200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

Nos actions

Octobre 2018 :
Congo, Bangladesh, Mexique, Ukraine…

Congo / Aide à la formation pour 83 séminaristes

L’Afrique est pour l’Église catholique le continent des records : un prêtre sur neuf dans le monde, un séminariste sur quatre, et un catholique sur six vit sur ce continent ! De nombreux séminaires sont pleins à craquer, et le nombre de prêtres est chaque année en augmentation, à la différence de ce qui se passe dans d’autres parties du monde.
Cependant, en République du Congo, la foi recommence à peine à prendre son essor après la période communiste que le pays a subie de 1969 à 1991, au cours de laquelle l’Église a eu à subir des représailles. Sur les quelque 5 millions d’habitants du pays, il y a environ un tiers de catholiques.
Malgré des décennies d’oppression et bien que les prêtres vivent et travaillent dans une très grande pauvreté dans ce pays et aient des régions énormes à prendre en charge, il y a des vocations : dans l’unique séminaire du pays, qui est situé dans la capitale Brazzaville, 83 jeunes hommes se préparent à devenir un jour prêtres. L’année dernière, six nouveaux prêtres ont été ordonnés, et onze autres jeunes hommes ont déjà été ordonnés diacres et ont hâte d’être ordonnés.
Pour que les futurs prêtres reçoivent une bonne et solide formation, l’AED soutient cette année aussi le séminaire de Brazzaville. Nous voudrions l’aider à hauteur de 15.000 euros, afin que ces 83 jeunes puissent poursuivre leur route vers le sacerdoce.

Kenya / Success Story: une voiture pour une paroisse

Le Père Andrew Yakulula, de Todonyang, dans l’ouest du Kenya, est heureux : grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont donné 15.000 euros, il a pu acheter un nouveau véhicule. Il a également pu remplacer son 4×4 vieux de 15 ans, avec lequel il avait apporté de l’aide et du réconfort à d’innombrables personnes dans le nord-ouest du Kenya. En effet, ces derniers temps le véhicule passait plus de temps dans l’atelier de réparation qu’au service de la population de cette région marquée par la sécheresse, la pauvreté et les conflits tribaux.
18.000 personnes vivent sur le territoire de la paroisse Notre-Dame, Reine de la Paix, érigée il y a neuf ans. Sans une voiture qui fonctionne, il est impossible de les prendre en charge.
Une partie de la population, qui fait partie de la tribu des turkanas, est nomade, c’est-à-dire que les gens se déplacent avec leurs troupeaux de bétail là où il y a de l’eau et du pâturage. En cas de grande sécheresse, ce qui arrive souvent, beaucoup d’animaux meurent, alors qu’ils sont traditionnellement la principale source de nourriture par leur lait, leur viande et leur sang. Désormais, les turkanas se sont donc également mis à cultiver du maïs, du millet ou des haricots. De plus en plus de turkanas s’installent et abandonnent le mode de vie nomade. Mais il y a des conflits sanglants pour la propriété des terres avec les membres de la tribu des dassanetchs. Ces combats ne cessent de causer des pertes humaines. L’Église catholique est engagée en faveur de la paix et de la réconciliation et tente de servir d’intermédiaire entre les ethnies.
Ici, dans le diocèse de Lodwar, l’Église doit s’occuper absolument de tous les besoins possibles et imaginables de la population : l’eau potable, les soins de santé, l’école et les jardins d’enfants ainsi que l’aide aux enfants souffrant de malnutrition –l’Église s’occupe de tout. Ainsi, le 4×4 du prêtre sert aussi d’ambulance, de véhicule pour transporter de l’eau et pour beaucoup d’autres choses. Mais surtout, il permet au prêtre d’apporter Dieu aux hommes. À Todonyang même et dans les quatre stations extérieures de la paroisse, il leur administre les sacrements et les aide à apprendre à mieux connaître la Bonne Nouvelle du Christ. La voiture que nos bienfaiteurs ont offerte apporte de l’espoir et de l’aide à beaucoup de monde. Que Dieu bénisse tous ceux qui ont offert leur aide !

Inde / Aide à la formation pour 28 jeunes religieuses

Photo: Nursing Student Sisters. Borgaon, district in Assam.<br /> INDIA / GUWAHATI 15/00181<br /> Formation and training of Junior Sisters of the Cross of Chavanod of North-East Delegation, Guwahati (2015 - 2017 - 3 years).<br /> Used as Illustration for the Internet Project India/Guwahati 18/205 PrID: 1802885

