200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

Nos actions

Irma à Cuba :
la chapelle s’est effondrée, mais pas l’Église

Mgr Wilfredo Pino Estevez, archevêque de Camagüey, relate dans un message envoyé à l’AED sa visite dans les zones les plus endommagées de son diocèse.

Selon le Conseil de défense municipale, l’ouragan Irma a frappé pendant neuf heures la commune d’Esmeralda, dans la province de l’est de Camagüey, avec des vents de plus de 250 kilomètres par heure. Plus de 7.000 personnes ont dû être évacuées.
Le lendemain, l’archevêque de Camagüey s’est rendu dans la municipalité et y a trouvé « beaucoup de destructions à Esmeralda, mais aussi dans le batey de Central Brasil (Jaronú), où l’église récemment restaurée a été endommagée ». À Jiquí aussi, la chapelle s’est effondrée. « On aurait dit une explosion » ont dit les gens à l’évêque. « Puis nous sommes arrivés à Esmeralda et avons célébré la messe avec les rares personnes qui pouvaient y assister. Là aussi, nous avons vu quelques maisons touchées : glissements de terrain partiels ou complets, personnes sans abri, etc. Certaines personnes semblaient encore effrayées. “Quelle longue nuit !” est, à ce que l’on m’a dit, l’expression la plus entendue parmi les gens ».
Dans son récit, Mgr Wilfredo raconte à l’AED qu’en arrivant à Jiquí, il lui a été « pénible de voir notre église complètement par terre, avec des bancs écrasés et les tableaux détruits ». Là-bas, malgré la pluie, il a rencontré Ismaela et Alberto, un couple de la paroisse. Les premiers mots d’Ismaela ont vivement impressionné le prélat : « Monseigneur, la chapelle s’est effondrée, mais pas l’Église. »

Mogr Wilfredo décrit dans son message le travail de l’Église dans les différentes municipalités et paroisses touchées. En réponse aux coups de téléphone qu’il avait adressés aux prêtres et aux religieuses pour savoir s’ils allaient bien, la réponse de beaucoup a été unanime : « Nous, nous allons bien, mais nous allons sortir avec de la nourriture et d’autres choses, comme par exemple des clous, pour aider les personnes dans le besoin ».

Enfin, Mgr Wilfredo conclut en rappelant que le 8 septembre, en la fête de la Sainte patronne de Cuba, « nous n’avons pas pu faire les processions de la Vierge de la charité, mais maintenant, comme en d’autres occasions, notre bon Dieu nous invite à faire des “processions d’amour” comme celles que je viens de vous raconter. Je suis sûr que, demain lundi, quand les prêtres viendront à l’évêché, ils inventeront de nouvelles “processions” de ce genre … »

L’AED porte en priorité son aide sur la reconstruction des églises détruites à Jaronú et Jiquí et songe aussi à envoyer une aide d’urgence afin que l’Église ait la possibilité de servir d’instrument de la Miséricorde de Dieu pour atténuer les dommages causés par l’activité de l’ouragan qui a également traversé impitoyablement d’autres diocèses tels que Ciego de Ávila, Santa Clara, Matanzas et la Havane.

Mentions légales | Crédits