200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

Nos actions

Novembre 2018 :
Liban, Éthiopie, Tanzanie, Inde, Colombie, Cuba, Tchéquie

Liban : 5000 bibles pour la pastorale des jeunes de l’archidiocèse de Zahlé

De plus en plus de chrétiens quittent le Proche-Orient. Cet exode affecte non seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi le Liban. Dans ce pays, qui dans un passé récent était encore le seul pays proche-oriental à majorité chrétienne, les chrétiens forment désormais une fois de plus une minorité qui s’amenuise. 700.000 chrétiens avaient déjà quitté le pays pendant la guerre civile de 1975 à 1990, et l’exode continue. Aujourd’hui, les chrétiens ne représentent plus que 34 pourcents de la population totale. Parmi les jeunes de moins de 25 ans, il n’y a même plus qu’un quart de chrétiens.

La vague d’émigration des chrétiens du Proche-Orient est sans cesse comparée à un « tsunami ». Le Patriarche Gregorios III, qui était alors encore le chef de l’Église gréco-catholique melkite, a ainsi écrit en août 2015 dans une lettre ouverte à la jeunesse : « La vague d’émigration générale parmi les jeunes, en particulier en Syrie, mais aussi au Liban et en Irak, me brise le cœur, me blesse profondément, et m’a donné le coup de grâce. Quel est l’avenir de l’Église face à un tel tsunami d’émigration ? Qu’adviendra-t-il de notre patrie ? Qu’adviendra-t-il de nos paroisses et de nos institutions ecclésiastiques ? »

Dans les 40 paroisses de l’Église gréco-catholique melkite de l’archidiocèse de Zahlé, une intense pastorale de la jeunesse est donc effectuée. En effet, plus les jeunes sont enracinés dans la foi et la vie ecclésiale, moins ils sont susceptibles de quitter leur patrie. Il y a des réunions hebdomadaires et des événements mensuels pour faire grandir les jeunes dans la foi. Les nouveaux participants reçoivent chacun un exemplaire des Saintes Écritures des mains d’un prêtre. Nous avons promis 25.000 euros pour 5.000 Bibles supplémentaire.

Éthiopie

Le Père Daniel ASSEFA, recteur de l’Institut franciscain capucin de philosophie et de théologie, à Addis-Abeba

Une machine à relier les livres pour le Capucins à Addis-Abeba

L’Institut de philosophie et de théologie des Capucins d’Addis-Abeba est le seul établissement d’enseignement supérieur catholique du centre et du sud de l’Éthiopie. Tous les diocèses et toutes les communautés religieuses de ce pays d’Afrique de l’est envoient leurs séminaristes étudier là-bas.

L’établissement comprend également le « Centre de recherche et de retraite des Capucins », qui propose aux religieux et aux laïcs une formation religieuse pour adultes, un accompagnement spirituel et des retraites. Les événements sont également ouverts aux participants orthodoxes et protestants. Toutes les deux semaines, un séminaire œcuménique est organisé sur divers sujets dans le domaine de l’art religieux, de la philosophie ou de la littérature. Par ailleurs, des conférences nationales sont organisées quatre fois par an et un congrès international se tient tous les trois ans.

Le centre publie également des livres. D’une part, les classiques spirituels des langues européennes sont traduits en amharique, et d’autre part les interventions ayant eu lieu lors de conférences sont également publiées afin d’être accessibles à la communauté scientifique et à un public plus large. À l’heure actuelle, les livres peuvent être imprimés par le Centre lui-même, mais pas reliés. De ce fait, ils paraissent avec beaucoup de retard. En outre, il est plus coûteux d’externaliser la reliure des livres. Cela augmente donc le prix des livres. Cependant, le centre, qui ne fait pas de profits, voudrait offrir les livres à des prix abordables. Les Capucins nous ont donc demandé de l’aide. Nous avons promis 18.000 euros pour une machine à relier les livres.