Dans le nord-est de l’Inde, l’Église catholique est encore jeune : elle a célébré en 2016 le 120ème anniversaire de sa présence. Cependant, dans certaines régions, les missionnaires catholiques ne sont arrivés qu’au cours de la seconde moitié du 20ème siècle. Cette région est isolée et sous-développée, elle connaît des troubles politiques et des conflits, une grande pauvreté et de nombreux problèmes. Cependant, l’Église est ici très vivante : près de 2 millions de catholiques vivent désormais dans le nord-est de l’Inde, et le nombre de vocations au sacerdoce et à la vie religieuse est en augmentation.
Les Sœurs de la Croix de Chavanod sont présentes dans le nord-est de l’Inde depuis 37 ans. Récemment, une nouvelle province de leur congrégation a été érigée à Guwahati pour cette région. La congrégation a là-bas 18 monastères, avec 96 sœurs professes. Elles s’occupent des malades et des enfants souffrant de déficiences physiques et mentales. Elles transmettent des compétences utiles en couture, broderie et fabrication de décorations aux jeunes filles qui viennent de familles pauvres et n’ont pas les moyens de continuer leur éducation, afin qu’elles puissent gagner leur vie. Elles apportent leur aide et leurs conseils aux familles et aux femmes et tentent de transmettre aux gens l’amour de Dieu. C’est précisément parce que l’Église est si jeune dans la région qu’il reste beaucoup à faire pour que la foi s’enracine vraiment en profondeur dans les âmes.
28 jeunes sœurs sont encore en formation. Comme la plupart des fidèles catholiques, elles proviennent aussi de familles pauvres appartenant à des minorités ethniques. La congrégation a besoin d’aide pour leur donner une bonne formation spirituelle et professionnelle. Certaines des jeunes femmes doivent également passer un diplôme universitaire afin de mieux relever les défis. Nous aimerions les aider à hauteur de 16.800 euros.

Bangladesh / Success Story: une église avec un centre paroissial

Les fidèles de la paroisse de Nayanagar sont très heureux de leur nouvelle église avec son centre paroissial, qui a enfin pu être inaugurée grâce à l’aide de nos bienfaiteurs. Cela faisait des années que les fidèles en rêvaient. Ils avaient même organisé des collectes, bien qu’étant pauvres. Toutefois, ils n’avaient pas été en mesure de rassembler beaucoup d’argent, mais ça a été « l’obole de la veuve », nous écrit le curé. Nos bienfaiteurs ont donné an total 80.000 euros pour les aider à réaliser leur rêve.
Tous les dimanches, 3.000 à 3.500 personnes viennent à la messe, et ils sont encore bien plus nombreux les jours de fête, comme à Pâques et à Noël. Les messes de semaine sont également bien fréquentées. Par ailleurs, la catéchèse a lieu en fin de semaine et il y a divers groupes d’enfants et de jeunes.
La paroisse se développe de plus en plus, car beaucoup de gens des régions rurales viennent à la capitale pour y trouver un avenir meilleur. Les Pères de l’ordre des Oblats de la Vierge Marie s’occupent de la pastorale des fidèles, mais ils aident aussi les personnes en provenance de la campagne à s’acclimater à la ville. Ils s’assurent que les enfants puissent aller à l’école, s’occupent de leur prise en charge médicale et leur apportent leur aide et leurs conseils dans tous leurs besoins. 80 pourcents des fidèles de la paroisse sont d’origine allogène. Bien que les catholiques au Bangladesh ne représentent qu’une infime minorité sur une population musulmane à environ 90 pourcents, il y a beaucoup de chrétiens, en particulier parmi les minorités ethniques. Les vocations proviennent également en grande partie de ces groupes de population.
Le provincial des oblats, le Père Ajit Victor Costa, nous écrit au nom de ses frères et des fidèles : « Nous apprécions vraiment la valeur de votre amour, de votre amitié et de votre geste aimable. Vos prières, vos sacrifices et votre soutien financier nous ont énormément aidés à faire de notre rêve une réalité. À travers vous et avec vous, nous avons profondément ressenti la présence des mains aimantes de Dieu et votre sincère générosité. Nous prions pour tous les bienfaiteurs qui y ont contribué ». Au total, les travaux ont pu être soutenus à hauteur de 80.000 euros.

Mexique / Success Story: 30.000 Bibles de l’enfant en tseltal, langue amérindienne

A young lay animator of the parish of Bachajón, Chiapas, Mexico, with a copy of the Child´s Bible in his native Tseltal language<br /> MEXICO / SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS 16/00029<br /> Printing of 30,000 copies of the Child´s Bible "God speaks to his Children" in tseltal - local reprintUn petit livre est à la conquête du monde depuis près de 30 ans : La Bible de l’enfant publiée par l’AED « Dieu parle à ses enfants » a déjà été imprimée à près de 51 millions d’exemplaires dans environ 190 langues. Le Père Werenfried, fondateur de l’AED, l’avait compris : « Les enfants ont besoin de quelque chose comme la Bible de l’enfant, afin que l’image du Christ soit vivante en eux. Les récits de Noé, Abraham, Joseph, Moïse et David, tirés de l’Ancien Testament, les captivent également. Cependant, pour d’innombrables enfants du tiers-monde, la Bible est un désir insatisfait. Ils sont si pauvres qu’ils n’ont même pas les moyens de se la payer ». Il a donc décidé d’offrir aux enfants du monde entier une Bible de l’enfant.
Dans certaines langues, la Bible de l’enfant est même le seul livre qui existe.
Les Jésuites qui travaillent dans le diocèse de San Cristobal de Las Casas, dans le sud du Mexique, ont traduit cette Bible de l’enfant en tseltal, une langue amérindienne parlée dans cette région par environ un demi-million de personnes. Pour la plupart d’entre eux, l’espagnol est la première langue étrangère, du moins s’ils parviennent à la parler.
Nos bienfaiteurs ont aidé à hauteur de 18.000 euros à l’impression de 30.000 Bibles de l’enfant en langue tseltal. Grâce à votre aide, les enfants peuvent apprendre à connaître la Parole de Dieu dans leur langue maternelle. Pour eux, ce petit livre est un immense trésor. Merci à tous ceux qui ont aidé !

