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SRI LANKA : musulmans et bouddhistes à la messe dominicale

Publié le 22 mars 2020

Presque un an après les terribles attentats du 21 avril 2019, les églises srilankaise ont retrouvé presque tous leurs fidèles. Ils sont rejoints par des musulmans et des bouddhistes, en signe de solidarité.

Les trois églises qui avaient été frappé le 21 avril 2019 sont reconstruites, mais la série d’attentat antichrétiens qui avaient frappés le Sri Lanka est encore dans les mémoires. Ce jour de Pâques 258 personnes avaient été tués, 496 blessés par 9 terroristes kamikazes. Le Père Jude Fernando, recteur du Sanctuaire Saint-Antoine de Colombo, qui faisait partie des cibles confie « Nous avons retrouvé 80% de la fréquentation d’avant les attentats ».

« Si nous sommes faibles, les gens resteront faibles »

Le Père Fernando a souligné que les gens étaient encore loin d’avoir récupéré, et il a remercié l’AED pour son soutien à un nouveau projet d’assistance qui sera destiné aux prêtres. Le recteur du sanctuaire a

déclaré : « Les prêtres ont besoin d’aide. Si nous voulons être forts pour les autres, nous devons être forts nous-mêmes. Si nous sommes faibles, les gens resteront faibles ».

40% de non-chrétiens dans l’assistance

Dans ce travail de reconstruction, les chrétiens srilankais ont eu la surprise de recevoir le soutien courageux d’hindous et de musulmans, qui viennent en grand nombre, partager les offices des chrétiens pour manifester leur solidarité. Ils composeraient près de 40% de l’assistance selon le Père Fernando. Ils deviennent eux aussi des cibles des terroristes, dans un pays ou la situation demeure tendue. En effet, les commanditaires des attentats n’ont jamais été arrêtés, faisant naître des soupçons de complicité avec certains membres du gouvernement.

Des manquements au sommet de l’État

Des soupçons qui n’animent rien moins que le cardinal Malcolm Ranjith. L’archevêque de Colombo, s’est dit prêt à lancer des manifestations si le gouvernement sri-lankais n’arrêtait pas rapidement les coupables ! Le 8 mars, il accusait lors d’un prêche musclé, dans l’église de Tewatta (au sud-ouest du pays) : « Le plus haut fonctionnaire du gouvernement aurait dû être poursuivi et interrogé par le département des enquêtes criminelles, pour vérifier s’il avait été mis au courant en avance d’un attentat imminent (…) Il y a des rumeurs à propos d’officiers de police chargés d’enquête sur les attentats, et qui sont en train d’être transférés », a-t-il ajouté.

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