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Nos actions

Juin 2020 :
Kosovo, Égypte, Burkina Faso, Inde, Russie

Kosovo : Du matériel technique pour les retransmissions télévisées de la cathédrale de Pristina

La cathédrale de Pristina est la première cathédrale au monde consacrée à Sainte Thérèse de Calcutta. Elle a été consacrée le 5 septembre 2017, à l’occasion du 20ème anniversaire de la mort de la sainte. La célébration a été une grande fête pleine de joie, à laquelle ont assisté des milliers de personnes. Non seulement les fidèles catholiques, mais aussi les orthodoxes et les musulmans ont participé à la célébration. Car Mère Teresa est devenue une icône de la charité non seulement pour les catholiques, mais aussi pour les personnes de toutes les religions. L’AED avait soutenu la construction de la cathédrale, qui est, pour ainsi dire, le cœur de la vie catholique dans le diocèse de Prizren-Pristina. Il n’y a que quelque 58 000 catholiques sur les 1,8 million d’habitants, mais beaucoup participent activement à la vie de l’Église.

Hélas, la pandémie du coronavirus n’a pas épargné le Kosovo non plus, et là-bas aussi le nombre de contaminations augmente. Mgr Dode Gjergij n’aurait jamais pu imaginer que les choses s’aggraveraient au point que tout le monde soit contraint de rester à la maison et que les services publics soient interrompus. Cette situation lui fait beaucoup de peine.

L’homélie de Mgr Dodë Gjergji, retransmise sur les réseaux, pendant la période du coronavirus

Cependant, il peut rester en contact avec ses fidèles, au moins à travers les médias. Chaque jour, la messe et une prière sont retransmises à partir de la cathédrale, mais l’équipement technique est pour l’instant insuffisant. La qualité de la retransmission par un simple iPod est médiocre, et le nombre de téléspectateurs est limité lors des diffusions sur Facebook. Le diocèse vient de mettre en place une chaîne de diffusion sur YouTube et veut améliorer la qualité de la retransmission.

👉 Pour cela, il faudrait de meilleures caméras et au moins du matériel technique de base. Cela sera utile non seulement dans le cadre de la pandémie mais aussi à l’avenir. En effet, cela permettra la retransmission des messes, de la catéchèse pour les candidats au baptême et autres activités. L’aide de l’AED s’élève à 8 000 €.

 

Égypte : Des activités pastorales d’été pour les enfants et les adolescents à Alexandrie

Cela faisait longtemps que ces 290 enfants et adolescents attendaient l’été avec impatience. En effet, l’Éparchie copte catholique d’Alexandrie organise de juin à septembre, dans l’église paroissiale d’El-Khsou, un programme d’été diversifié et intéressant. Les participants, qu’ils soient à l’école primaire et ou à l’université, pourront approfondir leur foi, mieux connaître les Saintes Écritures, prier avec les jeunes de leur âge et faire ensemble l’expérience de l’appartenance à l’Église catholique, que ses membres perçoivent habituellement comme une toute petite minorité en Égypte.

Les photos de l’année dernière montrent à quel point ces événements font plaisir aux jeunes. Cette année, la pandémie du coronavirus a contrecarré les projets. Cependant, les organisateurs ont trouvé une solution pour ne pas avoir à annuler le programme pour les enfants et les adolescents. Désormais, la plupart des activités auront lieu en ligne.

👉 L’AED soutient le programme d’été à hauteur de 4 500 €.

 

Burkina Faso : Aide à une radio catholique

Cela fait déjà plus de 50 ans que l’AED soutient l’évangélisation par l’intermédiaire des médias de masse, en particulier la radio. En effet, le père Werenfried van Straaten, fondateur de notre Œuvre, avait compris très tôt que, grâce aux médias modernes, l’Église pouvait atteindre les foyers des fidèles vivant dans des régions isolées, sans église proche et où il y a trop peu de prêtres.

C’est surtout en Afrique que la radio est le média idéal pour atteindre les gens. Elle joue un rôle important dans la transmission de la foi et dans le domaine de l’éducation, du développement et du conseil, en particulier dans les zones éloignées et difficiles d’accès.

Entretien avec le P. Blaise Bicaba, prêtre de l’archidiocèse de Ouagadougou

Au Burkina Faso, il y a des stations de radio diocésaines depuis 10 ans. Douze diocèses sur quinze ont leur propre station de radio. La Conférence épiscopale a désormais fusionné ces stations de radio car, compte tenu des nombreux problèmes du pays, il est nécessaire d’unir ses forces.

 

La radio joue un rôle particulier dans le nord du pays, où plus de 750 000 personnes sont en fuite, où plus de 1 000 écoles sont fermées à cause des attentats et attaques terroristes et où l’insécurité et le chaos se répandent. Dans les zones en crise, la radio est un outil important pour accompagner les gens, les affermir dans la foi, les informer, les aider par des conseils pratiques à reconstruire leur vie et pour fournir aux enfants et aux adolescents un niveau minimum d’éducation. La radio promeut également la réconciliation et la paix.

La crise du coronavirus a encore renforcé le rôle important de la radio. En effet, elle permet de diffuser des conseils importants en matière de prévention. En outre, les gens peuvent ainsi participer à la célébration de l’Eucharistie et prier ensemble à distance.

