200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

Notre histoire

Rencontre avec les membres de l’Ordre de Construction, fondé par le père Werenfried pour construire des églises et des maisons pour les sans-abris

 

Alors que la Seconde Guerre mondiale prenait fin, le père Werenfried van Straaten, chanoine prémontré, a été touché par la détresse des réfugiés et des prêtres allemands qui fuyaient la dictature soviétique. Il a lancé un vaste mouvement de réconciliation et de solidarité partout en Europe pour les soutenir.

Dès 1956, l’aide s’étend à l’Église du « Rideau de fer » et se diversifie : soutien aux séminaristes, création de chapelles roulantes, reconstruction d’églises et de maisons pour les démunis, etc. L’action de l’AED s’est développée, au fil des années et en fonction des besoins, dans tous les pays d’Europe de l’Est, en Asie, en Amérique latine, en Afrique puis au Moyen-Orient.

 

À l’origine de l’AED

Le jeune religieux devant son abbaye de Tongerlo, en 1934

À l’origine, de façon qui peut sembler surprenante, la prière. En 1944, dans les derniers soubresauts de la Seconde Guerre mondiale, Werenfried van Straaten, jeune religieux de l’abbaye flamande de Tongerlo, ressent « comme une vocation personnelle de restaurer l’amour dans mon peuple et en Europe » et fonde un petit bulletin demandant à ses lecteurs de prier « pour ceux qui vous ont fait le plus souffrir durant cette guerre. » Des milliers de catholiques répondent à son appel. Un grand mouvement spirituel de réconciliation se développe.

Trois ans plus tard, peu avant Noël 1947, le père Werenfried lance un autre appel, pour les ennemis de la veille, les réfugiés allemands entassés dans des camps de fortune : « Pas de place à l’auberge ! Des milliers de personnes y vivent entassées dans une puanteur sans nom. Le froid est atroce… Les bergers adorèrent l’Enfant-Dieu dans une étable, mais ces pauvres malheureux n’ont même pas une étable. » En réponse, une vague de charité déferle sur la Flandre et il est le premier surpris de cet incendie qu’il vient d’allumer dans les cœurs et qui ne s’éteindra plus : vêtements, vivres, couvertures, argent arrivent à Tongerlo.

 

L’AED est née sans crier gare

Le père Werenfried se rend alors dans les camps pour distribuer cette aide et découvre « que ces gens qui manquaient de tout n’avaient même pas les consolations de la religion » car les 3000 prêtres vivant dans les camps manquent eux aussi de tout. Il suscite alors un double mouvement de solidarité, humanitaire et pastoral : il fait « adopter » des « prêtres sac-à-dos » par les enfants des écoles de Flandre qui leur envoient des colis. Ces prêtres vont d’un camp à l’autre ; lui-même leur envoie des vélos puis des voitures et bientôt des « chapelles roulantes », gros camions qui distribuent de l’aide et servent pour célébrer la messe dans les camps.

Le père Werenfried célèbre la messe dans une « chapelle roulante »

 

Trois ans plus tard, une conversation à Berlin avec un général de l’Armée rouge déclenche une nouvelle étape de l’histoire de l’AED. Ce dernier lui dit : « Nous, nous sommes l’élite de Satan ; mais vous, êtes-vous vraiment l’élite de Dieu ? » Pour y répondre, le père Werenfried, encouragé et soutenu par le pape Pie XII, conçoit l’audacieux projet de faire déferler derrière le « Rideau de fer » l’océan de charité qu’il a suscité à l’Ouest. Bientôt des aides commencent à parvenir discrètement ou clandestinement derrière le « Rideau de fer » qui coupe désormais l’Europe en deux. Ces premières aides arrivent, clandestines, en Europe de l’Est puis en Chine et au Vietnam. En 1956, le père Werenfried promet au Primat de Pologne, le cardinal Stefan Wyszyński, d’apporter une aide à tous les séminaristes de Pologne et tous les couvents, les « poumons de l’Église » selon ce dernier, les sauvant ainsi de l’étranglement. Il étend ensuite ces actions, clandestinement s’il le faut, aux autres pays persécutés tandis que les bienfaiteurs des débuts, en Belgique et en Hollande, sont rejoints par ceux des autres pays d’Europe de l’Ouest, d’Amérique du Nord et d’Australie.

 

Les dernières étapes des débuts de l’AED suivent de près

Le père Werenfried et Mère Teresa en Inde

En 1957, suite à un pèlerinage en Terre sainte, le père Werenfried commence à aider les chrétiens de cette région car, écrit-il, « les lieux saints les plus saints perdent leur sens si les chrétiens vivants font défaut. » Puis, au moment du Concile Vatican II, il est approché par des évêques d’Amérique Latine, soutenus par le pape Paul VI : l’Église, lui disent-ils, n’est pas persécutée mais menacée dans nos pays car « elle doit faire face à la classe possédante, qui défend égoïstement l’ordre établi, et au communisme qui a besoin de la misère des masses pour accaparer le pouvoir. »

Il lance alors l’AED dans une aide pastorale tous azimuts en Amérique latine et, bientôt, en Afrique, en Inde et ailleurs. Désormais l’action de l’AED couvre la planète.

 

Un article à lire : Vaincre la haine par l’amour : les 80 ans du « Miracle de Vinkt »

 

 

Mentions légales | Crédits | Vie privée | Informations Cookies