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Ouganda :
Une ouverture vers le pardon dans un camp de réfugiés

OBJECTIF :
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Le contexte

Il y a 1,2 million de réfugiés, principalement du Sud-Soudan, dispersés dans les camps qui se situent sur la zone territoriale des diocèses d’Arua, Nebbi et Gulu, au nord-ouest de l’Ouganda. En outre, de nombreuses personnes ont trouvé refuge dans les environs de Kampala, la capitale ougandaise. C’est dans l’un de ces camps, à Katikamu, qu’œuvre le Centre Emmaüs.

Les blessures que ces réfugiés ont subies sont profondes. « Pourquoi devrais-je pardonner à ceux qui ont tué ma femme, enlevé mes enfants, volé mon bétail ? » Sans la grâce de Dieu, il n’y a parfois pas de réponse à de telles questions. Il y en a des milliers, des dizaines de milliers, dont le cœur saigne encore de haine et d’amertume.

 

Le projet

Le Centre Emmaüs de Katikamu cherche à parler au cœur des centaines de milliers de réfugiés qui ont été contraints de fuir alors qu’ils fuyaient la guerre au Sud-Soudan. L’objectif est de les rapprocher de Dieu, dans leur pauvreté et leur perplexité et de les ouvrir à nouveau au pardon et à la réconciliation. Et ceci, en formant des prêtres et des catéchistes, appelés « agents pastoraux », à un apostolat spécial auprès des réfugiés.

Le Centre Emmaüs est pour ainsi dire un centre de secours spirituel. Le rayonnement pastoral se concentre particulièrement sur les sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie. Il inclut également le domaine de la moralité sexuelle et du mariage – thèmes particulièrement importants dans un pays décimé par le sida.

« Plus nous fournissons ces conditions de formation, mieux le pays se relèvera », explique Joseph Aonu Okiror, directeur et co-fondateur du Centre Emmaüs de Katikamu. Une fois formés, les responsables (des catéchistes et des jeunes qui étudient la doctrine sociale de l’Église et développent un « apostolat familial ») partagent leurs connaissances et leur expérience avec d’autres réfugiés. De cette manière, ils construisent ensemble l’avenir.

« Cette période d’exil forcé peut être merveilleusement utilisée comme un temps de formation pour construire la société de demain. Quand ces individus rentreront chez eux, la reconstruction de leur pays sera entre leurs mains », a expliqué Christine du Coudray, en charge des projets de cette région, au siège international de l’AED, en 2019.

« Je suis Santos, 31 ans, de la tribu Nuer du Sud-Soudan. Dans ce programme, le point qui m’a le plus touché était le pardon, je ne savais pas pardonner. Et je ne voulais pas pardonner à ceux-là qui m’ont beaucoup blessé. Mais maintenant, j’ai pardonné et quand je reviendrai, je vais pratiquer et aider à enseigner aux autres comment pardonner à nos ennemis. Je suis tellement reconnaissant à Dieu de m’avoir permis de participer à ce programme parce que je le suis maintenant libre et très heureux. »

 

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