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Nos actions

Octobre 2020 :
Éthiopie, Brésil, Russie, Pakistan, Niger et Burkina Faso, Argentine

Éthiopie : Soutien au travail pastoral des missionnaires comboniennes

La région de Benishangul-Gumuz se situe dans le nord-ouest de l’Éthiopie et jouxte le Soudan. C’est dans cette région sous-développée et pauvre que vivent les tribus des Gumuz et des Agaws. La plupart d’entre eux sont adeptes de religions traditionnelles africaines. Leur vie est encore aujourd’hui marquée par les superstitions. Par exemple, les Gumuz croient que le sang d’une femme qui accouche apporte une malédiction. Les futures mamans — souvent des jeunes filles encore sans expérience — doivent ainsi mettre au monde leurs enfants toutes seules, et quitter leur village pour cela. Beaucoup d’entre elles en meurent.

Les premiers baptêmes ont eu lieu chez les Gumuz il y a à peine 18 ans. Depuis lors, l’intérêt pour la foi chrétienne ne cesse de s’accroître. Avec le temps, les baptêmes se sont même multipliés dans les villages isolés. Ce sont surtout les enfants et les adolescents qui s’intéressent à la foi. Les adultes – surtout les hommes – sont plus difficiles à toucher, en particulier parce que la polygamie est très répandue : un homme qui se fait baptiser ne peut plus vivre avec plusieurs épouses. Certaines femmes aussi accueillent la foi chrétienne. Pour elles, l’Évangile est une libération. Cependant, les gens n’en sont qu’au début de leur chemin de foi et ont besoin d’un accompagnement pastoral intense.

Des missionnaires comboniennes travaillent dans la région. Elles préparent les catéchumènes à recevoir le baptême, et quelques couples à se marier à l’église. De nombreux groupes se réunissent dans leur chapelle, et diverses rencontres ont lieu dans les villages dans une but d’approfondissement de la foi. Cependant, les sœurs ont un besoin urgent de plus de matériel pour la catéchèse et pour la formation des catéchètes. De plus, il faut entretenir la voiture qu’elles utilisent pour se rendre dans les villages, et terminer la chapelle de l’un des villages afin que les fidèles aient un lieu de rassemblement pendant la saison des pluies.

👉 L’AED souhaite les aider dans leur travail pastoral à hauteur de 6500 €.

 

Brésil : Aide à la formation pour 54 futurs prêtres de la communauté « Shalom »

Plus de 3000 personnes dans plus de vingt pays au monde font partie de la communauté catholique Shalom, fondée au Brésil en 1982. Des jeunes, des familles, des couples et des prêtres y vivent ensemble dans ce que l’on appelle des « communautés de vie ». Elle a pour tâche, notamment, l’évangélisation de la jeunesse et le travail auprès des groupes marginalisés de la société. La vie de la communauté est marquée par la célébration quotidienne de l’eucharistie, la prière personnelle, la méditation des Saintes Écritures et une imitation radicale du Christ.

Le nombre élevé de vocations sacerdotales issues de la communauté est particulièrement réjouissant. À Fortaleza, au Brésil, 54 jeunes se préparent actuellement au sacerdoce.

Le père Vitor priant le chapelet avec les gens des rues

Le père Vitor Bomfin Santos y a déjà terminé sa formation. Il a été ordonné prêtre en décembre 2019, juste avant le début de la crise du Coronavirus. Il vit cette période difficile, au cours de laquelle il y a « tant de souffrances et tant de défis », comme étant aussi une « période où Dieu accorde beaucoup de grâces ». C’est au cours de cette période qu’il a découvert sa vocation particulière à se consacrer au service des sans-abri et des pauvres. Il déclare : « J’ai toujours beaucoup aimé les pauvres, et le fait de pouvoir maintenant les servir directement comme prêtres est une grande joie pour moi. Les rencontrer dans la rue, écouter leurs histoires et être capable d’entendre en confession des gens qui ne s’étaient pas confessés depuis longtemps, et même baptiser l’enfant de parents sans-abri, ce sont là des grâces, et je remercie Dieu de me montrer ainsi ce qu’est ma mission dans le cadre de mon sacerdoce. » Pour lui, les pauvres ne sont pas seulement des « cas », mais les expériences qu’il vit auprès d’eux lui permettent de percevoir à chaque instant l’appel de Dieu.

Les 54 séminaristes de Fortaleza continuent de se préparer à être un jour ordonnés prêtres et à pouvoir servir Dieu et les hommes encore plus profondément et plus intensément. Rai Rannier a 25 ans. Il déclare : « Je cherchais une vie de conversion totale à Dieu et à Son Église. » Pour lui, la rencontre avec le Christ est la chose la plus importante qui soit. Lui et ses camarades du séminaire partagent les expériences qu’ils font sur leur chemin avec le Christ avec d’autres jeunes qui sont eux-mêmes à la recherche d’une vie à la suite du Christ.