Tanzanie

Success Story : Des chapelets, des livres et 30 vélos pour l’apostolat de Fatima du diocèse d’Ifakara

En 2017, les catholiques du monde entier ont célébré le centenaire des apparitions de la Mère de Dieu au Portugal, à Fatima. La Sainte Vierge était apparue entre le 13 mai et le 13 octobre 1917, à six reprises, à trois petits bergers, et leur avait confié un message pour le monde entier. La prière, en particulier le Rosaire, le repentir et la conversion interne étaient les moyens par lesquels des guerres et des calamités pouvaient être évitées dans le monde, avait-elle confié aux enfants. L’humanité devait cesser d’insulter Dieu par ses péchés. Le 13 octobre 1917, environ 70.000 personnes ont assisté à un miracle solaire, à l’occasion duquel le soleil a commencé à tourner sur lui-même sur le site des apparitions. Il est ensuite tombé du ciel en zigzaguant, puis est remonté. Les apparitions sont reconnues par l’Église. Plusieurs papes se sont rendus au sanctuaire marial de Fatima.

Sur les cinq continents, les fidèles suivent l’appel de la Mère de Dieu à se consacrer à son Cœur immaculé, à prier le Rosaire et à aimer davantage Dieu – y compris en Afrique. En Tanzanie, par exemple, un apostolat vivant de Fatima a été lancé dans le diocèse d’Ifakara, qui n’existe que depuis cinq ans, et est dirigé par Sœur Euphrasia. L’objectif est de répandre le message de Fatima dans les familles des 23 paroisses du diocèse. La prière du Rosaire doit être promue, les gens être encouragés à recevoir les sacrements, en particulier celui de pénitence. Par ailleurs, la charité active doit être renforcée, afin que la foi soit également vécue en actes.

Cependant, la plupart des paroisses se situent dans des zones rurales et s’étendent sur le territoire de nombreux villages. De plus, il manquait jusqu’à présent du matériel tel que des chapelets et des livres. Nos bienfaiteurs ont donc offert 1.700 euros pour 30 vélos grâce auxquels les catéchistes peuvent maintenant atteindre plus facilement les nombreux villages, ainsi que 1.500 euros pour le matériel nécessaire. Grâce à cette aide, l’apostolat de Fatima a pu prendre un nouvel élan et s’élargir.

Sœur Euphrasia nous écrit : « Chers frères et sœurs, nous vous remercions pour tout le soutien qui permet l’activité de notre apostolat. Nous avons organisé un séminaire avec les responsables paroissiaux. Puis nous avons distribué des objets en présence de l’évêque et des prêtres. Nous prions pour vous ! Que Notre-Dame continue à intercéder pour nous tous ».

Inde

Success Story : 30 vélos pour la catéchèse

Le diocèse de Rayagada se situe dans le sud de l’État indien d’Orisha, qui s’est fait tristement connaître il y a dix ans à cause des graves exactions commises contre des chrétiens. Cet État vient également en quatrième position dans la liste des États les plus pauvres.

Parmi les quelque 5,5 millions d’habitants du diocèse, il n’y a que 50.000 catholiques. La plupart d’entre eux font partie des couches les plus basses de la société. Beaucoup d’entre eux vivent de ce que produit la forêt, en ramassant du bois de chauffage et cueillant des fruits. La plupart d’entre eux ne savent ni lire ni écrire, et quand ils cherchent à emprunter de l’argent, les prêteurs leur imposent des taux d’intérêt très élevés. Les familles en question sont donc très dépendantes.

Le diocèse s’étend sur une vaste superficie de 40.000 kilomètres carrés. Bon nombre de villages du diocèse se situent au fond de la forêt ou d’une vallée. Il n’y a que 24 paroisses, et elles s’étendent sur de très grands territoires, si bien que les distances à parcourir sont immenses.

Les 30 catéchistes jouent un rôle important. Ils rendent visite aux fidèles des villages et sont, dans une certaine mesure, « le visage de l’Église », là où les prêtres ne vont que rarement.

De nombreuses localités sont difficilement accessibles. Jusqu’à présent, les catéchistes devaient parcourir à pied leurs longs et pénibles trajets. Mais grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, Mgr Aphinar Senapati a pu offrir un vélo à chacun des catéchistes. Maintenant, ils peuvent se rendre plus rapidement et plus facilement chez les fidèles. Nos bienfaiteurs ont fait don de 1.630 Euros. À tous ceux qui ont offert leur aide, un grand merci !

Colombie

Aide à la subsistance pour les Salésiennes de Malaga

L’ordre de la Visitation de Marie a été fondé en 1610 par Saint François de Sales et Sainte Jeanne-Françoise de Chantal. Les sœurs, également appelées « sœurs salésiennes», vivent cloîtrées et mènent une vie de prière et de contemplation. Certaines sont également actives dans l’accompagnement spirituel et l’éducation.

