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VENEZUELA : L’Église dénonce la répression politique

Publié le 7 février 2019

Dans un communiqué conjoint publié le 4 février, la Conférence épiscopale, la Conférence des religieux et religieuses et le Conseil national des laïcs du Venezuela se sont déclarés soucieux « d’éviter de plus grandes souffrances au peuple », tout en espérant un changement politique et démocratique.

« Avec détermination et espoir », les signataires du communiqué conjoint aspirent à « un changement politique par le biais d’un processus de transition pacifique et transparent, conduisant à des élections libres et légitimes, pour reprendre le cours démocratique et parvenir au rétablissement de l’État de droit, à la reconstruction du tissu social, à la relance d’une production économique, au rétablissement de la  morale et à l’unité de tous les Vénézuéliens. »

Le communiqué dénonce également « la répression croissante pour des raisons politiques, la violation des droits de l’homme et les détentions arbitraires et sélectives » et insiste pour que cette transition se fasse de manière pacifique, conformément à la Constitution du pays.

Dimanche 10 février, prier pour la paix

Les signataires du communiqué saluent le travail de tous ceux qui, malgré les risques, défendent et promeuvent les droits de l’homme en temps de crise et les encouragent à continuer à s’occuper des « victimes qui souffrent d’injustice ». « Nous demandons le respect et la sécurité personnelle et juridique de ceux qui exercent ce service digne au Venezuela. » Ils rappellent ainsi que l’Eglise catholique s’est engagée auprès des plus démunis.

Le communiqué se termine en appelant à  prier le dimanche 10 février dans « toutes les églises, maisons et communautés, demandant au Seigneur de nous accorder la paix, la réconciliation, la liberté, la santé spirituelle et corporelle. »

Une situation sans précédent

La situation politique actuelle au Venezuela est la conséquence des élections présidentielles de mai 2018 qui, selon les autorités, ont été remportées par Nicolas Maduro, mais qui ont été qualifiées d’ « élections illégitimes » par la plupart des pays de la communauté internationale, dont l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, l’Espagne et les États-Unis, car elles ont fait l’objet de diverses irrégularités.

Dès lors, à l’issue de son mandat, le 10 janvier, le président Maduro est devenu illégitime et non reconnu comme président de la République. Conformément à la Constitution, le président de l’Assemblée nationale du pays, Juan Gerardo Guaido, a annoncé le 11 janvier qu’il assumait l’article 233 de la Constitution pour convoquer de nouvelles élections nationales et, le 23 janvier, il a prêté serment comme président du pays.

Une situation sans précédent

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