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ROUMANIE : Bienheureux Vladimir Ghika, professeur d’Espérance

Publié le 30 août 2019

Cet été, l’AED vous propose de découvrir les vies héroïques de témoins de l’Espérance, que ce soit en Algérie, en Roumanie, ou ailleurs, à travers une série de portraits. Aujourd’hui, voici celui du bienheureux Vladimir Ghika, prêtre martyr.

Vladimir Ghika est né en 1873 à Constantinople, d’une famille princière roumaine orthodoxe. Par ses études à Toulouse, de 1878 à 1893, et ensuite à Paris et Rome, il acquiert une formation humaine et spirituelle profonde. C’est à Toulouse qu’il découvre l’Eglise catholique et, en 1902, à Rome, il y fait son entrée officielle. Il est un pont entre l’Orient et l’Occident et œuvre toute sa vie pour l’unité des chrétiens.

En 1906 il introduit les Filles de la Charité en Roumanie. Il se met au service des plus pauvres et des  blessés de la vie.  Il pratique ce qu’il appelle la théologie du besoin : Tout besoin rencontré sur notre route est une visite de Dieu.

En France, à partir de 1919, il prend part au renouveau intellectuel chrétien aux côtés de son ami Jacques Maritain et de bien d’autres personnalités. Sur le plan diplomatique, il agit pour le rétablissement des relations entre le Saint Siège et la France, ce qui lui vaudra la Légion d’honneur.

En 1923, Vladimir Ghika est ordonné prêtre pour le diocèse de Paris. Il pourra célébrer selon les rites latin et byzantin.

Quelques années plus tard, le Pape le nomme protonotaire apostolique et membre du comité directeur des Congrès eucharistiques, ce qui lui vaudra de parcourir les cinq continents. En France ou ailleurs son activité sacerdotale et apostolique n’a pas de limites. Avec une infinie bonté et une disponibilité à tous les appels des âmes, il obtient de nombreuses conversions, tout au long de sa vie.

Se trouvant en Roumanie en 1939, Mgr Ghika décide d’y rester au moment où la guerre éclate. Il vient en aide aux blessés et aux réfugiés. Il se dépense sans compter au milieu de ses compatriotes, vivant avec eux les violences de la guerre. Il se rend chaque jour à l’hôpital militaire, pour visiter, consoler, encourager les blessés, Il va aussi dans les orphelinats, les hôpitaux, les prisons. Il va partout où le besoin se fait sentir. Les gens parlaient souvent à Bucarest de sa flamme intérieure, de sa douceur et de son zèle infatigable pour le salut des âmes.

Avec l’arrivée des troupes soviétiques en 1944 et la prise de pouvoir  par les communistes, la situation va rapidement changer pour les catholiques. Pour eux, les épreuves et les persécutions commencent. Il est arrêté (1952) et condamné, avec tant d’autres victimes de la persécution religieuse. Tout le temps de son emprisonnement, malgré les privations, les mauvais traitements et les tortures, il est parmi ses codétenus un témoin de la douceur évangélique et un modèle d’inflexibilité dans son affirmation de la foi au Christ.

Le 16 mai 1954, après vingt ans  d’une vie de laïc missionnaire et trente ans de sacerdoce, il donne sa vie en martyr de la foi, dans une prison près de Bucarest.

Vladimir Ghika a été béatifié en 2013, il est fêté le 16 mai.

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