED est d’aider les réfugiés à retrouver le chemin de la vie. Outre des logements plus décents, l’aménagement d’établissements scolaires pour environ 7 000 enfants réfugiés chrétiens contribue à réaliser cet objectif. C’est important pour les enfants, mais aussi pour les parents. Ils voient que leurs enfants ne perdent pas de temps.

Nous venons ainsi précisément d’accorder une aide d’urgence de pour des familles chrétiennes réfugiées dans la ville de Kirkouk, pour fuir l’E at islamique : il s’agit d’une aide à survivre pendant 6 mois pour 370 familles chrétiennes déplacées (soit environ 1850 personnes). Nous leur avons promis 245 000 €, aussi toute collecte sera la bienvenue pour aider ces familles.

Mgr Mirkis (photo ci-contre), archevêque de Kirkouk, vient de nous faire une demande d’aide pour 370 réfugiées. Voici des extraits de sa demande :

 

Le responsable des projets au Moyen-Orient de l’AED, le P. Halemba, témoigne :

« Je peux confirmer que les personnes déplacées à Kirkouk sont absolument traumatisées. Heureusement, des peshmergas contrôlent et protègent la zone où ils sont aujourd’hui. Car beaucoup d’entre eux ont connu des trahisons de leurs voisins dans la plaine de Ninive et à Mossoul, et ont perdu toute confiance.

Kirkouk est la ville où l’on trouve la plus grande diversité ethnique en Irak. La région autour de la ville produit 40 % de la production pétrolière de l’Irak, ainsi que 70 % de sa production de gaz naturel, ce qui rend la question de la propriété des terrains de la ville à la fois stratégiquement très importante et très controversée. C’est aussi pourquoi l’Etat islamique est intéressé par cette région qu’il souhaite contrôler. Jusqu’à présent, le peshmergas ont réussi à repousser les djihadistes de Daech, et les gens s’y sentent plutôt en sécurisé.

A Kirkouk, qui ne fait pas partie du Kurdistan, l’arabe est parlé dans tous les bureaux, toutes les institutions et écoles. C’est pourquoi des chrétiens choisissent de ne pas rester à Erbil (qui est la capitale du Kurdistan, où le kurde est la langue parlée), afin que leurs enfants puissent poursuivre leurs études en arabe.

L’aide humanitaire aux personnes déplacées fonctionne bien à Kirkouk, grâce aux collectes de fonds réalisées par l’archevêque Thomas Mirkis, ainsi qu’à des groupes de laïcs de différentes confessions chrétiennes. »

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