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Syrie: émouvante lettre du Père Mourad à l'AED

Publié le 30 octobre 2015

Le Père Jacques Mourad, libéré le 10 octobre après près de cinq mois de captivité, vient d’écrire une émouvante lettre à l’AED dans laquelle il témoigne de sa foi, de sa reconnaissance aux bienfaiteurs de l’AED, mais également de son inquiétude pour l’avenir du pays.

Le Père Jacques Mourad, dans sa lettre envoyée au Père Halemba, responsable de la zone du Moyen-Orient à l’AED, témoigne comment sa libération vient de Dieu et de manière indirecte, de l’aide que lui ont apportée les associations dont l’AED. « Il est certain que ma libération est un miracle et j’y crois. Ce miracle ne se limite pas au moment inoubliable où j’ai pu quitter le lieu de ma captivité. Si j’en suis là, si le Bon Dieu a pu le réaliser, c’est grâce à toute une démarche à laquelle ont participé plusieurs partenaires faisant partie de l’Eglise universelle, à savoir: les bienfaiteurs et les organisations humanitaires dont vous faites partie et notre Eglise. »

Et d’expliquer plus en détail : « Le travail humanitaire que nous avons pu achever à Karyatene, à Mehine et à Hawarine auparavant grâce à vos aides (restauration des maisons, aides aux familles déplacées, aides aux malades et handicapés, bourses scolaires et universitaires et aides diverses) a contribué en quelque sorte au miracle de ma libération et à mon retour à la vie. Grâce aux bons témoignages de personnes qui ont bénéficié de ces gestes de solidarité, les portes de la miséricorde ont été réouvertes et le chemin de la vie et de la liberté s’est présenté devant moi de nouveau. »

Et de rajouter: « Cette expérience m’a confirmé dans ma mission ainsi que dans la vôtre. Et je ressens l’appel à la poursuivre avec plus d’ardeur. »

« Tout au long de cette période difficile », confie le Père Mourad, il s’en est remis à Dieu: « ‘Seigneur, je m’abandonne à Toi. Faites-en ce que vous voulez. Et je Te rends grâce pour tout’. Telle était la prière qui m’a accompagné tout au long de ma captivité. »

Quant à l’avenir de la Syrie, le Père ne cache pas son « inquiétude sur le sort des chrétiens d’Orient », face à une situation qui « s’aggrave de plus en plus » et oblige les chrétiens à fuir. Il appelle la communauté européenne à agir, tant sur le plan humanitaire que politique.

Le Frère Mourad conclut sa lettre dans un acte de confiance : «  Devant tant de souffrances que nous fréquentons, mais aussi de signes de la présence divine, nous nous maintenons dans notre foi en Dieu notre sauveur, sûrs qu’il ne nous abandonne jamais. »

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