👉 L’AED contribue au développement de la radio catholique à hauteur de 10 000 €.

 

Success Story en Inde : Une église pour la paroisse de Bishrail

Le 23 février 2020 a été l’occasion d’une double joie pour les fidèles de la paroisse Saint-Claret, à Bishrail (Bengale occidental) : c’était le jubilé d’argent de l’existence de leur paroisse et, en même temps, la consécration de la nouvelle église paroissiale qui a été accompagnée d’une grande fête. Nos bienfaiteurs avaient contribué à hauteur de 36 500 € à faire de ce vieux rêve une réalité pour les fidèles. Le père Martin Soren, curé de la paroisse, nous écrit :

« Nous tenons à remercier tous les bienfaiteurs de l’AED pour leur généreux soutien financier qui a permis la réalisation de ce projet. Nous tenons à nouveau à vous exprimer notre sincère gratitude. Sans vos prières, votre aide et votre soutien incessants, cette entreprise n’aurait pas été possible. Merci pour tout ce que vous avez fait pour nous ! »

L’ancienne petite chapelle avait été construite en argile et avec de l’amiante. Non seulement elle était beaucoup trop petite mais en plus elle menaçait depuis longtemps de s’effondrer. Ces dernières années, il était ainsi devenu difficile pour la paroisse de célébrer la messe, faire la catéchèse, travailler avec les enfants et les adolescents ou d’organiser les réunions de préparation au mariage, de grandes fêtes ou la fête patronale. Il était aussi difficile de prévoie des événements en plein air, surtout pendant la saison des pluies et sous le soleil brûlant de l’été.

Quant aux fidèles eux-mêmes, ils ne pouvaient pas faire grand-chose pour construire une nouvelle église car le diocèse de Raiganj, auquel appartient la paroisse de Bishrail, se situe dans une région très pauvre à la frontière avec le Bangladesh. La plupart des gens qui vivent ici appartiennent à des minorités ethniques défavorisées et peuvent à peine joindre les deux bouts avec leurs familles. Les 94 000 catholiques ne représentent que 1% de la population. La majeure partie de la population est adepte de religions tribales animistes. Les superstitions et la croyance en la sorcellerie sont répandues. Cependant, de plus en plus de gens sont attirés par le message libérateur de l’Évangile et le témoignage de foi des chrétiens. Il y a même des vocations sacerdotales locales : la plupart des prêtres qui travaillent aujourd’hui dans le diocèse sont des autochtones et de plus en plus de jeunes se sentent appelés par Dieu à Le servir.

Ici, comme dans de nombreuses régions du monde, l’Église joue un rôle important dans le domaine de l’éducation, de la formation et du développement. Bien que sa mission soit principalement pastorale, la foi s’exprime également dans des actes de charité pratiques envers chaque être humain, quelle que soit son appartenance religieuse.

👉 Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, les fidèles de Bishrail peuvent enfin être fiers de leur église et organiser avec dignité la vie ecclésiale.

 

Russie : Visites pastorales des prêtres dans le diocèse Saint-Clément en 2020

Le diocèse catholique de Russie du sud Saint-Clément, dont le siège est à Saratov, couvre une superficie de 1,4 million de kilomètres carrés, soit deux fois celle de la France. Près de 20 000 catholiques vivent éparpillés dans cette vaste région et il n’y a que 19 prêtres pour se charger d’eux. Les communautés locales sont souvent minuscules, parfois elles ne se composent que d’une seule famille catholique, les fidèles les plus proches vivant alors à des centaines de kilomètres. Il va sans dire qu’il n’est pas possible de construire une église à chaque endroit où il y a une telle micro-communauté, et même si c’était possible, il y aurait trop peu de prêtres pour s’en occuper.

Ainsi, pour atteindre les catholiques, les prêtres doivent parcourir de longues distances. C’est d’une importance fondamentale pour la survie de l’Église catholique. Car les fidèles ne peuvent pas recevoir les sacrements si aucun prêtre ne vient et il y a un risque que le lien intérieur avec l’Église ne disparaisse et que la foi ne s’évapore. C’est le début d’un cercle vicieux car il n’y a pas non plus de vocations religieuses là où la foi disparaît. Et s’il n’y a pas de prêtres, encore moins de gens pourront être pris en charge spirituellement, si bien qu’encore plus de gens s’éloigneront de l’Église et que le terreau des vocations autochtones diminuera encore plus. À ce jour, la plupart des prêtres viennent de l’étranger.

Parcourir de longues distances implique des frais de carburant élevés. Cependant, chaque voyage qu’un prêtre ne peut pas faire parce qu’il ne peut pas se payer l’essence conduit les fidèles à attendre en vain pour assister à une messe, recevoir la communion, faire baptiser leurs enfants ou pour se marier chrétiennement – ces fidèles étant des gens qui doivent de toute façon vivre jour après jour en restant éloignés de leurs frères et sœurs dans la foi. Les prêtres ont besoin d’une aide pour pouvoir rendre visite à leurs ouailles éparpillées et les encourager.

L’Aide à l’Église en Détresse soutient régulièrement les voyages pastoraux des prêtres du diocèse Saint-Clément, et cette année encore elle les a aidés à hauteur de 15 000 €.

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