Brésil / Aide à la formation pour 50 jeunes religieuses

Il y a à peine trente ans, la congrégation des « Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà » a été fondée en Argentine. Depuis lors, elle s’est répandue partout dans le monde : 160 monastères dans 35 pays sur les cinq continents sont le bilan provisoire de cette histoire réussie.
La congrégation est particulièrement marquée par l’amour de l’Eucharistie, de la Mère de Dieu et du Saint-Père. Les activités des sœurs sont multiples : elles aident les prêtres dans les paroisses, organisent des retraites spirituelles, font la catéchèse, enseignent dans les écoles et s’occupent de la pastorale de la jeunesse. Elles se dévouent également dans les orphelinats, les maisons pour enfants handicapés, les foyers pour personnes âgées et les hôpitaux. Elles aident aussi les femmes enceintes qui vivent des situations conflictuelles et les aident à garder leur enfant. Certaines d’entre elles travaillent également à la publication de livres de théologie.
La congrégation attire beaucoup. Au Brésil, les vocations sont particulièrement nombreuses : 50 jeunes femmes sont actuellement en formation. Afin qu’elles soient bien préparées à la vie religieuse et à l’apostolat qu’elles sont censées pratiquer, nous voudrions soutenir leur formation à hauteur de 11.430 euros.

Ukraine / Aide à la subsistance pour les Carmélites de Kiev

Au mois d’octobre, l’Église commémore deux grandes carmélites qui ont toutes deux été déclarées docteurs de l’Église : Sainte Thérèse d’Avila, fondatrice de l’Ordre des Carmélites Déchaussées, est commémorée le 15 octobre, et l’Église fait mémoire de Sainte Thérèse de Lisieux le 1er octobre. Elle n’avait que 24 ans à sa mort, mais sa « petite voie » enseigne encore aujourd’hui à d’innombrables personnes du monde entier à vivre dans l’amour et la confiance en Dieu.
Les sœurs de l’Ordre des Carmélites Déchaussées vivent totalement cloîtrées et mènent une vie contemplative de prière. « Au cœur de l’Église, je veux être l’Amour », écrivait Sainte Thérèse de Lisieux à propos de sa vocation. Bien qu’elle n’ait jamais quitté le couvent dans lequel elle était entrée à l’âge de seulement 15 ans, elle est devenue la patronne des missions, parce que la prière étreint le monde entier et n’est pas liée à l’espace et au temps.
Depuis l’effondrement politique de l’ancienne Union soviétique, il y a à nouveau un Carmel à Kiev, la capitale ukrainienne. Dès 1991, des sœurs de deux monastères polonais y sont venues pour participer à la reconstruction spirituelle de la société post-communiste, par leurs prières et leur présence. Au début, elles vivaient très à l’étroit dans les locaux de l’église Sainte-Croix. Cette petite église était alors la seule église catholique faisant office de maison de Dieu à Kiev. Les deux autres églises catholiques avaient été confisquées et utilisées, l’une comme musée de l’athéisme et l’autre comme musée de l’orgue. En 1994-96, les sœurs ont enfin pu construire leur propre cloître dans une banlieue de Kiev, sur le terrain d’un ancien sovkhoze, au milieu des champs et des arbres fruitiers.
Aujourd’hui, il y a huit sœurs qui y vivent. Elles prient beaucoup, en particulier pour la paix dans le monde, mais aussi pour les nombreuses intentions personnelles qui leur sont confiées par les fidèles. En effet, beaucoup de fidèles se tournent vers les sœurs pour leur demander de prier pour des malades de leur famille ou des personnes en situation difficile.
Pour les sœurs, le plus grand défi est de gagner de quoi vivre. Elles confectionnent des hosties, des figurines de Noël en cire et des vêtements liturgiques et cultivent des fruits et légumes pour leur propre consommation, mais malgré leur modeste mode de vie, ce n’est pas suffisant pour couvrir leurs frais. Même en faisant régulièrement la quête autour de leur monastère, elles ne parviennent pas à rassembler beaucoup d’argent parce que les fidèles eux-mêmes sont pauvres, vu que la situation économique en Ukraine ne cesse de se détériorer et que les prix augmentent.
Nous avons promis aux sœurs une aide à la subsistance de 4.000 euros. Elles célèbreront une fois par mois une messe pour tous leurs bienfaiteurs et les incluront tous dans leurs prières.

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