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Venezuela : Encore un prêtre tué

Publié le 11 juillet 2018

Lundi 9 juillet, Le Père Iraluis García, curé de la paroisse Notre-Dame de Fatima dans le diocèse de Barquisimeto au nord-ouest du pays, a été assassiné par des brigands qui voulaient voler sa camionnette. L’AED reste très préoccupée par la situation précaire des prêtres au Venezuela.

Encore un autre prêtre assassiné au Venezuela dû à la violence qui sévit dans ce pays : Le Père Iraluis García a reçu deux coups de feu lors d’une agression dont le but était de lui voler sa fourgonnette, près de son presbytère, ce lundi 9 juillet. C’est ce qu’a confirmé dans un communiqué le diocèse de Barquisimeto, situé dans le nord-ouest du pays, en demandant de prier pour le défunt, curé de la paroisse Notre-Dame de Fatima.

En raison du manque d’information, il est difficile de comptabiliser le nombre de prêtres et de religieux assassinés depuis le début de la terrible vague de violence au Venezuela. Cependant:

  • en mars 2017, le Ministère colombien des affaires étrangères déplorait la mort du Père colombien Diego Bedoya Castrillón, qui a été tué dans l’État d’Aragua, au Venezuela, lorsque sa communauté religieuse où il se trouvait a été pris d’assaut.
  • en 2016, le Père Darwin Antonio Zambrano Gámez a été assassiné à l’arme blanche dans la ville de San Cristobal, dans le sud-ouest du pays, lors d’un vol présumé.
  • quant au Père Reinaldo Alfonso Herrera Lures, aumônier militaire de l’infanterie de marines de la force armée nationale bolivarienne, il a été victime d’un enlèvement, puis d’un meurtre, en septembre 2014. Cette même année, deux religieux du collège Don Bosco, dans la ville vénézuélienne de Valence – Frère Luis Heriberto Sánchez, salésien, et le Père Jesús Erasmo Plaza – sont morts de plusieurs coups de couteau lors d’un vol qui a eu lieu dans ce collège.

Des sources proches de l’AED ont également confirmé qu’au moins trois prêtres sont morts depuis le début de l’année 2017, faute de soins médicaux, et 10 autres ont dû quitter le pays parce qu’ils n’avaient pas la possibilité d’y suivre sur place un traitement contre le cancer ou des maladies chroniques telles que le diabète.

Manifestation de la population contre l’amateurisme du système

L’archevêque de Maracaibo et Président de la Conférence épiscopale vénézuélienne, Mgr José Luis Azuaje Ayala, a pour sa part manifesté son inquiétude lors d’un discours qu’il a récemment donné, samedi 7 juillet, au cours de l’assemblée ordinaire, à propos de la situation actuellement vécue dans le pays : « Après des élections présidentielles qui ont généré plus de doutes que de certitudes, la population se pose des questions, compte tenu de l’état actuel du pays : Et maintenant, qu’allons-nous faire ? Quel chemin suivre ? Et l’une des déclarations les plus fréquemment entendues : Nous sommes désespérés face à la situation injuste qui nous étouffe (…). Face à cela, le peuple parle, pense, élève la voix tous les jours. Ce peuple s’exprime. Les milliers de manifestations qui se produisent tous les jours, même si elles ne sont pas rapportées par les médias, expriment le grand mécontentement qui existe face à l’amateurisme qui caractérise le système, et indiquent le manque de rationalité et de compétence de ceux qui doivent prendre des décisions dans le domaine public. Ces manifestations soulignent l’échec d’un modèle que le peuple dénonce à grands cris depuis de nombreuses années ».

Prière pour les prêtres du Venezuela

La gravité de la situation au Venezuela aujourd’hui et particulièrement celle des prêtres continue d’être une des préoccupations majeures de l’AED, qui appelle à une campagne urgente de prière et de soutien pour le Venezuela.

 

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