200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement > faire un don

SYRIE : L’itinéraire d’une vocation

Publié le 18 avril 2019

Fadi, un jeune Syrien catholique maronite, a entendu l’appel à devenir prêtre, à l’issue de ses études. C’était en 2010. Contraint à effectuer un (très) long service militaire, récemment démobilisé, il se prépare à entrer au séminaire.

Actuellement, il n’y a pas de séminaire en Syrie : les candidats au sacerdoce doivent se rendre au Liban pour étudier la théologie. Fadi, un jeun Syrien, a entendu l’appel de Dieu à devenir son prêtre, à l’issue de ses études en tourisme à l’Institut saint Basile à Alep ; c’était en 2010, quelques mois avant que n’éclate la guerre qui dévaste son pays depuis plus de huit ans.

Un service militaire inévitable

Issu d’une famille modeste (ses parents avaient dû émigrer au Venezuela pour des raisons économiques), il ne pouvait échapper à la conscription. Fadi a commencé son service militaire quatre mois avant que la guerre n’éclate : à cette époque, la durée du service militaire était de dix-huit à deux ans. Mais, avec la guerre, celle-ci est devenue indéterminée. De lourdes peines sanctionnent les réfractaires. Alors, Fadi a servi, dans l’armée. Et n’a été démobilisé que le 31 décembre 2018. « Le 31 décembre 2018, c’est la date de la fin de mon service militaire, quand je suis né de nouveau après ces 8 longues années ! Je me souviendrai toujours de cette date », témoigne le jeune homme.

Huit longues années de guerre pendant lesquels la vocation de ce jeune catholique maronite s’est renforcée. Aussitôt après son retour, il s’est rendu à l’évêché où il a été reçu par Mgr Joseph Tobji, qui l’a accueilli à bras ouverts. « C’est une grande joie, pour moi et pour tout le monde, d’accueillir une nouvelle vocation, explique-t-il. Nos prières ont été écoutées ! » Et de poursuivre : « Notre pays et notre peuple sont en détresse. On a beau pensé qu’il n’y a que de mauvaises nouvelles, je viens de fonder une nouvelle paroisse. Et nous sommes bénis avec cette nouvelle vocation. Des choses positives se passent aussi ; il faut en parler pour soutenir l’espérance. »

Soutenir l’espérance

Une espérance qui anime Fadi. « Maintenant, témoigne-t-il, je vais commencer à me préparer à devenir prêtre. Avec détermination. » Une vocation particulière, dans un pays particulier, pour laquelle nous prions tout particulièrement, en ce Jeudi Saint. Quant à Fadi, il commencera ses études en philosophie et en théologie au Liban.  

Archives