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RDC : Plus de 130 attaques d’églises

Publié le 19 janvier 2018

Dans la cathédrale de Kinshasa, le 12 janvier, deux personnes ont été blessées lorsque les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes à la sortie de la messe célébrée en mémoire des laïcs tués par l’armée et la police le 31 décembre 2017.

  • L’accusation contre les forces de sécurité

La police accusée d’avoir attaqué des chrétiens

Le Père Apollinaire Cikongo, Secrétaire de la Conférence des évêques de la province de Kananga, qui comprend huit diocèses du centre de la RDC, raconte : « La messe a été célébrée dans la cathédrale de Kinshasa en mémoire d’au moins quatre personnes tuées le 31 décembre (cf article du 4 janvier )». Dans sa déclaration adressée à l’AED, il a poursuivi : « Après cette messe, l’armée et la police ont à nouveau tiré des gaz lacrymogènes, blessant deux autres personnes ».

Les responsables de l’Église ont blâmé les forces de sécurité de RDC pour les attaques du nouvel an qui ont eu lieu dans au moins 134 églises et chapelles de la capitale, et dans certaines provinces du pays. Les soldats et la police sont accusés d’avoir tiré à balles réelles alors que les fidèles sortaient de la messe célébrée dans l’église Saint-Dominique de Limete.

  • Plusieurs blessés parmi les chrétiens

Le Père Jean Nkongolo, vicaire paroissial de l’église Saint-Dominique, accuse la police et l’armée de RDC d’avoir commis une attaque sans raison sur le terrain de l’église ce 12 janvier. Il déclare que lorsqu’il leur a demandé de cesser de tirer sur les paroissiens innocents, il a été touché et blessé au visage par une balle en caoutchouc.

Les forces de sécurité ont non seulement tiré des balles en caoutchouc, mais aussi utilisé des pistolets paralysants et des gaz lacrymogènes. Ils ont failli tuer une femme, qui malgré ses blessures, reste dans un état stable à l’hôpital. Quatre autres paroissiens ont été blessés pendant l’attaque.

  • Nouvelle manifestation pacifique le 21 janvier

Le Père Cikongo a précisé que la paroisse avait d’abord décidé de ne pas prendre part à la marche pacifique organisée par des fidèles laïcs, protestant contre la décision du Président de la RDC, Joseph Kabila, de briguer un troisième mandat.

Mais aux vues des attaques du 31 décembre et de celles du 12 janvier à la cathédrale de Kinshasa, le Père Cikongo a annoncé une nouvelle manifestation pacifique le dimanche 21 janvier, organisée par  le Comité de coordination laïque, pour protester contre les abus de pouvoir et les souffrances des citoyens congolais.

 

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