L’ordre doit son nom à la visite qu’a rendue la Vierge Marie, Mère de Dieu, à sa cousine Elisabeth (cf. Luc 1, 39-56), au cours de laquelle Elisabeth a déclaré Marie bienheureuse, et a chanté le Magnificat.

L’emblème de l’ordre est le cœur transpercé de Jésus, entouré d’une couronne d’épines. L’une des saintes les plus célèbres de l’ordre est Marguerite Marie Alacoque, qui au XVIIe siècle, à Paray-le-Monial, a reçu la mission, dans le cadre de visions du Christ lui-même, de promouvoir et diffuser l’adoration de son Sacré Cœur, et de réparer l’ingratitude et le manque d’amour dont font preuve de nombreuses personnes à l’égard de leur Sauveur. C’est lors de ces visions que Jésus a exprimé sa grande douleur face à l’indifférence totale de nombreuses personnes, alors qu’Il les a tant aimées qu’Il est mort pour elles sur la Croix et s’est laissé transpercer le cœur. La vénération du cœur de Jésus est une réponse à cet Amour infini. L’introduction de la fête du Sacré-Cœur et de l’adoration du vendredi pour toute l’Église catholique remonte à ces apparitions.

Aujourd’hui, l’ordre compte an total environ 2.500 sœurs, qui vivent dans plus de 150 monastères, sur quatre continents.

Au monastère de la Visitation à Malaga, en Colombie, les jeunes vocations sont à nouveaux de retour, après quelques années sans aucune relève. Il y a maintenant dix sœurs, dont sept ont fait des vœux perpétuels.

Les sœurs nous écrivent : « Par notre vie contemplative, conformément à la règle de l’ordre, nous offrons chaque jour à Dieu notre prière, notre humble service, nos joyeuses pénitences et notre vie communautaire fraternelle, comme une prière vivante pour le monde et la Sainte Église. La communauté, et chacune d’entre nous, s’efforce de se former en continu, afin que notre prière et notre vie spirituelle s’améliorent. Nous partageons nos temps de loisirs et de récréation dans la joie d’être ensemble et de répondre ensemble à l’appel de Dieu.

Toute notre vie, dont l’emploi du temps est marqué, dans l’obéissance, par des temps de prière, de silence, de travail, d’étude et de vie communautaire, est un sacrifice silencieux que nous offrons à Dieu avec amour pour le salut des âmes ».

Les sœurs fabriquent des bougies pour gagner modestement leur vie. Mais leurs revenus ne sont pas suffisants pour assurer aux sœurs d’avoir le minimum vital, comme les soins médicaux et les produits de nécessité quotidienne. C’est pourquoi elles nous ont à nouveau demandé de l’aide. Cette année encore, nous aimerions leur donner un coup de main. Nous leur avons promis 3.500 euros.

Cuba

Success Story : une aide pour les missionnaires de Guamà II

Cela fait déjà 18 ans que des missionnaires laïcs vont chaque dimanche dans les villages reculés du territoire pastoral de Guamà II, pour apporter la Bonne Nouvelle du Christ à la population. Quel que soit le temps, ils voyagent pendant des heures sur la plate-forme arrière d’un camion en location. Ils peuvent parcourir jusqu’à 150 kilomètres sur des routes côtières accidentées et dangereuses, surplombant le vide. Inutile de songer au confort. De plus, ils doivent même emporter leur nourriture avec eux, car les gens auxquels ils rendent visite sont très pauvres.

L’engagement désintéressé des missionnaires laïcs est la réponse à la forte pénurie de prêtres dans cette région. Les sectes continuent de se répandre et tentent de séduire les catholiques. Si l’Église ne manifeste pas sa présence, il sera trop tard. Or, les gens sont très intéressés par la foi. Sœur María Asunción Domínguez Castañeda, de la Congrégation des Sœurs Catéchistes de Dolores Sopeña, qui dirige le programme, raconte : « Les gens ont soif de Dieu et c’est notre façon de venir à eux en tant qu’Église. Beaucoup de gens qui n’ont jamais eu de contact avec l’Église demandent maintenant à recevoir les sacrements ». Un prêtre accompagne les missionnaires laïcs aussi souvent que possible et administre les sacrements.