👉 Cette année, l’AED voudrait soutenir à hauteur de 18 600 € la formation de ces 54 jeunes hommes, à Fortaleza, afin qu’ils puissent poursuivre leur chemin vers le sacerdoce.

 

Russie : Soutien aux travaux de rénovation de l’hospice orthodoxe pour enfants de Saint-Pétersbourg

L’AED soutient depuis ses débuts le premier hospice russe pour enfants, fondé en 2003 par le prêtre orthodoxe Aleksandr Tkachenko. Il avait suivi aux États-Unis une formation spéciale d’aumônier hospitalier et avait compris qu’en Russie aussi, il y avait un besoin urgent d’améliorer les structures d’accueil des enfants en phase terminale et de leurs familles. Jusque-là, les enfants étaient en général tout simplement renvoyés chez eux quand il n’y avait plus d’espoir de réussir un traitement. Les familles étaient complètement livrées à elles-mêmes.

Tout a d’abord commencé très modestement : au début, le jeune prêtre bourrait une voiture de produits de première nécessité et rendait visite aux familles concernées, à leur domicile. Mais quand il a vu que cela ne suffisait pas, il a fondé à Saint-Pétersbourg, en étroite collaboration avec des spécialistes et des psychologues, le premier hospice pour enfants de la ville. Non seulement les enfants malades y sont soignés avec compétente, mais eux et leurs familles y sont également soutenus avec affection. L’offre va de différentes formes de thérapie augmentant la qualité de vie des enfants, pour la plupart atteints d’un cancer, aux efforts dévoués pour leur procurer tous les petits plaisirs imaginables et leur permettre d’avoir une vie d’enfant aussi normale que possible. Certains enfants sont tellement habitués à leur solitude, à leur douleur et à leur isolement au moment où ils arrivent à l’hospice, qu’il est difficile de les inciter à s’ouvrir à des activités joyeuses. Des éducatrices sociales aimantes s’occupent de ces enfants avec une grande délicatesse. Médecins, psychologues, travailleurs sociaux, prêtres, bénévoles – ils travaillent tous main dans la main pour faciliter le sort douloureux des enfants et de leurs familles. À cet égard, la composante pastorale est également importante : « Nous ne prêchons pas sur le lit d’hôpital, mais dans leur détresse les gens viennent nous voir avec beaucoup de questions très profondes. Nous, les prêtres, essayons de les aider à trouver la paix intérieure », dit le Père Aleksandr. Les familles qui s’occupent de leurs enfants malades à la maison bénéficient également d’une aide médicale, psychologique et pastorale.

Le père Alexander Tkachenko (directeur du l’hospice pour enfants) et le Patriarche Kirill

Entre-temps, il a pu ouvrir un autre hospice à Moscou, et son exemple a été imité. Le Père Aleksandr, qui occupe désormais le rang d’archiprêtre, est devenu un expert recherché dans le domaine des soins palliatifs.

Même le Patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe, a visité l’hospice pour enfants et a été très impressionné. Lors d’un entretien à la télévision où on lui demandait d’évoquer une expérience de sa vie qui l’a particulièrement touché, il a parlé de sa visite à l’hospice de l’archiprêtre Aleksandr. Par la suite, le patriarche n’a cessé de faire publiquement l’éloge de ce projet.

Pour l’AED, ce projet est un bel exemple de collaboration fructueuse et constructive entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe russe, que l’Œuvre défend depuis bientôt 30 ans. Depuis la rencontre historique entre le Pape François et le Patriarche Kirill à La Havane en février 2016, cette collaboration s’est intensifiée. C’est dans ce but qu’a été créé un groupe de travail œcuménique qui promeut, d’une part, des projets concrets et, d’autre part, l’échange d’expériences entre les deux Églises. L’hospice pour enfants du Père Aleksandr est un exemple type de collaboration concrète en faveur des personnes souffrantes, mais ce prêtre est également un invité recherché lors de conférences œcuméniques sur des thèmes de pastorale hospitalière, d’éthique et de soins palliatifs.

👉 Le bâtiment de Saint-Pétersbourg, qui abrite à ce jour le premier hospice pour enfants, est aujourd’hui en cours de rénovation. L’AED voudrait offrir une aide de 30 000 €.

 

Pakistan : Journées de retraite pour les 55 prêtres du diocèse de Faisalabad

Nombre de projet au Pakistan, en 2019

Partout dans le monde, les prêtres sont confrontés à de nombreux défis. Au Pakistan, leur travail est particulièrement difficile : non seulement ils ont souvent d’immenses zones à desservir, mais ils subissent aussi des pressions permanentes. La plupart d’entre eux ont déjà reçu des appels et lettres de menaces. La menace islamiste est toujours présente. Leurs fidèles sont également soumis à de nombreux actes d’hostilité et à des discriminations. La plupart des chrétiens sont tout en bas de l’échelle sociale et sont pauvres et sans défense. Ils  attendent une aide pastorale et spirituelle de leurs prêtres, lesquels sont aussi leurs premiers, voire uniques interlocuteurs, dans tous leurs problèmes et toutes leurs détresses. Cette année, la pandémie de Coronavirus s’est ajoutée à tous ces problèmes, rendant encore plus difficile le travail des prêtres.

