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Venezuela :
aide pour 41 religieuses aux côtés du peuple qui souffre

Crise humanitaire au Venezuela : « Nous accompagnons les gens vers la mort »

Dans un enregistrement audio reçu par l’AED, Marta (prénom modifié par sécurité) jeune médecin, exprime la voix tremblante son incapacité à sauver des vies, à cause du manque de médicaments. Pendant sa garde à l’hôpital central, elle s’est occupée d’une jeune fille qui a eu une péritonite aiguë après avoir eu l’appendice perforé. Il a fallu extraire le liquide purulent, mais les médecins n’avaient pas les antibiotiques pour les traitements qui auraient dû suivre.

« Les larmes aux yeux, le papa m’a dit qu’il ne pouvait pas continuer à acheter les médicaments, parce que chaque dose coûtait 50.000 bolivars, or il faut trois doses par jour. » Le salaire mensuel minimum au Venezuela est de 20.000 bolivars (0,07 €). Il faudrait donc que ce père travaille et rassemble près de 8 mois de salaire pour être en mesure d’acheter une dose journalière de l’antibiotique à sa fille.

« Une fois sortie du bloc opératoire, j’ai cherché le papa sans le trouver, car il était agenouillé et en pleurs dans un coin de la pièce… Je sens que nous accompagnons les gens vers la mort. Je ne comprends pas les politiciens. Cela nous préoccupe beaucoup… Nous, médecins, pouvons résister à l’absence d’eau ou de lumière, nous trouverons des moyens de travailler, mais je ne peux pas supporter de voir les plus pauvres souffrir et enterrer leurs enfants. »

La Conférence épiscopale vénézuélienne a publié le 2 avril dernier un message qui dénonce l’irrespect des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité que subissent les vénézuéliens. Ils sont volontairement privés de denrées alimentaires et de médicaments. « Malheureusement, cela a eu lieu dans notre pays sous le regard complaisant des autorités censées assurer le respect et la défense des droits de l’homme. Nous devons intensifier nos prières pour le Venezuela, et réaliser la conversion nécessaire, afin que Marie accompagne le chemin de croix que vit notre peuple. »


« Vierge Marie, Mère des douleurs, accompagne le chemin de croix que vit notre peuple,  dans l’espérance de la libération pascale réalisée par son fils Jésus-Christ. Puisse la bénédiction de Dieu nous remplir de force et d’enthousiasme missionnaire, afin de continuer à édifier dans notre pays un royaume de justice, de paix, de liberté et d’amour. » Les évêques du Venezuela, 2 avril 2019

Mgr Raúl Biord, évêque de La Guaira, fait appel à l’AED pour financer une aide à la subsistance pour 41 religieuses de son diocèse en 2019.

L’AED soutient depuis 2015 plusieurs religieuses mais cette année, leur nombre augmente. En effet, auparavant l’évêque aidait les communautés qui n’avaient pas de revenu. Aujourd’hui, compte-tenu de la grave crise économique que traverse le pays,  le salaire que perçoivent  celles qui travaillent comme professeurs ou infirmières à l’hôpital ne leur permet plus de manger. Cette hyperinflation a des conséquences terribles pour la population et pour les religieuses en particulier.

Mgr Biord nous demande de venir en aide à celles qui prennent soin des plus pauvres et de les aider ainsi à mener à bien leurs missions. L’aide à la subsistance sera principalement utilisée pour acheter de la nourriture et des médicaments.

Plusieurs communautés sont concernées par cette aide de subsistance :

  • Las Hermanas Misioneras Eucarísticas de Nazaret à Carayaca. (trois sœurs). Elles visitent les malades, viennent en aide aux plus nécessiteux de leur quartier, animent des rencontres de catéchèse et aident les jeunes désœuvrés à acquérir une formation professionnelle.
  • Misioneras Eucarísticas de Nazaret à Maiquetia (trois sœurs ). Idem
  • Hermanas de la Inmaculada à Garacarumbo ((trois sœurs ). Evangélisation et catéchèse. Elles exercent aussi un travail social (soutien scolaire, activités ludiques et créatives , distribution de repas pour les enfants les plus pauvres du quartier)
  • Siervas del Santísimo y de la Caridad à Las Tunitas (2 sœurs). Catéchèse, préparation aux sacrements, accompagnement spirituel. Elles portent la communion aux malades.
  • Misioneras de la Caridad de la Madre Teresa de Calcuta à Catia la Mar (12 sœurs). Elles gèrent un foyer pour enfants qui souffrent de problèmes cérébraux et qui ont été abandonnés. 18 enfants sont actuellement pris en charge et bénéficient de toute l’attention de ces religieuses. L’aide de subsistance permettra non seulement d’acheter de la nourriture, mais aussi de se procurer les médicaments nécessaires pour les soins des enfants. Il y a aujourd’hui une vraie carence de médicaments et ceux encore accessibles sur le marché le sont à un prix très élevé.
  • Hermanas dominicas de Santa Catalina de Siena à Tanaguarena. (3 sœurs). En plus de leurs activités pastorales, elles aident à la distribution de repas pour les plus nécessiteux à la paroisse.
  • Hermanitas de los Pobres de Maiquetía à Maiquetia (3 sœurs). Elles gèrent l’hôpital San José de Maiquetia. L’aide de subsistance sera d’un grand secours pour l’acquisition des médicaments et autres matériels de sante.
  • Hermanitas de los Pobres de Maiquetía à Quenepe (3 sœurs). Elles gèrent une école catholique qui accueillent des enfants qui ne peuvent payer une scolarité. Elles visitent également les familles de ces enfants et leur distribuent repas et vêtements.
  • Hermanas Misioneras Franciscanas de la Inmaculada à Catia la Mar (4 sœurs). Elles gèrent le collège de la Divine Providence. Elles visitent également les familles de ces enfants et leur distribuent repas et vêtements.
  • Jesús es Señor à Naiguatà (2 sœurs). Elles dirigent l’école paroissiale Nuestra Señora de Coromoto de Naiguatá et animent la catéchèse.
  • Religiosas mercedarias misioneras Ntra. de la Merced à Caraballeda (2 sœurs). Activités pastorales dans la paroisse. Elles prennent en charge les enfants pauvres de leurs quartiers.
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