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SAINTE-MARIE-D’OLORON : « Des bandits professionnels à l’assaut de notre cathédrale »

Publié le 4 novembre 2019

Des malfaiteurs ont défoncé la porte de la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), dans la nuit de dimanche à lundi, et scié des grilles pour voler des objets liturgiques, vases et vêtements sacrés.

Portail de la cathedrale Sainte-Marie d Oloron (Pyrenees-Atlantiques, France) Photo de Myrabella

« Je crois que j’ai été bien inspiré en choisissant l’Évangile de la Toussaint » explique ironiquement l’Abbé père Jean-Marie Barennes, responsable de la cathédrale. Il avait choisi St Luc, chapitre 12, 35-38 : « Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. » Il a été réveillé à 3h30 du matin par la gendarmerie qui faisait état des faits. Aux environs de deux heures du matin, lundi 4 novembre, des malfaiteurs avaient enfoncé la porte de la cathédrale à l’aide d’un tronc d’arbre monté sur une voiture volée. Ils ont ensuite découpé les barreaux du trésor de la cathédrale avec une meuleuse. Ils se sont emparés des vases sacrés, des pièces d’orfèvreries et ont ensuite fouillé la sacristie où ils ont pris des vêtements liturgiques ornementés.

Précautions maximales

« Je n’avais jamais entendu parler de ce mode opératoire pour s’emparer des biens d’une église » confesse le père Barennes. « Jusqu’à présent on avait eu des cas de troncs forcés, mais rien de plus ! Cette fois ça ressemble au casse d’une banque ! Ce sont des bandits professionnels qui sont montés à l’assaut de notre cathédrale. » Les pièces volées étaient pourtant bien protégées. Les portes de la cathédrale étaient solidement verrouillées et des barreaux d’acier protégeaient le trésor. D’où l’inquiétude du père Barennes qui rappelle que les ornements sacrés doivent être mis à la vue des fidèles et qu’il ne conçoit pas de les enfermer dans un coffre-fort. Il espère par conséquent que les malfaiteurs seront retrouvés, sans quoi ce genre d’opération pourrait recommencer ailleurs.

Le père Barennes demande la prière des chrétiens pour sa paroisse secouée par l’évènement. Il suggère de faire appel à Saint Laurent, martyr célèbre pour avoir été torturé sur le gril, mais qui est aussi le patron des pauvres. « Saint Laurent nous remet les choses dans leurs justes perspectives, avec l’épisode de son dialogue avec le préfet de Rome… » s’amuse le prêtre. En effet, sommé de porter devant le préfet de Rome les richesses de l’Église, Saint Laurent avait amené devant lui une cohorte d’indigents, en déclarant que l’Église n’a pas de trésor plus précieux qu’eux ».

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