Le diocèse de Faisalabad a été particulièrement touché. Mais heureusement, la situation s’est peu à peu calmée. Ainsi, en novembre, les prêtres du diocèse pourront avoir leurs journées annuelles de retraite. Elles servent à renforcer et revitaliser la vocation des prêtres et à leur permettre de refaire le plein de force. En plus d’être une occasion de bénéficier d’une formation continue et d’un accompagnement spirituel, elles favorisent les échanges entre prêtres et leur cohabitation fraternelle, ce qui est également un élément important. Ces sources de force profitent non seulement aux prêtres eux-mêmes, mais aussi aux fidèles dont ils ont la charge.

 

👉 Cependant, les déplacements, l’hébergement, la nourriture et le matériel coûtent de l’argent. L’AED voudrait soutenir ces journées de retraite, afin de renforcer les prêtres, pour un coût total de 5000 € – environ 90 € par participant.

 

Niger et Burkina Faso : Une voiture pour les « Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres »

La Congrégation des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres a été fondée à Lyon en 1876. Les sœurs travaillent dans de nombreux domaines : la formation et l’éducation, la catéchèse, les soins de santé et la formation des catéchètes. Elles s’occupent aussi des enfants en difficulté. La Congrégation est présente dans plus de 20 pays, sur les cinq continents.

Parmi eux, six pays francophones d’Afrique, où la Congrégation compte de nombreuses vocations. Dans la maison de formation de Côte d’Ivoire, 20 jeunes filles se préparent actuellement à se mettre définitivement au service de Dieu et des hommes.

La province du Burkina Faso et du Niger de la Congrégation est nouvelle, bien que les sœurs travaillent au Niger depuis 1950. La province compte 29 sœurs qui vivent dans sept communautés, dans différentes localités du Niger et du Burkina Faso voisin. Ces deux pays d’Afrique de l’Ouest se trouvent pour partie au Sahel. Selon l’indice de développement humain, le Niger est le pays le plus pauvre et le plus sous-développé au monde. Quant au Burkina Faso, il occupe la huitième place dans la liste des pays les plus pauvres. Il y a beaucoup à faire pour les sœurs dans ces deux pays qui se trouvent dans des conditions très difficiles. Elles aident toutes les personnes qui les appellent au secours, sans distinction d’appartenance religieuse.

 

Jusqu’à présent, elles avaient un gros problème : elles n’avaient pas de voiture ! Or, il y a 1350 km entre la maison mère et la communauté la plus éloignée. Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont offert 21 700 €, elles ont pu acheter un véhicule adapté aux mauvaises conditions routières. Merci beaucoup à tous ceux qui ont apporté leur aide !

 

Argentine : Soutien à la station de radio « Radio Maria Auxiliadora »

La radio est le principal moyen de communication du diocèse de « San Roque de Presidencia Roque Sáenz Peña », situé dans la province de Chaco, dans le nord de l’Argentine. Il s’agit de l’un des diocèses les plus pauvres du pays, qui connaît de graves conflits et problèmes sociaux. Beaucoup d’enfants souffrent de malnutrition. « Ici, la pauvreté n’est pas moindre qu’en Afrique », relate le Père Adolfo Kocka. La majeure partie de la région est recouverte par la jungle qui est appelée non sans raison « El Impenetrable ». De nombreux villages sont difficiles à atteindre, voire inaccessibles, il n’y a pas de rattachement au réseau téléphonique fixe, et le téléphone portable ne capte pas dans la jungle. La radio est le lien le plus important.

Depuis 20 ans, la radio catholique « Radio Maria Auxiliadora » rend de bons services en aidant les prêtres dans leur travail quotidien. Elle est à la fois un instrument important de la pastorale ecclésiale et un outil indispensable de communication et d’information. En ces temps de pandémie de Coronavirus, les habitants d’autres parties du monde ont également pu faire de plus en plus l’expérience de l’importance des moyens de communication pour l’Église. Dans cette région vaste et inaccessible, ce besoin existe aussi en temps « normal ».

Malheureusement, l’émetteur avait été fortement endommagée par un coup de foudre, si bien qu’il n’était plus possible de diffuser que dans un rayon de 20 kilomètres. Ça a été un coup dur.

 

Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont offert 5200 €, le matériel a pu être réparé et même amélioré, et le service de diffusion a repris. Merci beaucoup à tous ceux qui ont apporté leur aide !

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