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Vatican: Non à la violence au nom de la religion

Publié le 5 février 2018

Le pape François a dénoncé le 2 février 2018 les violences commises au nom des religions. Le pontife a mis en garde contre “les formes perverses” de religiosité en recevant au Vatican une cinquantaine de leaders religieux participant à la conférence “Lutter contre la violence au nom de la religion” (cath.ch/imedia)

Le pontife a demandé à toutes les autorités, politiques, civiles et religieuses de “démasquer toute tentative de manipulation de Dieu”.

Tout véritable croyant sait que personne ne peut “prétendre” utiliser le nom de Dieu pour perpétrer le mal, a déclaré une nouvelle fois le pape. En effet, toute personne religieuse sait pertinemment que, parmi les plus grands blasphèmes, figurent “l’invocation de Dieu pour justifier ses propres péchés et crimes, pour justifier le meurtre, le meurtre de masse, l’esclavage, l’exploitation, l’oppression et la persécution”, a-t-il poursuivi, ajoutant que personne ne pouvait prétendre utiliser le nom de Dieu pour perpétrer le mal.

“Nous devons montrer, sans nous fatiguer”, que chaque vie humaine revêt en soi un “caractère sacré”, mérite le respect et la considération, sans distinction d’ethnie ou de religion.

Appel à “démasquer toute tentative de manipulation de Dieu”

“Appartenir à une religion particulière, a martelé le pape, n’offre pas de dignité ou de droits supplémentaires” à ceux qui y adhèrent. De même, la non-appartenance n’enlève rien à la dignité de la personne. Il faut donc “avertir quiconque est tenté par des formes perverses de religiosité erronée”, que cela n’a rien à voir avec une religion digne de ce nom. Le pape a ainsi appelé les chefs religieux à “démasquer toute tentative de manipulation de Dieu”.

Cette conférence s’est déroulée à Rome du 31 janvier au 2 février. Parmi les participants, figuraient Mgr Louis Raphaël Sako, patriarche de l’Eglise catholique chaldéenne de Babylone, en Irak, mais aussi le cheikh Abdallah bin Mahfudh ibn Bayyah, professeur à l’Université du roi Abdulaziz, en Arabie Saoudite.

La violence au nom de Dieu est une falsification

Depuis la mort du Père Jacques Hamel, assassiné par deux jeunes djihadistes lors d’une messe le 26 juillet 2016, à St-Etienne du Rouvray, notamment, le pape a multiplié les condamnations de l’utilisation de la violence au nom de Dieu. Le 28 avril 2017, à l’Université Al-Azhar, au Caire, le pontife avait appelé à éduquer les jeunes générations à rejeter toute violence au nom de Dieu et à considérer de tels actes comme une “falsification”. (cath.ch/imedia/ah/be)

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