Les sœurs forment les missionnaires laïcs lors de cours intensifs d’une semaine et de cours mensuels. Après avoir suivi cette formation, ils font office de responsables du service de la parole, de catéchistes, et aident pour la Communion. Il y a beaucoup de jeunes parmi les missionnaires laïcs. « Les fidèles des paroisses apprécient cet engagement des jeunes », explique Sœur Maria Asunciòn. Et elle ajoute : « Je crois que ce que nous pouvons faire actuellement pour Cuba en vaut la peine ». L’AED a soutenu ce précieux programme à hauteur de 12.000 euros. Un grand merci à tous ceux qui ont offert leur aide !

Tchéquie

Une aide à la formation pour 19 séminaristes du séminaire de l’archevêché de Prague

Le matin du 21 avril 2018, alors qu’un carrosse tiré par des chevaux noirs s’arrêtait sur la place située devant le château de Prague, six séminaristes en ont sorti le cercueil du Cardinal Josef Beran et l’ont emmené sur leurs épaules à l’intérieur de la cathédrale Saint Guy. L’orchestre a alors commencé à jouer l’hymne national tchèque. Des milliers de personnes ont chanté : « Où est ma patrie ? » 50 ans après sa mort, ce Cardinal confesseur dont le procès en béatification est en cours, revient à Prague.

La veille, sa dépouille a fait une halte devant le séminaire de l’archevêché, dans le quartier pragois de Dejvice, où Josef Beran était recteur au moment de son arrestation par la Gestapo. Pendant trois ans, il a souffert dans les camps de concentration de Theresienstadt et de Dachau.

Sa libération de Dachau avait été un miracle. Le 29 avril 1945, le commandant du camp, confronté à l’avancée rapide des troupes américaines, avait décidé de tuer tous les prisonniers. Cependant, les américains sont arrivés juste à temps avant que les SS ne puissent exécuter cette décision. Ainsi, Josef Beran et ses codétenus ont été sauvés. Le Cardinal a attribué ce miracle à l’intercession de la Mère de Dieu et de l’Enfant Jésus de Prague, que ses proches et ses amis avaient prié, à Prague, de protéger et d’aider le Cardinal. Après sa libération du camp de concentration, son premier déplacement l’a conduit devant l’autel de la statue, mondialement célèbre, de l’enfant Jésus de Prague, où il a célébré une messe d’action de grâce.

Cependant, il ne devait pas rester longtemps en liberté. Après sa nomination comme archevêque de Prague par le Pape Pie XII en 1946, il s’est déclaré fermement opposé au régime communiste. En 1949, à peine quelques heures après avoir proclamé lors d’un sermon « nous ne nous inclinerons devant aucun régime qui ne se plie pas devant Dieu ! », il a été arrêté et est resté interné et à l’isolement pendant 16 ans à différent endroits. Il a partagé le sort de milliers de prêtres et de religieux qui ont subi la captivité pour leur foi.

En 1965, il a été créé Cardinal par le Pape Paul VI. Les communistes l’ont laissé quitter le pays, à la condition de ne jamais revenir. Jusqu’à sa mort en 1969, il a vécu en exil à Rome, ce qui a également été pour lui une lourde croix. À sa mort, les communistes n’ont même pas permis le retour de sa dépouille, et c’est à Rome, dans la Basilique Saint-Pierre, qu’il a été enterré en 1969. C’était un honneur extraordinaire, et le Cardinal était le seul tchèque ayant jamais été enterré aux côtés des papes. Mais 50 ans après sa mort, son vœu le plus cher a finalement été accompli, et le Cardinal est rentré chez lui de façon totalement triomphale.

Les dix-neuf jeunes séminaristes qui se préparent actuellement au sacerdoce au séminaire de l’archevêché de Prague, où Josef Beran avait autrefois enseigné, n’ont pas vécu eux-mêmes l’époque de la persécution. Aujourd’hui, ils sont confrontés à d’autres défis : l’Église est certes libre en République tchèque, mais la majorité de la population est athée et éloignée de la foi. En même temps, il y a aussi de plus en plus de jeunes familles qui découvrent la foi, et de plus en plus de jeunes adultes demandent le baptême. Il faut de bons prêtres pour aider les gens à trouver leur chemin vers Dieu, car Dieu a été arraché ou éloigné du cœur de plusieurs générations par le communisme. Nous avons promis 9.500 euros pour la formation des futurs prêtres.

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